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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2403281

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2403281

jeudi 17 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2403281
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantPETIT & ASSOCIÉS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulon, saisi en référé suspension par M. B C, était amené à se prononcer sur un arrêté du maire de Figanières interdisant de manière générale et absolue le démarchage à domicile sur l’ensemble de la commune. En cours d’instance, la commune a retiré cet arrêté, rendant sans objet la demande de suspension. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, il a condamné la commune à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 2 et 14 octobre 2024, M. B C représenté par la Selas Nadem agissant par Me Kebaili demande au juge des référés, dans ses dernières écritures :

- D'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de de l'arrêté municipal permanent n°129- 2024, du 1er octobre 2024, aux termes duquel le Maire de la Commune de Figanières a interdit le démarchage à domicile sur toute la commune.

- De mettre à la charge de la Commune de Figanières la somme de 2.500 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative.

Il soutient que :

- La condition d'urgence est en l'espèce satisfaite compte tenu de l'entrave à la liberté du commerce et de l'industrie.

- Cet arrêté est général, absolu et illimité dans le temps.

- La décision incriminée est entachée d'incompétence de son auteur.

Par un mémoire enregistré le 14 octobre 2024, le maire de la Commune de Figanières représentée par Me Petit, conclut au non-lieu à statuer sur la requête et demande de mettre à la charge de M. B C la somme de 3 000 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative.

Elle fait valoir que l'arrêté en cause a été retiré.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée sous le numéro 2403274 par laquelle M. B C demande l'annulation de l'acte attaqué.

Vu le code de justice administrative.

Le vice-président du Conseil d'Etat a désigné M. A en qualité de président du Tribunal par intérim par arrêté du 30 septembre 2024.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue le 16 octobre 2024, M. A a lu son rapport.

Considérant ce qui suit :

1. Il résulte de l'instruction que par un acte en date du 14 octobre 2024, postérieur à l'introduction de la présente requête, l'arrêté municipal incriminé a été retiré. Il n'y a donc plus lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension.

2. Dans la circonstance de l'espèce, Il y a lieu de mettre à la charge de la Commune de Figanières une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par le requérant et non compris dans les dépens et de rejeter les conclusions de la commune présentées sur ce même fondement.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête.

Article 2 : la Commune de Figanières versera la somme de 1 500 euros à M. B C sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C et à la Commune de Figanières

Fait à Toulon, le 17 octobre 2024.

Le président du Tribunal par intérim,

signé

Ph. A

La République mande et ordonne au préfet du Var, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Le greffier

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