LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2403060

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2403060

jeudi 3 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2403060
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision d’inscription dérogatoire de la fille de M. C à l’école Octave Maurel de Bandol. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment la contestation des règles de sectorisation et l’absence d’accord parental, n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence. Il a également rappelé que le litige relatif au choix de l’école entre les parents relève de la compétence du juge judiciaire, et non du juge administratif. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et le code de l’éducation. M. C a été condamné à verser 500 euros à la commune de Bandol au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 17 septembre et 2 octobre 2024, M. E C demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision d'inscription dérogatoire de sa fille A au sein de l'école Octave Maurel de Bandol ;

2°) de condamner la commune de Bandol à lui verser la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- Il y a urgence à suspendre car la rentrée scolaire vient d'avoir lieu et qu'en outre, le changement d'affectation scolaire lui serait utile dans le cadre des procédures engagées devant la juridiction en charge des affaires familiales (en appel) ;

- Cette décision est contraire aux règles et principes régissant la sectorisation des établissements scolaires ;

- Une dérogation aux règles de sectorisation ne peut être valide qu'avec l'accord des deux parents concernés ;

- La décision incriminée est entachée d'un détournement de pouvoir révélé par l'absence de neutralité de l'une des élues de la commune.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er octobre 2024, la commune de Bandol conclut au rejet de la requête et à la condamnation du requérant à lui verser la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative en faisant valoir que :

- La condition d'urgence n'est pas remplie ;

- il n'existe pas de décision susceptible de recours ;

- Les moyens soulevés ne sont pas de nature à faire naître un doute sur la légalité de la décision incriminée.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée sous le numéro 2402758 par laquelle le requérant demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code de justice administrative.

Le vice-président du Conseil d'Etat a désigné M. B en qualité de président du Tribunal par intérim par arrêté du 30 septembre 2024.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue le 3 octobre 2024, M. B a lu son rapport et entendu :

- Les observations de M. E C.

- Les observations de M. D représentant la commune de Bandol.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () " et aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. () ". Enfin aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".

2. Il résulte de ces dispositions que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre ; il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte-tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.

3. D'une part, en l'état de l'instruction, les moyens invoqués et analysés dans les visas de la présente ordonnance, ne sont pas de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Par suite, les conclusions aux fins de suspension de l'exécution de cette décision doivent être rejetées sans qu'il soit besoin de statuer sur l'urgence.

4. D'autre part, si le requérant a également entendu demander au juge administratif d'arbitrer le différend qui l'oppose à la mère de sa fille s'agissant du choix de l'école de celle-ci, une telle demande ne ressortit pas de sa compétence mais de celle du juge judiciaire (juge aux affaires familiales).

5. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la requête de M. C ne peut qu'être rejetée.

6. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de M. E C une somme de 500 euros à verser à la commune de Bandol sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées par le requérant sur ce même fondement ne peuvent qu'être rejetées dès lors que la commune de Bandol n'est pas partie perdante à cette instance.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : M. C versera la somme de 500 (cinq cents) euros à la commune de Bandol sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. E C et à la commune de Bandol.

Fait à Toulon, le 3 octobre 2024.

Le Vice-président,

Juge des référés,

signé

Ph. B

La République mande et ordonne au préfet du Var, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Le greffier

2403060

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions