Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2501320

jeudi 31 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2501320
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait des cotisations supplémentaires de taxe d'habitation pour les années 2013 à 2016. La requérante soutenait ne pas occuper de résidence secondaire à Fréjus et invoquait des difficultés financières. Le tribunal a jugé que ces moyens étaient soit manifestement insuffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé, soit inopérants. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 avril 2025, Mme C A doit être regardée comme demandant au tribunal de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires de taxe d'habitation auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2013 à 2016.

Elle soutient que :

- elle n'était pas en résidence secondaire à Fréjus ;

- en 2017, elle a déménagé à Spéracèdes dans les Alpes-Maritimes ;

- elle se trouve en difficulté financière.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () " .

2. Mme A se borne à soutenir, dans des termes succincts, que, d'une part, elle n'occupait pas de logement à Fréjus à titre de résidence secondaire et que, d'autre part, en 2017, elle a déménagé à Spéracèdes dans les Alpes-Maritimes, sans assortir ces assertions de précisions juridiques ni produire aucun justificatif venant à l'appui de ces considérations de fait.

3. En outre, la circonstance que la requérante rencontrerait des difficultés financières est sans incidence sur le bien-fondé des impositions contestées.

4. Par suite, dès lors que la requête ne comporte que des moyens manifestement non assortis de précision permettant d'en apprécier le bien-fondé et un moyen inopérant, et en l'absence de tout autre moyen invoqué avant l'expiration du délai de recours contentieux, susceptible de remettre en cause les impositions en litige, il y a lieu de rejeter la requête de Mme A en application des dispositions précitées au point 1, du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A.

Fait à Toulon, le 31 juillet 2025.

La présidente de la 4ème chambre,

Signé

M. B

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Et par délégation,

La greffière.