Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de l’association Logivar Estérel UDV, qui contestait le refus de la commission de médiation DALO du Var de reconnaître la demande de logement de M. A... B... comme urgente et prioritaire. Le tribunal a jugé que l’association n’avait pas qualité pour agir au nom de M. B..., n’étant ni avocate, ni tutrice ou curatrice, et que la requête n’était pas contresignée par l’intéressé. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans régularisation.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 mai 2025, l’association Logivar Estérel UDV demande au tribunal d’annuler la décision du 6 mars 2025 par laquelle la commission de médiation DALO du Var a refusé de reconnaître la demande de logement de M. A... B... comme urgente et prioritaire.
Par un mémoire en défense enregistré le 4 août 2025, le préfet du Var conclut au rejet de la requête pour défaut de qualité à agir.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) Les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; ».
Sur la fin de non-recevoir opposée par le préfet du Var :
2. Le recours gracieux signé par M. A... B... et joint à la requête n’est pas adressé au tribunal mais à la commission de médiation et la requête introductive d’instance n’est pas contresignée par celui-ci.
3. Le pétitionnaire au DALO est M. A... B.... L’association Logivar Estérel UDV n’a pas qualité - n’étant ni avocate, ni tutrice ou curatrice de M. A... B... - pour introduire au nom de celui-ci ou en son nom propre un recours en excès de pouvoir contre la décision attaquée au tribunal administratif. Par suite la requête doit être rejetée comme manifestement irrecevable pour défaut de qualité à agir de ladite association.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Association Logivar Estérel UDV.
Fait à Toulon le 9 décembre 2025.
Le président de la 1ère chambre,
Signé : J-M. PRIVAT
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière.