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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2403230

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2403230

jeudi 17 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2403230
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête en référé suspension de M. C, qui contestait le refus de redoublement qui lui avait été opposé par l'université de Toulon. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, partialité, erreur matérielle et erreur manifeste d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'urgence. La demande de suspension a donc été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 30 septembre et 16 octobre 2024, M. D C demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision de refus de redoublement qui lui a été opposée.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est en l'espèce satisfaite eu égard à la proximité de la rentrée universitaire.

- la décision incriminée est entachée d'un défaut de motivation.

- cette décision est entachée de partialité et d'un vice tenant à ce qu'elle a été prise avant même la réunion du jury compétent.

- la décision est entachée d'erreur matérielle sur les faits et d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il n'a pas été tenu compte des circonstances particulières de sa scolarité et des difficultés matérielles rencontrées.

Par un mémoire enregistré le 15 octobre 2024, le président de l'université de Toulon conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée sous le numéro 2403235 par laquelle D C demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu le code de justice administrative.

Le vice-président du Conseil d'Etat a désigné M. A en qualité de président du Tribunal par intérim par arrêté du 30 septembre 2024.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue le 16 octobre 2024, M. A a lu son rapport et entendu les observations de Mme B représentant le président de l'université de Toulon.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () " et aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. () ". Enfin aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".

2. Il résulte de ces dispositions que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre ; il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte-tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.

3. En l'état de l'instruction aucun des moyens invoqués et analysés dans les visas de la présente ordonnance, n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Par suite, les conclusions aux fins de suspension de l'exécution de la décision attaquée doivent être rejetées sans qu'il soit besoin de statuer sur l'urgence.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D C et au président de l'université de Toulon.

Fait à Toulon, le 17 octobre 2024.

Le président du Tribunal par intérim,

signé

Ph. A

La République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Le greffier

N°2403230

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