lundi 29 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2402443 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 juillet 2024, M. A B doit être regardé comme demandant au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'annuler l'arrêté du 23 juillet 2024, notifiée le 24 juillet 2024, par lequel le ministre de l'intérieur et des outre-mer a renouvelé, pour une durée de trois mois à compter du 6 août 2024, la mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance prise à son encontre par l'arrêté du 4 mai 2024
Il soutient que :
- la mesure porte une atteinte disproportionnée à sa situation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Karbal en qualité de juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". Selon l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire () ". Enfin, en vertu de l'article L. 522-3 de ce code, le juge des référés peut, lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste qu'elle est mal fondée, la rejeter par une ordonnance motivée sans instruction ni audience.
2. Il appartient à toute personne demandant au juge administratif d'ordonner des mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative de justifier des circonstances particulières caractérisant la nécessité pour elle de bénéficier à très bref délai d'une mesure de la nature de celles qui peuvent être ordonnées sur le fondement de cet article. Il appartient au juge des référés d'apprécier, au vu des éléments que lui soumet le requérant comme de l'ensemble des circonstances de l'espèce, si la condition d'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 est satisfaite, en prenant en compte la situation du requérant et les intérêts qu'il entend défendre mais aussi l'intérêt public qui s'attache à l'exécution des mesures prises par l'administration.
3. M. A B, qui se borne à soutenir que l'arrêté en litige porterait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, ne justifie pas du respect de la condition d'urgence au sens des dispositions précitées de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. En tout état de cause, en se bornant à alléguer sans autre précision que cette mesure de restriction entrave gravement ses obligations professionnelles et rend sa vie quotidienne extrêmement difficile, le requérant n'apporte aucun élément susceptible de démontrer qu'une atteinte grave et manifestement illégale aurait été portée à une liberté fondamentale. Dans ces conditions, la requête doit être rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du même code.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au préfet du Var.
Fait à Toulon, le 29 juillet 2024.
Le juge des référés,
signé
Z. KARBAL
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière.
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