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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2502953

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2502953

mercredi 13 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2502953
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A C visant à suspendre la décision du maire de La Seyne-sur-Mer refusant une dérogation à la carte scolaire pour sa fille. Le juge a estimé que les moyens invoqués, notamment l'erreur d'appréciation liée à des contraintes professionnelles et familiales, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Sans se prononcer sur l'urgence ou la recevabilité de la requête, il a ordonné le rejet de la demande et des conclusions accessoires de la commune.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 juillet 2025, Mme B A C demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du 14 mai 2025 par laquelle le maire de la commune de La Seyne-sur-Mer a rejeté sa demande de dérogation à la carte scolaire, déposée pour sa fille.

Elle soutient que :

- sa demande de dérogation est justifiée par plusieurs contraintes, notamment professionnelles et familiales ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er août 2025, la commune de la Seyne-sur-Mer conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 500 euros soit mise à la charge de Mme A C, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient :

- à titre principal, que la requête est irrecevable, faute d'être conforme aux exigences posées par l'article R. 522-1 du code de justice administrative et d'avoir été présentée dans les délais ;

- à titre subsidiaire, que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Hélayel, conseiller, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement avertie du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Hélayel, juge des référés ;

- les observations de M. D, représentant la commune de La Seyne-sur-Mer.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par un courrier du 28 avril 2025, Mme A C a demandé le bénéfice d'une dérogation scolaire pour sa fille, afin que celle-ci soit scolarisée au sein du même établissement que son fils. Sa demande a été rejetée par un courrier du 14 mai 2025. Son recours gracieux a également été rejeté, le 20 juin 2025.

2. Les moyens invoqués par Mme A C à l'appui de sa demande de suspension, visés ci-dessus, ne paraissent pas, en l'état de l'instruction, propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

3. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition tenant à l'urgence ni de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que la requête doit être rejetée.

4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de La Seyne-sur-Mer présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E:

Article 1er : La requête de Mme A C est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de La Seyne-sur-Mer au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A C et à la commune de La Seyne-sur-Mer.

Fait à Toulon, le 13 aout 2025.

Le juge des référés,

Signé

D. Hélayel

La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier.

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