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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2402452

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2402452

lundi 29 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2402452
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Suspension de mesures de contrôle administratif et de surveillance (interdiction de déplacement, obligation de présentation quotidienne) renouvelées par le ministre de l’intérieur. Le tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la requête pour défaut de moyen sérieux. Le juge estime que les arguments du requérant (scolarité, respect des mesures) ne sont pas étayés et ne contestent pas la légalité de l’arrêté pris sur le fondement de l’article L. 228-1 du code de la sécurité intérieure. Application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 juillet 2024, M. A C, représenté par son représentant légal, Mme B C, doit être regardé comme demandant au juge des référés, statuant par application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

- d'ordonner la suspension, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de l'exécution de la décision du 23 juillet 2024, par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a renouvelé, par application des dispositions de l'article L. 228-1 du code de la sécurité intérieure, pour une durée de 3 mois à compter du 6 août 2024, les mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance prises à son encontre par un précédent arrêté du 4 mai 2024, et qui lui interdisent de se déplacer en dehors du territoire de la commune de Toulon, et l'obligent à se présenter tous les jours à 18 heures 30 au commissariat de Toulon ;

Il soutient que :

- il est scolarisé au lycèe professionnel Claret et à la recherche d'un stage en entreprise ;

- il est passé en 1ère bac professionnel avec de bonnes notes et de bonnes appréciations ;

- il a toujours respecté les limites de déplacement et a été présent à chaque rendez-vous des mesures d'investigation.

Vu

- l'arrêté du ministre de l'intérieur et des outre-mer du 23 juillet 2024 portant renouvellement des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Bailleux, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". L'article L. 522-1 dudit code dispose que : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". En outre, selon les dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. Le requérant soutient dans ses écritures avoir toujours respecté les limites de déplacement et être présent aux rendez-vous d'investigation qui lui ont été fixés. Il poursuit en soutenant être en bac professionnel et à la recherche d'un stage en entreprise. Toutefois, ces éléments, qui au demeurant ne sont étayés par aucune pièce du dossier, ne sont pas dirigés directement contre l'arrêté en litige, qui est pris sur le fondement des dispositions de l'article L. 228-1 du code de la sécurité intérieure. En outre, à l'appui de son moyen, le requérant n'invoque aucune disposition en droit qui aurait été méconnue. Il apparaît ainsi manifeste que la requête introductive d'instance de M. C est infondée car aucun moyen n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Par suite, la requête peut être rejetée, sur le fondement des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

ORDONNE

Article 1 : La requête de M. C est rejetée.

Article 2: La présente ordonnance sera notifiée à M. A C.

Fait à Toulon, le 29 juillet 2024.

Le juge des référés,

Signé

F. BAILLEUX

La République mande et ordonne au préfet du Var, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Et par délégation,

La greffière.

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