lundi 27 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2500070 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ABEILLE & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 janvier 2025, Mme A B représentée par Me Hanffou, demande au juge des référés de :
- Suspendre, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision de refus d'imputabilité au service d'un accident de service émise le 25 octobre 2024 par le Centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne sur Mer ;
- Enjoindre au Centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne sur Mer de réexaminer sa situation et de la rétablir provisoirement dans ses droits à plein traitement dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
- Condamner le Centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne sur Mer à lui verser la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du Code de la justice administrative.
Elle soutient que :
- Avec un salaire à demi-traitement d'un montant de 863, 24 euros, elle ne peut pas faire face à ses dépenses. Elle se retrouve dans une situation d'urgence économique et financière. Elle ne parvient plus à pourvoir aux besoins de sa famille ainsi que les siens.
- La décision de refus d'imputabilité au service d'un accident de service, émise le 25 octobre 2024 par le Centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne sur Mer, est irrégulière, en ce qu'elle est entachée d'un vice de compétence, en l'absence de production d'une délégation, d'un vice de forme, dès lors que la décision de refus n'est pas motivée, d'un vice de procédure, dès lors que le délai relatif au traitement de la demande a été dépassé.
- La décision est illégale, en ce qu'elle se fonde sur une erreur d'appréciation, en ce qu'elle ne reconnaît pas l'imputabilité au service de son syndrome anxio-dépressif et constitue un détournement de pouvoir visant à la punir.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 janvier 2025, le Centre hospitalier intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Mer, représenté par la S.E.L.A.R.L. Abeille Avocats agissant par Me Pontier, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 5000 euros soit mise à la charge de Mme B, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- La condition tenant à l'urgence n'est pas remplie ;
- Les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le numéro 2404096 par laquelle Mme A B demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné M. Harang, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 22 janvier 2025, M. Harang a lu son rapport et entendu :
- Les observations de Me Hanffou pour Mme B.
- Les observations de Me Badri pour le Centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne sur Mer.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Une note en délibéré présentée par Mme B, a été enregistrée le 23 janvier 2025.
Une note en délibéré présentée par le Centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne sur Mer, a été enregistrée le 24 janvier 2025.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () " et aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. () ". Enfin aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".
2. Il résulte de ces dispositions que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre ; il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte-tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
3. Madame B a exercé les fonctions d'agent d'accueil au sein du service oncologie-hématologie et algologie de l'hôpital de Sainte Musse depuis 2021. Elle aurait alerté à de nombreuses reprises le médecin du travail sur ses conditions de travail et le traitement malveillant de sa cadre de santé. Le 23 janvier 2024, un entretien extrêmement brutal a eu lieu avec celle-ci. Le 24 janvier 2024, Madame B n'a pas pu prendre son service et a été prise en charge par le service de santé au travail. Depuis cette date, elle est en arrêt de travail. En conséquence, elle a sollicité que soit reconnue l'imputabilité au service de l'accident.
4. En l'état de l'instruction aucun des moyens invoqués et analysés dans les visas de la présente ordonnance, n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Par suite, les conclusions aux fins de suspension de l'exécution de la décision attaquée doivent être rejetées sans qu'il soit besoin de statuer sur l'urgence.
5. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de laisser aux parties la charge des frais qu'elles ont exposés et qui ne sont pas compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête présentée par Mme B est rejetée
Article 2 : Les conclusions présentées par le Centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne sur Mer sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au Centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne sur Mer.
Fait à Toulon, le 27 janvier 2025.
Le Vice-président,
Juge des référés
Signé
Ph. Harang
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026