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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2402630

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2402630

mercredi 2 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2402630
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B comme manifestement irrecevable. La requérante contestait un refus de prise en charge d’un accident de travail par son employeur, la mairie de Toulon. La juridiction a constaté que Mme B n’avait pas produit l’acte attaqué malgré une demande de régularisation, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. De plus, ses moyens n’étaient pas suffisamment précis et il n’appartient pas au juge administratif d’examiner un recours amiable. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 août 2024, Mme A B entend saisir la " commission d'un recours amiable tendant à faire reconnaître que la décision a refusé la prise en charge de [son] accident de travail survenu le 13/06/2024 " et " de bien vouloir infirmer la décision rendue par la mairie de Toulon mon employeur ".

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () ; 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".

2. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. () ". Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. ".

3. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par le tribunal administratif de Toulon le 8 août 2024, Mme B n'a pas, dans le délai de quinze jours qui lui était imparti, produit l'acte attaqué. Ce courrier, envoyé à la seule adresse indiquée sur la requête est revenu au tribunal le 22 août 2024 avec la mention " destinataire inconnu à l'adresse ". Dans ces conditions, il doit être regardé comme ayant été régulièrement notifié à Mme B, qui s'est abstenue d'y répondre.

4. Par ailleurs, les moyens de la requête de Mme B ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. En toute hypothèse, il n'appartient pas à la juridiction administrative d'examiner le bien-fondé d'un recours amiable adressé à des commissions.

5. Par suite, il résulte de ce qu'il précède que la requête ne peut qu'être rejetée comme manifestement irrecevable en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Copie en sera adressée pour information à la commune de Toulon.

Fait à Toulon, le 2 octobre 2024.

Le président,

Signé

JF. SAUTON

La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Le greffier.

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