vendredi 7 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2500282 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | CHAUSSADE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 janvier 2025, M. D A, demande au magistrat désigné :
1°) d'annuler l'arrêté du 15 janvier 2025 par lequel le préfet du Var l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an à compter de l'exécution effective de la mesure d'éloignement ;
2°) d'annuler la décision d'assignation à résidence du préfet du Var du 15 janvier 2025 dans le département du Var et l'obligation de se présenter au commissariat de police de Fréjus les lundis et les jeudis afin de montrer qu'il respecte ses obligations.
Il soutient que :
- il est arrivé en France au mois d'octobre 2021 et depuis cette date il a résidé de manière ininterrompue sur la commune de Fréjus ; il ne s'est pas fait connaître des services de police, à l'exception du contrôle effectué par les forces de l'ordre le 14 janvier 2025 ; il a toujours travaillé pour subvenir à ses besoins et également pour envoyer de l'argent à sa mère restée dans son pays et malade, qui doit subir des soins ;
- l'arrêté attaqué porte une atteinte à sa vie privée et familiale, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde et des libertés fondamentales ; il a prévu de se marier avec une personne nommée C B très prochainement et cette personne a rencontré les policiers qui l'ont interrogé ; toutefois, ces éléments n'apparaissent pas dans l'arrêté attaqué et cet arrêté est disproportionné et entaché d'un vice de procédure ;
- la décision lui interdisant de retour sur le territoire français est entachée d'une erreur de droit car elle ne fait pas apparaître les critères qui sont mentionnés à l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; cette décision porte une atteinte excessive aux droits de Mme C B car celle-ci attend avec impatience le jour de son mariage avec M. D A ; le juge doit vérifier que les motifs invoqués par l'autorité compétente justifient l'interdiction de retour sur le territoire français, y compris sa durée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 février 2025, le préfet du Var conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bailleux, magistrat désigné ;
- les observations de Me Chaussade, avocat commis d'office et représentant M. A, qui a soulevé un moyen nouveau à l'audience tiré du vice de procédure. Le conseil de M. A a indiqué qu'il n'était pas établi qu'au cours de l'audition de M. A réalisée par les policiers, celui-ci ait été assisté d'un interprète, le procès-verbal d'audition ayant été signé par lui-seul ;
- les observations de M. A, assisté d'une interprète en arabe.
En application des dispositions de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le présent jugement est rendu sans conclusions du rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. A est un ressortissant algérien né en 1996 et entré irrégulièrement sur le territoire français à une date indéterminée. Il allègue être entré en France le 26 octobre 2021 et avoir séjourné à Fréjus depuis cette date. Le 14 janvier 2025, M. A a été interpellé pour conduite sans permis de conduire. Le lendemain, le 15 janvier 2025, une obligation de quitter le territoire français lui a été délivrée par le préfet du Var avec une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Le même jour, il a été assigné à résidence sur la commune de Fréjus pour une durée de 45 jours à compter de la notification de cet arrêté avec obligation de se présenter au commissariat de police les lundis et jeudis. Dans la présente requête, l'intéressé demande l'annulation des deux arrêtés pris le 15 janvier 2025.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français
2. En premier lieu, le requérant soutient que l'arrêté en litige est entaché d'un vice de procédure car les policiers ont interrogé sa compagne, Mme C B, à son domicile sur la personne du requérant et sur leur relation, mais cette rencontre n'est pas relatée dans l'arrêté attaqué.
3. Le requérant, à l'appui de ce moyen, n'invoque aucune disposition de droit qui aurait été méconnue. Il se contente d'indiquer que le fait que l'entretien mené par les policiers avec Mme C B, et qui n'est pas mentionné dans la décision attaquée, est susceptible de constituer un vice de procédure, le préfet du Var manquant d'éléments pour statuer et sa décision devient ainsi infondée. Si comme le soutient le requérant, l'entretien mené par les policiers avec Mme C B, ne figure pas dans la décision attaquée, portant obligation de quitter le territoire français, cet entretien est toutefois mentionné au sein de l'arrêté préfectoral pris le même jour, portant assignation à résidence. Il y est en effet indiqué que " M. A justifie d'une adresse au 77 Rue St François de Paule sur la commune de Fréjus chez Mme B C, laquelle a confirmé au service interpellateur leur vie commune () ". Le requérant n'explique pas en quoi le fait que l'entretien du service interpellateur avec Mme C B n'aurait pas été retranscrit dans la décision du 15 janvier 2025 portant obligation de quitter le territoire français, entacherait d'illégalité ladite décision du 15 juillet 2025. Ce moyen est insuffisamment étayé pour permettre au juge d'en apprécier le bien-fondé et pourra être écarté comme étant imprécis.
4. En deuxième lieu, le requérant soutient, lors de l'audience par l'intermédiaire de son avocate, que l'arrêté est entaché d'un vice de procédure en ce que son audition par les policiers n'a pas été effectuée à l'aide d'un interprète, le procès-verbal d'audition ayant été signé par M. A seul.
5. Tout d'abord, M. A, par l'intermédiaire de son avocat, n'invoque aucune disposition en droit qui aurait été méconnue, et qui nécessitait que l'étranger soit assisté d'un interprète lors de son audition par les policiers. Ensuite, à supposer que cet entretien aurait dû être mené à l'aide d'un interprète, le requérant ne fait pas état des éléments qu'il aurait pu faire valoir à l'aide d'un interprète, dans le cadre de la procédure contradictoire, et qui auraient pu avoir une incidence sur la décision en litige. Enfin, il ne ressort pas du procès-verbal d'audition de M. A, effectué le 15 janvier 2025 par le brigadier-chef de police Julien Fontaine que le requérant aurait demandé à bénéficier d'un interprète pour mener à bien ladite audition. Ce document de quatre pages fait apparaître un nombre important de questions diverses et variées, et pour chacune d'entre elles M. A a apporté des réponses claires et argumentées. A aucun moment de ce procès-verbal d'audition il n'est indiqué que M. A aurait demandé l'assistance d'un interprète. M. A a en outre signé lui-même le procès-verbal d'audition et il n'a fait aucune remarque. En toutes hypothèses, si M. A soutient que la décision est entachée d'un vice de procédure concernant le procès-verbal d'audition, il ne remet pas en cause le contenu dudit procès-verbal. Sur ce point d'ailleurs, la décision d'obligation de quitter le territoire français en litige indique que : " l'intéressé a été en mesure, lors de son audition, de présenter des observations et d'avertir ou de faire avertir son consulat, un conseil ou tout personne de son choix, en application des dispositions des articles L. 121-1, L. 122-1 et L. 122-2 du code des relations entre le public et l'administration ; qu'il a précisé " J'ai une famille, je vais me marier, j'ai un rendez-vous le 23 janvier 2025 ".
6. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré du vice de procédure en raison du défaut d'interprète pendant l'audition du requérant le 15 janvier 2025, sera écarté.
7. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. Il n'est pas contesté, ainsi que le requérant l'a déclaré à la police lors de son audition, que ce dernier est fiancé à Mme C B depuis un an, avec qui il envisage se marier. Mme B était présente à l'audience avec des membres de sa famille. Le requérant produit à ce titre la confirmation d'un rendez-vous en mairie de Fréjus, le 23 janvier 2025, pour le dépôt d'un dossier de mariage. M. A produit également à l'appui de ses écritures la copie d'un contrat de location pour un logement situé au 77 rue St François de Paule sur la commune de Fréjus, à son nom mais également au nom de Mme C B, ainsi qu'une attestation d'un fournisseur d'énergie attestant que M. A et Mme B sont titulaires d'un contrat d'énergie pour ledit logement depuis le 1er août 2024. M. A apporte également des attestations de la part principalement des membres de la famille de Mme B, qui sont toutes positives à l'encontre du requérant, et qui confirment la relation de M. A avec Mme B. Il est constant en outre, comme le fait valoir le préfet du Var qu'aucun enfant n'est né de cette union.
9. Par ailleurs, le requérant ne démontre pas être intégré sur le plan social et professionnel, à l'exception de ce cercle familial précédemment décrit, au sein de la famille de Mme B. Il produit seulement à l'appui de ses écritures une inscription dans un centre de sport à Fréjus pour la période du 7 mars 2022 au 17 avril 2023, et également une promesse d'embauche de la société SASU SBM située au Cannet, datée du 25 janvier 2025, soit à une date postérieure à la décision attaquée, sous condition de la régularisation administrative de l'intéressé.
10. Enfin, il n'est pas contesté que M. A a passé la majeure partie de sa vie en Algérie, où résident encore des membres de sa famille, son père et sa mère notamment. En outre, s'il déclare avoir de la famille en France, notamment un oncle à Marseille, il ne justifie pas de l'intensité des liens qu'il entretiendrait avec cet oncle.
11. Le préfet du Var fait valoir enfin que M. A s'est maintenu de manière irrégulière sur le territoire français et le maintien irrégulier sur le territoire français lui sont directement imputables. En outre, ainsi que le fait valoir le préfet du Var, la présence sur le territoire français de M. A est récente, et ce dernier n'a pas démontré avoir intégré les valeurs de la République, en se maintenant de manière irrégulière sur le territoire français pendant plus de trois ans. Sur ce point, si le requérant a allégué être entré régulièrement sur le territoire français, il n'en a pas apporté la preuve.
12. Il résulte de l'ensemble de ces éléments que le préfet du Var n'a pas porté une atteinte disproportionnée aux conditions de la vie privée et familiale de M. A en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales pourra être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
13. En premier lieu, l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour () ". En outre, aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en vigueur au moment de la décision attaquée, " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
14. Le requérant cite les anciennes dispositions de l'article L. 511-1 III du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui ont été reprises à l'article L. 612-10 du même code, qui reprend toutefois les mêmes termes que l'ancien article, en ce qui concerne les critères pour déterminer la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français.
15. Le requérant soutient que le préfet du Var était tenu de se prononcer sur chacun des critères pour prendre sa décision. Toutefois, les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'imposent pas au préfet du Var d'indiquer dans sa décision des circonstances propres à chacun des 4 critères énoncés à cet article, mais seulement de se fonder sur ces critères pour apprécier la durée de l'interdiction de retour. En l'espèce, la décision en litige, après avoir invoqué les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, revient dans la motivation de l'arrêté sur chacun des 4 critères, à savoir la durée de la présence en France, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, le fait que l'intéressé n'a pas fait l'objet d'une mesure d'éloignement et le fait qu'il ne représente pas une menace pour l'ordre public en étant sur le territoire français. Ainsi, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué serait entaché d'une erreur de droit.
16. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
17. Il résulte de ce qui a été dit précédemment que l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an qui a été fixée à M. A n'apparaît pas disproportionnée au regard des différents critères définis à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et ne méconnait pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ce délai pouvant atteindre 5 ans selon les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et même 10 ans en cas de menace à l'ordre public. Par suite, le moyen tiré du caractère disproportionné de l'atteinte au droit de l'intéressé au regard de sa vie privée et familiale doit être écarté.
En ce qui concerne la décision d'assignation à résidence
18. Le requérant ne soulève aucun moyen à l'encontre de cette décision d'assignation à résidence. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 15 janvier 2025 portant assignation à résidence de M. A et obligation de présentation au commissariat de police de Fréjus les lundis et jeudis pour une période de 45 jours seront rejetées.
19. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions de la requête de M. A dans leur ensemble doivent être rejetées.
DECIDE
Article 1er : La requête de A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A et au préfet du Var.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 février 2025.
Le magistrat désigné,
Signé
F. BAILLEUX
La greffière,
Signé
C. PICARD
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026