mardi 13 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2402670 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 août 2024, M. A C, représenté par Me Hasenfratz , demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution des poursuites engagées à son encontre figurant dans le bordereau de situation en date du 8 juillet 2024 des amendes et condamnations pécuniaires d'un montant total de 1 657,43 euros, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
Il soutient que :
- l'urgence est établie dès lors que les créances en litige peuvent donner lieu à tout moment à des saisies sur ses biens qui entraîneront des frais considérables, le plaçant dans l'incapacité de faire face à ces charges supplémentaires ;
- les poursuites sont manifestement illégales dès lors qu'elles reposent sur des faits prescrits.
Vu :
- la requête n° 2402673 enregistrée le 12 août 2024 par laquelle M. C demande l'annulation de la décision susvisée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. B Quaglierini pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". L'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ". Aux termes de l'article R. 522-8-1 du même code : " Par dérogation aux dispositions du titre V du livre III du présent code, le juge des référés qui entend décliner la compétence de la juridiction rejette les conclusions dont il est saisi par voie d'ordonnance ".
2. La présente requête porte sur la suspension de l'exécutions des amendes pécuniaires prononcées à l'encontre de M. C dans le cadre d'infractions dont l'intéressé soutient que les faits sont prescrits, conformément aux dispositions de l'article 133-4 du code pénal. Toutefois, le juge administratif n'étant pas compétent pour apprécier de la légalité des infractions pénales, le litige relève donc de la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Par suite, cette requête doit être rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, conformément aux dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C.
Fait à Toulon, le 13 août 2024.
Le juge des référés,
Signé
B. Quaglierini
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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