LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2402919

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2402919

jeudi 19 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2402919
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du président du Conseil départemental du Var du 2 juillet 2024 portant retrait de l'agrément d'assistante familiale de Mme B C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas que la décision de retrait, prise après une enquête et un avis de la commission consultative paritaire départementale, portait une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle justifiant une suspension. Par ailleurs, les moyens soulevés, tirés notamment de l'insuffisance de motivation, du défaut de communication du dossier et de l'erreur d'appréciation, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 septembre 2024, Mme B C représentée par Me Cacciapaglia, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision du président du Conseil départemental du Var en date du 2 juillet 2024 portant retrait de son agrément ;

2°) d'enjoindre au président du Conseil départemental du Var de procéder au rétablissement de son agrément d'assistante familiale sous 15 jours à compter du jugement à intervenir, et ce, sous astreinte de 100 euros par jour de retard sur le fondement des articles L.911-1 et suivant du code de justice administrative ;

3°) de condamner le Département du Var à lui verser la somme de 1 500 euros sur le fondement L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- Suite à cette décision de retrait de son agrément, elle se retrouve privée de la possibilité d'exercer son activité professionnelle d'assistante familiale alors qu'aucun élément suffisant ne peut remettre en cause les conditions d'accueil des enfants au sein de son domicile ; la privation de la possibilité d'exercer sa profession caractérise un trouble dans les conditions d'existence. Son préjudice est imminent, ce qui permet de caractériser l'urgence de la suspension de la décision de retrait d'agrément ;

- La décision en litige est insuffisamment motivée ;

- À défaut de délégation régulière, la décision contestée a été signée par une autorité compétente ;

- Le défaut de communication de l'entier dossier administratif suite à sa demande l'a privée d'une garantie procédurale entachant la décision litigieuse d'un vice procédural ;

- Le Département du Var ne l'a pas informée convenablement de la teneur des faits qui lui sont reprochés, de telle sorte qu'elle puisse se défendre utilement. Elle se voit privée ainsi d'une garantie procédurale, à l'origine d'un vice de procédure.

- À défaut d'une information complète, comme de l'envoi de l'entier dossier aux membres représentants élus des assistants maternels et des assistants familiaux par la commission, dans un délai de 15 jours précédant la commission, il ne pourra qu'être prononcé l'annulation de la décision litigieuse. Il revient à la juridiction administrative d'apprécier les conditions dans lesquelles les membres de la commission ont été à même de donner leurs avis. De ce fait, un tel moyen est là encore de nature à emporter la censure de la décision de retrait d'agrément ;

- La transmission incomplète de son dossier administratif a violé le principe du contradictoire et les droits à la défense ;

- Le Président du Conseil départemental du Var n'a pas réalisé les diligences nécessaires afin de pouvoir porter une appréciation sur la réalité du risque présenté par le milieu de garde avant de procéder au retrait de l'agrément. Autrement dit, l'administration n'a pas fait usage de son pouvoir discrétionnaire d'appréciation de la situation afin de savoir si la situation nécessitait le retrait de l'agrément. Ce retrait de l'agrément est intervenu dans l'absence la plus totale d'éléments factuels suffisants. Dans ces conditions, la décision litigieuse ne pourra être qu'annulée pour violation de la loi et erreur d'appréciation. En l'état de l'instruction, ces illégalités sont sans aucun doute de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision en cause.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 septembre 2024, le Président du Conseil départemental du Var conclut au rejet de la requête en faisant valoir que :

- La condition d'urgence n'est pas remplie ;

- Les moyens soulevés ne sont pas de nature à faire naître un doute sur la légalité de la décision incriminée.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée sous le numéro 2402854 par laquelle la requérante demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Harang, Vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue le 18 septembre 2024, M. Harang a lu son rapport et entendu :

- Les observations de Me Bortolaso Pery pour la requérante.

- Les observations de Mme A représentant Le Président du Conseil départemental du Var.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B C exerce la profession d'assistante familiale. Le 17 novembre 2011, elle est agréée en qualité d'assistante familiale par le Département de Seine Saint Denis pour l'accueil de trois enfants. Elle déménage au Lavandou en août 2022, avec les enfants confiés par l'ASE du Département de Seine Saint Denis. Elle a vu son agrément suspendu pour une durée de 4 mois par courrier du 3 mai 2024. Après enquête administrative et passage devant la commission consultative paritaire départementale, le Président du conseil départemental du Var a procédé au retrait de son agrément le 2 juillet 2024.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () " et aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. () ". Enfin aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".

3. Il résulte de ces dispositions que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre ; il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte-tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.

4. En l'état de l'instruction, les moyens invoqués et analysé dans les visas de la présente ordonnance, ne sont pas de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Par suite, les conclusions aux fins de suspension de l'exécution de la décision attaquée et par voie de conséquence celles à fin d'injonction et de condamnation au paiement des frais d'instance, doivent être rejetées sans qu'il soit besoin de statuer sur l'urgence.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C et au Président du Conseil départemental du Var

Fait à Toulon, le 19 septembre 2024.

Le Vice-président,

Juge des référés,

Signé

Ph. Harang

La République mande et ordonne au préfet du Var, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Le greffier.

N°2402919

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions