jeudi 31 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2502517 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | DIOUM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 juin 2025, Mme A B, représentée par Me Dioum, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 25 juin 2025 par laquelle le sous-préfet de Draguignan lui a refusé le renouvellement de son titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire français ;
2°) d'enjoindre, sous astreinte, au sous-préfet de Draguignan de procéder au renouvellement de son titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a appris qu'elle faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français par l'intermédiaire de son employeur, lequel a reçu un courriel de la sous-préfecture lui indiquant que sa demande de titre de séjour avait été refusée ; sa requête est parfaitement recevable au regard des délais de recours contentieux ;
- la décision attaquée ne porte aucune signature ;
- elle ne comporte aucune motivation ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation ; à cet égard, elle viole les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".
2. Par sa requête, Mme B demande au tribunal d'annuler, selon ses termes, la décision du 25 juin 2025 par laquelle le sous-préfet de Draguignan a refusé de procéder au renouvellement de son titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire français. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que l'acte, dont elle entend demander l'annulation, consiste en réalité en un courriel émanant des services de la préfecture du Var daté du 25 juin 2025 et adressé à " direction@gspaca.fr " se bornant à indiquer : " Je suis au regret de vous informer que l'intéressée a fait l'objet d'un refus de renouvellement de son titre assorti d'une obligation de quitter le territoire, par arrêté préfectoral du 5 février 2025, pris par le préfet du Var. Elle est donc en situation irrégulière depuis le 5 février 2025 ". En outre, par un courriel du 26 juin 2025 adressé au conseil de la requérante, les services préfectoraux ont indiqué que l'intéressée avait fait l'objet des mesures précitées, qui lui ont été notifiées par courrier recommandé avec avis de réception dont le pli est revenu à l'expéditeur avec la mention " pli avisé et non réclamé ". Ainsi, le courriel du 25 juin 2025, qui se borne à fournir des informations sur la situation administrative de Mme B, ne présente aucun caractère décisoire et ne revêt donc pas le caractère d'une décision faisant grief susceptible d'un recours contentieux. Par suite, la requérante n'est manifestement pas recevable, par la présente requête, à en demander l'annulation.
3. Il en résulte que la requête de Mme B, prise en toutes ses conclusions, doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Copie en sera adressée, pour information, au préfet du Var.
Fait à Toulon, le 31 juillet 2025.
La présidente de la 4ème chambre,
Signé
M. C
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026