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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2403801

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2403801

lundi 2 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2403801
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationJuge des référés
Avocat requérantGONZALEZ-LOPEZ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 18 novembre 2024 et le 1er décembre 2024, M. B C, détenu à la maison d'arrêt de Draguignan, représenté par Me Gonzalez-Lopez, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 7 novembre 2024 par lequel le préfet du Var l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- La requête est recevable ;

- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; il porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale ; il est le père d'un enfant né en France le 19 avril 2024 de sa relation avec Mme A ; avant son incarcération il subvenait aux besoins de sa famille ; il n'a reçu aucune visite au parloir durant son incarcération car ce droit a été refusé à sa compagne ;

- il méconnaît les dispositions de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; les conditions prévues par ces dispositions, qui sont cumulatives et non alternatives, ne sont pas remplies ;

- il méconnaît les dispositions de l'article L. 234-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; il ne peut pas faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français ; il dispose d'un droit au séjour permanent sur le territoire français dès lors qu'il y réside de manière continue depuis 2009 ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 novembre 2024, le préfet du Var conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- la requête est irrecevable ;

- l'arrêté attaqué ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il n'est entaché d'aucune erreur manifeste d'appréciation ;

- l'intéressé constitue une menace pour l'ordre public justifiant l'interdiction de circulation sur le territoire français.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Chaumont, première conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les articles L. 614-1 à L. 614-4 et L. 614-16 à L. 614-19 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique du 2024 le rapport de Mme Chaumont, magistrate désignée,

La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B C, ressortissant italien, né le 14 mai 1988, demande l'annulation de l'arrêté du 7 novembre 2024 par lequel le préfet du Var l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 7 novembre 2024 :

2. En premier lieu, par un arrêté n° 2024/14/MCI du 12 avril 2024 publié au recueil des actes administratifs n° 83-2024-069 du 12 avril 2024, le préfet du Var a donné délégation à M. Lucien Giudicelli, secrétaire général de la préfecture du Var, à l'effet de signer tous les arrêtés et décisions en matière de police des étrangers, à l'exception de certains actes dont ne font pas partie les décisions en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire doit être écarté comme manquant en fait.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes : 1° Ils ne justifient plus d'aucun droit au séjour tel que prévu par les articles L. 232-1, L. 233-1, L. 233-2 ou L. 233-3 ; 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ; 3° Leur séjour est constitutif d'un abus de droit. / Constitue un abus de droit le fait de renouveler des séjours de moins de trois mois dans le but de se maintenir sur le territoire alors que les conditions requises pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois ne sont pas remplies, ainsi que le séjour en France dans le but essentiel de bénéficier du système d'assistance sociale. / L'autorité administrative compétente tient compte de l'ensemble des circonstances relatives à leur situation, notamment la durée du séjour des intéressés en France, leur âge, leur état de santé, leur situation familiale et économique, leur intégration sociale et culturelle en France, et l'intensité des liens avec leur pays d'origine ". Aux termes de l'article L. 233-1 du même code : " Les citoyens de l'Union européenne ont le droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s'ils satisfont à l'une des conditions suivantes : 1° Ils exercent une activité professionnelle en France ; 2° Ils disposent pour eux et pour leurs membres de famille de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ainsi que d'une assurance maladie ; 3° Ils sont inscrits dans un établissement fonctionnant conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur pour y suivre à titre principal des études ou, dans ce cadre, une formation professionnelle, et garantissent disposer d'une assurance maladie ainsi que de ressources suffisantes pour eux et pour leurs conjoints ou descendants directs à charge qui les accompagnent ou les rejoignent, afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale ; 4° Ils sont membres de famille accompagnant ou rejoignant un citoyen de l'Union européenne qui satisfait aux conditions énoncées aux 1° ou 2° ; 5° Ils sont le conjoint ou le descendant direct à charge accompagnant ou rejoignant un citoyen de l'Union européenne qui satisfait aux conditions énoncées au 3° ".

4. Pour prononcer l'obligation de quitter le territoire français prise à l'encontre de M. C, le préfet du Var s'est fondé sur le motif tiré de ce que l'intéressé, qui est entré régulièrement en France à une date indéterminée, constitue une menace réelle, actuelle et suffisante à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société.

5. D'une part, il résulte des termes de l'arrêté attaqué que l'obligation faite à M. C de quitter le territoire français est fondé sur les dispositions précitées du 2° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et non sur celles du 1° ou du 3° du même article. Il s'ensuit que le requérant ne peut utilement soutenir que le préfet du Var ne démontre pas en quoi il ne justifie d'aucun droit au séjour ou en quoi son séjour sur le territoire français constituerait un abus de droit.

6. D'autre part, concernant la menace à l'ordre public, il résulte des dispositions précitées qu'il appartient à l'autorité administrative d'un État membre qui envisage de prendre une mesure d'éloignement à l'encontre d'un ressortissant d'un autre État membre de ne pas se fonder sur la seule existence d'une infraction à la loi, mais d'examiner, d'après l'ensemble des circonstances de l'affaire, si la présence de l'intéressé sur le territoire français est de nature à constituer une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société française. L'ensemble de ces conditions doivent être appréciées en fonction de la situation individuelle de la personne, notamment de la durée de son séjour en France, de sa situation familiale et économique et de son intégration.

7. Pour estimer que M. C constituait une menace actuelle et réelle pour la sécurité publique, le préfet du Var s'est fondé sur la circonstance que l'intéressé a été condamné, le 30 août 2024 par le tribunal judiciaire de Draguignan, à une peine de 6 mois d'emprisonnement pour des faits d'outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique, rébellion et violence suivie d'incapacité n'excédant pas 8 jours en présence d'un mineur par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité. L'intéressé ne peut se prévaloir du caractère ancien des faits reprochés qui ont été commis en 2024 dès lors qu'il est écroué depuis le 30 août 2024 au centre pénitentiaire de Draguignan en exécution de la condamnation mentionnée ci-dessus. Si le requérant soutient être présent en France de manière continue depuis 2009 et avoir travaillé, la seule production de fiches de paie datant des mois de mars, avril et juin 2024 ainsi que d'un certificat de travail concernant la période du 1er janvier au 20 juin 2024 ne permet pas de justifier de la continuité de son séjour sur le territoire depuis cette date. Enfin, si le requérant est le père d'un enfant né de sa relation avec une ressortissante française, il n'établit pas contribuer à son entretien et à son éducation, et il ne rapporte pas non plus la preuve de la réalité de sa communauté de vie avec la mère de son enfant. Dans ces conditions, eu égard à la nature et à la gravité des faits commis par M. C, et compte tenu des conditions et de la durée de son séjour en France et de sa situation familiale, le préfet du Var a pu estimer, sans commettre d'erreur d'appréciation, que la présence en France de M. C était de nature à constituer une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société française. Par suite, le préfet du Var n'a pas fait une inexacte application des dispositions du 2° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les citoyens de l'Union européenne ont le droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s'ils satisfont à l'une des conditions suivantes : 1° Ils exercent une activité professionnelle en France ; 2° Ils disposent pour eux et pour leurs membres de famille de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ainsi que d'une assurance maladie ; () ". Aux termes de l'article L. 234-1 du même code : " Les citoyens de l'Union européenne mentionnés à l'article L. 233-1 qui ont résidé de manière légale et ininterrompue en France pendant les cinq années précédentes acquièrent un droit au séjour permanent sur l'ensemble du territoire français () ".

9. Il résulte des dispositions précitées qu'un citoyen de l'Union européenne acquiert un droit au séjour permanent au sens de l'article L. 234-1 s'il remplit l'une des conditions alternatives mentionnées par l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au nombre desquelles figure l'exercice d'une activité professionnelle en France, et s'il réside régulièrement et de manière ininterrompue en France depuis cinq ans. Cette condition de durée de résidence est adaptée dans l'hypothèse où le citoyen de l'Union européenne se trouve dans l'un des cas de figure décrit à l'article R. 234-4, auquel renvoie l'article L. 234-3. Par ailleurs, il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que la notion de travailleur, au sens des dispositions précitées du droit de l'Union européenne, doit être interprétée comme s'étendant à toute personne qui exerce des activités réelles et effectives, à l'exclusion d'activités tellement réduites qu'elles se présentent comme purement marginales et accessoires.

10. S'il n'est pas contesté que M. C est entré régulièrement en France, il ne ressort toutefois pas des pièces du dossier qu'il y ait résidé de manière ininterrompue pendant les cinq années précédant l'arrêté attaqué. Ainsi qu'il a été dit au point 9, la seule production de fiches de paie et d'un certificat de travail pour la période du mois de janvier 2014 à juin 2024 ne permet pas d'établir la réalité de sa présence en France au titre des cinq dernières années. Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Var a fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 234-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

11. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

12. M. C soutient qu'il est entré régulièrement en France en 2009, qu'il est le père d'un enfant né en France le 19 avril 2024 de sa relation avec Mme A et, qu'avant son incarcération, il travaillait et subvenait aux besoins de sa famille. S'il est constant que le requérant est entré régulièrement en France, il n'établit toutefois pas séjourner en France depuis 2009 comme il l'allègue. Il n'établit pas non plus la réalité de l'ancienneté de sa présence en France, la seule production de fiches de paie au titre des mois de mars, avril et juin 2024 ainsi que d'un certificat de travail concernant la période du 1er janvier au 20 juin 2024 permettant seulement d'établir sa présence depuis moins d'un an à la date de l'arrêté attaqué. En outre, il n'établit pas non plus la réalité de sa relation de concubinage avec sa compagne, Mme A. S'il se prévaut de ce qu'il est le père d'un enfant, il n'établit pas contribuer à l'entretien et à l'éducation de celui-ci. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé a été condamné le 30 août 2024 par le tribunal judiciaire de Draguignan à une peine de 6 mois d'emprisonnement pour des faits d'outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique, rébellion et violence suivie d'incapacité n'excédant pas 8 jours en présence d'un mineur par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité. Dans ces conditions, il n'établit pas avoir fixé en France le centre de sa vie privée et familiale, ni être dans l'impossibilité de poursuivre une vie privée et familiale dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

13. En cinquième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point précédent le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

14. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction entrée en vigueur le 28 janvier 2024 : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".

15. Si le préfet doit tenir compte, pour décider de prononcer à l'encontre d'un étranger soumis à une obligation de quitter sans délai le territoire français une interdiction de retour et fixer sa durée, de chacun des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ces mêmes dispositions ne font pas obstacle à ce qu'une telle mesure soit décidée quand bien même une partie de ces critères, qui ne sont pas cumulatifs, ne serait pas remplie.

16. Eu égard à ce qui a été dit au point 14, M. C ne justifie pas de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, ni y avoir fixé le centre de sa vie privée et familiale. En outre, le requérant ne fait pas état de circonstances humanitaires justifiant que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour sur le territoire français. Par ailleurs, ainsi qu'il a été dit précédemment, M. C a été condamné pour des faits récents d'outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique, rébellion et violence suivie d'incapacité n'excédant pas 8 jours en présence d'un mineur par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité. Par suite, le préfet du Var pouvait légalement estimer que la présence de l'intéressé constituait une menace grave pour l'ordre public en France. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait commis une erreur d'appréciation quant aux conséquences sur sa situation personnelle et retenue une durée disproportionnée en fixant à 1 an la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à son encontre.

17. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur sa recevabilité, que la requête de M. C doit être rejetée en toutes ses conclusions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au préfet du Var.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur, au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Toulon et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Toulon.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 décembre 2024.

La magistrate désignée,

Signé

A-C. CHAUMONT

La greffière,

Signé

C. PICARD

La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou par délégation la greffière.

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