jeudi 17 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2403281 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | PETIT & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 2 et 14 octobre 2024, M. B C représenté par la Selas Nadem agissant par Me Kebaili demande au juge des référés, dans ses dernières écritures :
- D'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de de l'arrêté municipal permanent n°129- 2024, du 1er octobre 2024, aux termes duquel le Maire de la Commune de Figanières a interdit le démarchage à domicile sur toute la commune.
- De mettre à la charge de la Commune de Figanières la somme de 2.500 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative.
Il soutient que :
- La condition d'urgence est en l'espèce satisfaite compte tenu de l'entrave à la liberté du commerce et de l'industrie.
- Cet arrêté est général, absolu et illimité dans le temps.
- La décision incriminée est entachée d'incompétence de son auteur.
Par un mémoire enregistré le 14 octobre 2024, le maire de la Commune de Figanières représentée par Me Petit, conclut au non-lieu à statuer sur la requête et demande de mettre à la charge de M. B C la somme de 3 000 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative.
Elle fait valoir que l'arrêté en cause a été retiré.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le numéro 2403274 par laquelle M. B C demande l'annulation de l'acte attaqué.
Vu le code de justice administrative.
Le vice-président du Conseil d'Etat a désigné M. A en qualité de président du Tribunal par intérim par arrêté du 30 septembre 2024.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 16 octobre 2024, M. A a lu son rapport.
Considérant ce qui suit :
1. Il résulte de l'instruction que par un acte en date du 14 octobre 2024, postérieur à l'introduction de la présente requête, l'arrêté municipal incriminé a été retiré. Il n'y a donc plus lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension.
2. Dans la circonstance de l'espèce, Il y a lieu de mettre à la charge de la Commune de Figanières une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par le requérant et non compris dans les dépens et de rejeter les conclusions de la commune présentées sur ce même fondement.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête.
Article 2 : la Commune de Figanières versera la somme de 1 500 euros à M. B C sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C et à la Commune de Figanières
Fait à Toulon, le 17 octobre 2024.
Le président du Tribunal par intérim,
signé
Ph. A
La République mande et ordonne au préfet du Var, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026