mardi 2 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2502513 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | HOLLET DIDIER & HUGUES NICOLE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 25 juin et 29 août 2025, l'EHPAD Saint Jacques, représenté par Me Vicente, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, de modifier les injonctions prononcées dans l'ordonnance n°2501930 du 6 juin 2025 en les supprimant ;
Il soutient que par un arrêté en date du 10 mai 2025, il a prononcé la mise à la retraite d'office pour invalidité de Mme A à compter du 1er juin 2025. Elle a donc été radiée des cadres à compter de cette date. En l'état, la décision de radiation des cadres n'a pas été attaquée, elle demeure dans l'ordonnancement juridique et elle s'oppose donc à la réintégration de Mme A.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- Vu l'ordonnance n°2501930 du 6 juin 2025.
Vu le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné M. Harang, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 2 septembre 2025, M. Harang a lu son rapport et entendu les observations de Me Valverde pour l'EHPAD Saint Jacques.
Après avoir prononcé, à l'issue de l'audience, la clôture de l'instruction.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-4 du code de justice administrative : " Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin ".
2. Lorsqu'une personne demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, d'assurer par de nouvelles injonctions et une astreinte l'exécution de mesures ordonnées par le juge des référés et demeurées sans effet, il appartient à cette personne de soumettre au juge des référés tout élément de nature à établir l'absence d'exécution, totale ou partielle, des mesures précédemment ordonnées et à l'administration, si la demande lui est communiquée en défense et si elle entend contester le défaut d'exécution, de produire tout élément en sens contraire, avant que le juge des référés se prononce au vu de cette instruction.
3. Par une ordonnance n°2501930 du 6 juin 2025, le juge des référés du tribunal a suspendu l'exécution de la décision par laquelle l'EHPAD Saint Jacques avait refusé de réintégrer Mme A dans ses effectifs et a enjoint à cet établissement de la réintégrer provisoirement sur un poste adapté à son état de santé, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de ladite ordonnance.
4. Il résulte de l'instruction que par une décision du 19 mai 2025, le directeur de l'EHPAD Saint Jacques à Cuers a admis Mme A à la retraite pour invalidité et l'a radiée des cadres, à compter du 1er juin 2025. Par ailleurs, la demande de suspension de cette dernière décision a été rejetée le 23 juillet 2025 par une ordonnance n° 2502670. Ces éléments constituent des circonstances nouvelles justifiant la modification de l'ordonnance n°2501930 du 6 juin 2025 en application des dispositions précitées de l'article L. 521-4 du code de justice administrative.
5. Dans les circonstances de l'espèce, compte tenu de la situation administrative de Mme A, il y a lieu de modifier le dispositif de l'ordonnance n n°2501930 du 6 juin 2025 en supprimant la mesure de suspension qu'elle contenait ainsi que l'injonction prononcée.
O R D O N N E :
Article 1er : La mesure de suspension de la décision par laquelle l'EHPAD Saint Jacques a refusé de réintégrer Mme A dans ses effectifs, ensemble l'injonction tendant à la réintégration provisoire de Mme A sur un poste adapté à son état de santé, sont toutes deux supprimées.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, à l'EHPAD Saint Jacques et à la Caisse des dépôts et consignations à Bordeaux (caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales).
Fait à Toulon, le 2 septembre 2025.
Le Vice-président,
Juge des référés
Signé
Ph. Harang
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026