LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2502630

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2502630

jeudi 8 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2502630
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème chambre
Avocat requérantYVARS CINDY

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulon annule l'arrêté du 8 juin 2025 par lequel le préfet du Var avait obligé un ressortissant algérien à quitter le territoire français sans délai. La juridiction retient un défaut d'examen de la situation personnelle du requérant, le préfet n'ayant pas tenu compte de son mariage récent avec une ressortissante française ni de la présence de sa fratrie en France. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer le droit au séjour de l'intéressé dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. La décision se fonde notamment sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 7 juillet et 30 octobre 2025,
M. A... C..., représenté par Me Yvars, demande au tribunal :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d’annuler l’arrêté en date du 8 juin 2025 par lequel le préfet du Var lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai ;

3°) d’enjoindre au préfet du Var de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir.

Il soutient que la décision :

- est signée par une autorité incompétente ;
- est insuffisamment motivée et entachée d’un défaut d’examen de sa situation ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation au regard des dispositions de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.



Par un mémoire en défense enregistré le 28 octobre 2025, le préfet du Var conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. C... ne sont pas fondés.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales,
- l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique modifiée ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Harang, Président,
- les conclusions de M. Kiecken, rapporteur public,

Les parties n’étant ni présentes ni représentées.


Considérant ce qui suit :

1. M. C..., ressortissant algérien né le 20 mai 1986, est, selon ses déclarations, après être retourné en Algérie, entré pour la dernière fois en France au cours de l’année 2017. Il a fait l’objet d’un contrôle routier le 8 juin 2025, à la suite duquel il a été placé en garde à vue. Par un arrêté du même jour, le préfet du Var l’a obligé à quitter le territoire français sans délai. Le requérant demande l’annulation de cet arrêté.


Sur l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle provisoire :

2. M. C... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 12 novembre 2025, intervenue au cours de la présente instance. Par suite, ses conclusions à fin d’admission au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire sont devenues sans objet et il n’y a plus lieu d’y statuer.


Sur les conclusions à fin d’annulation :

3. Il ressort des pièces du dossier que M. C... a fait valoir, au cours de son audition du 8 juin 2025, l’existence de ses liens personnels et familiaux en France, notamment la présence de plusieurs membres de sa fratrie ainsi que son mariage avec Mme B..., ressortissante française, célébré le 24 mai 2025 sur la commune de Hyères. Toutefois, l’arrêté en litige ne tient pas compte de ces éléments et se limite à relever que M. C... ne justifie pas d’une vie familiale ancienne et intense. En outre, alors même que M. C... établit, notamment, par la production de son acte de mariage et des attestations de ses frères, l’existence de liens avec sa famille résidant en France, l’arrêté en litige retient qu’il ne peut se prévaloir de l’existence de liens personnels et familiaux sur le territoire. Par suite, le moyen tiré d’un défaut d’examen doit être accueilli.


4. Il résulte de tout ce qui précède que l’arrêté du 8 juin 2025 par lequel le préfet du Var a obligé M. C... à quitter le territoire français sans délai doit être annulé.


Sur les conclusions aux fins d’injonction :

5. Aux termes de l’article L.614-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, (…) l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas. ».


6. L’exécution du présent jugement implique nécessairement que le préfet du Var, ou tout préfet territorialement compétent, se prononce sur le droit de M. C... à un titre de séjour. Il y a lieu de lui enjoindre d’y procéder dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement et, dans l’attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours.


7. Le présent jugement implique également que le préfet compétent procède sans délai à la restitution du passeport de M. C....



D É C I D E :



Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la demande d’admission au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : L’arrêté du 8 juin 2025 du préfet du Var est annulé.

Article 3 : Il est enjoint au préfet du Var, ou à tout préfet territorialement compétent, d’examiner le droit de M. C... à un titre de séjour dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement et, dans l’attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours.

Article 4 : Il est enjoint au préfet du Var de restituer sans délai à M. C... son passeport.





Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A... C... et au préfet du Var.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 janvier 2026.


Le président-rapporteur,

L’assesseur le plus ancien,


Signé
Signé


Ph. HARANG

M. D...




La greffière,

Signé

CAILLEAUX


La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions