LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2404199

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2404199

lundi 30 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2404199
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. B d’une demande d’annulation d’un titre de perception de 32 550 euros émis pour le recouvrement d’une astreinte prononcée par le juge pénal en matière d’urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent, au motif que cette créance trouve son origine dans une condamnation judiciaire et constitue une mesure d’exécution des arrêts de la cour d’appel d’Aix-en-Provence. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence exclusive de l’autorité judiciaire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 décembre 2024, M. A B, représenté par Me Lopasso, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre de perception n° 013000 003 074 083 461787 2024 0004905 notifié le 2 juillet 2024 d'un montant de 32 550 euros adressé par la Direction régionale des finances publiques des Bouches du Rhône à la demande du comptable publique de la DDTM du Var, ensemble la décision implicite de rejet née du silence gardé au recours gracieux notifié le 27 août 2024 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; () ".

2. Aux termes de l'article L. 480-7 du code de l'urbanisme : " Le tribunal impartit au bénéficiaire des travaux irréguliers ou de l'utilisation irrégulière du sol un délai pour l'exécution de l'ordre de démolition, de mise en conformité ou de réaffectation ; il peut assortir son injonction d'une astreinte de 500 € au plus par jour de retard. L'exécution provisoire de l'injonction peut être ordonnée par le tribunal. / Au cas où le délai n'est pas observé, l'astreinte prononcée, qui ne peut être révisée que dans le cas prévu au troisième alinéa du présent article, court à partir de l'expiration dudit délai jusqu'au jour où l'ordre a été complètement exécuté. / Si l'exécution n'est pas intervenue dans l'année de l'expiration du délai, le tribunal peut, sur réquisition du ministère public, relever à une ou plusieurs reprises, le montant de l'astreinte, même au-delà du maximum prévu ci-dessus. / Le tribunal peut autoriser le reversement ou dispenser du paiement d'une partie des astreintes pour tenir compte du comportement de celui à qui l'injonction a été adressée et des difficultés qu'il a rencontrées pour l'exécution ". Selon l'article L. 480-8 de ce même code : " Les astreintes sont liquidées au moins une fois chaque année et recouvrées par l'Etat, pour le compte de la ou des communes aux caisses desquelles sont reversées les sommes perçues, après prélèvement de 4 % de celles-ci pour frais d'assiette et de recouvrement ".

3. Il ressort des pièces du dossier que M. B a été condamné par des arrêts rendus les 21 janvier 2014 et 8 décembre 2015 par la cour d'appel d'Aix-en-Provence à la remise en état, conformément aux prescriptions des autorisations d'urbanisme délivrées les 8 avril 2008 et 23 septembre 2009, de deux constructions, sous astreinte. M. B a été destinataire d'un titre de perception, émis le 30 mai 2024, portant recouvrement de l'astreinte susmentionnée, dont il demande l'annulation.

4. Le titre de perception contesté concerne le recouvrement d'une astreinte prononcée par le juge pénal pour violation de la législation sur l'urbanisme. Ainsi, la décision contestée poursuit le recouvrement d'une créance trouvant son origine et son fondement dans une condamnation prononcée à l'issue d'une procédure pénale. Par suite, même prise par des autorités administratives, elle ne doit pas moins continuer à être regardée comme se rattachant directement à la décision de l'autorité judiciaire dont elle entend assurer l'application. En conséquence, ladite décision constitue une mesure d'exécution des arrêts susmentionnés de la cour d'appel d'Aix-en-Provence, qui ne saurait être contestée devant la juridiction administrative.

5. Par suite, la requête de M. B dirigée contre le titre de perception n° 013000 003 074 083 461787 2024 0004905 d'un montant de 32 550 euros adressé par le directeur régional des finances publiques de Provence-Alpes-Côte d'Azur, ensemble la décision implicite de rejet née du silence gardé au recours gracieux notifié le 27 août 2024, ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative et doit être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent pour en connaitre.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Copie en sera remise pour information au directeur départemental des territoires et de la mer du Var, au directeur régional des finances publiques de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, au préfet du Var et à la commune d'Ollioules.

Fait à Toulon, le 30 décembre 2024.

Le président,

signé

JF. SAUTON

La République mande et ordonne au ministre chargé de l'économie et des finances en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Le greffier,

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions