vendredi 22 août 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2503016 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CLEMENT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 juillet 2025, M. A C, représenté par Me Lefort, demande au juge des référés :
1°) de suspendre l'exécution de la décision du 19 février 2025 par laquelle le maire de Grimaud a refusé de faire usage de ses pouvoirs de police de l'urbanisme ;
2°) d'enjoindre au maire de Grimaud, dans un délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir et sous astreindre de 1 000 euros par jour de retard :
- de faire procéder à une visite du camping " Domaine du Golfe de Saint-Tropez " situé sur la parcelle cadastrée section AO n° 53, située 807 chemin des Vignaux à Grimaud ;
- de faire dresser un procès-verbal constatant les infractions aux dispositions du code de l'urbanisme, tenant notamment à l'installation d'environ 65 mobil-homes et à la création d'un parking de 3 820 mètres carrés ouvert au public sans permis d'aménager, ainsi qu'à l'imperméabilisation de près de 10 000 mètres carrés de terrain sans dispositif de gestion des eaux pluviales ;
- de transmettre sans délai ce procès-verbal au procureur de la République ;
- le cas-échéant, d'édicter un arrêté interruptif de travaux ;
3°) de " condamner à [lui] verser " la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
* S'agissant de l'urgence, la condition est remplie eu égard à son éventuelle responsabilité pénale en tant que bailleur, à la nécessité de clarifier la situation juridique de la parcelle AO 53 et de ses aménagements avant la fin du bail commercial, de prévenir les risques environnementaux liés à l'écoulement des eaux pluviales à la suite de l'imperméabilisation de 10 000 mètres carrés et à l'épuisement des autres voies de recours juridictionnelles ;
* S'agissant du doute sérieux :
- la décision attaquée est entachée d'erreur de droit et d'appréciation à l'aune des dispositions du e) de l'article R. 421-19 du code de l'urbanisme dès lors qu'entre 2008 et 2024, 65 mobil-homes supplémentaires ont été installés sur la parcelle sans autorisation d'urbanisme, portant le nombre total de mobil-homes à 105 ;
- elle est entachée d'erreur de droit et d'appréciation à l'aune du j) de l'article R. 421-19 du code de l'urbanisme dès lors qu'un parking ouvert au public de 3 820 mètres carrés pouvant accueillir plus de 120 véhicules a été créé sans autorisation d'urbanisme ;
- elle est entachée d'erreur de droit et d'appréciation à l'aune du a) de l'article R. 421-14 et du f) de l'article R. 421-23 du code de l'urbanisme dès lors que des travaux d'aménagement conduisant à l'imperméabilisation de près de 10 000 mètres carrés ont été réalisés sans autorisation d'urbanisme ni dispositif de gestion et de régulation des eaux pluviales ;
- elle est entachée d'erreur de droit dès lors que le maire a l'obligation en application de l'article L. 480-1 du code de l'urbanisme de constater et dresser un procès-verbal des infractions au code de l'urbanisme dont il a connaissance ;
- elle est entachée de détournement de pouvoir eu égard au changement radical de position du maire entre le courrier du 11 décembre 2024 et les courriers des 4 mars et 29 avril 2025, à son refus persistant d'intervenir et à sa qualification donnée de litige privé entre le bailleur et son locataire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 août 2025, la commune de Grimaud, représentée par Me Clément, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge du requérant la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle oppose une fin de non-recevoir tirée de l'irrecevabilité de la requête à l'aune de l'article R. 421-1 du code de justice administrative en l'absence d'existence de l'acte attaqué et fait valoir que la condition d'urgence n'est pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés n'est de nature à entraîner un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
Le 18 août 2025, la société par actions simplifiée Domaine du Golfe de Saint Tropez a produit des observations.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 29 juillet 2025 sous le numéro 2502999 par laquelle M. C demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 19 août 2025 en présence de Mme Aparicio, greffière d'audience, Mme B a lu son rapport et entendu :
- les observations de Me Lefort représentant M. C et tenant notamment, s'agissant de l'urgence, à la résolution judiciaire du bail commercial sur la parcelle AO 53 et à l'éventuelle responsabilité pénale du bailleur à l'issue du bail dans l'hypothèse de constructions et aménagements réalisés en infraction au code de l'urbanisme et, s'agissant du doute sérieux, à l'installation de 65 mobil-homes de 30 à 40 mètres carrés, à l'aménagement des voiries et réseaux afférents et à l'aménagement d'un parking sur la parcelle à l'extérieur de la barrière du camping ;
- et les observations de Me Clément, représentant la commune de Grimaud tenant notamment, premièrement, à l'irrecevabilité de la requête en raison de l'inexistence de la décision du 19 février 2025, deuxièmement, à l'absence d'urgence compte-tenu des délais de résolution du bail et de recours juridictionnels et à l'absence de responsabilité pénale du bailleur en l'absence d'infraction pénale et en raison de la prescription de l'action pénale à l'issue d'un délai de 6 ans et, dernièrement, à l'absence de doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée dès lors notamment que les mobil-homes supplémentaires sont indiqués dans le document de renouvellement de bail du 13 mai 2019, à l'absence d'ouverture au public du parc de stationnement créé et à l'annulation du procès-verbal de constat du 10 octobre 2024 à la suite de l'ordonnance du tribunal judiciaire de Draguignan du 16 avril 2025 ;
La société Domaine du Golfe de Saint Tropez n'étant ni présente ni représentée.
A l'issue de l'audience, la juge des référés a informé les parties que la clôture de l'instruction était différée au 20 août à 18h00 en application de l'article R. 522-8 du code de justice administrative.
Un mémoire a été présenté le 20 août 2025 par Me Lefort pour M. C.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courrier du 19 décembre 2024, reçu le 6 janvier 2025 en mairie de Grimaud, M. A C a demandé au maire de la commune de faire usage de ses pouvoirs de police administrative et de dresser un procès-verbal d'infraction sur la parcelle cadastrée section AO n° 53. Par un courrier du 4 mars 2025, le maire de la commune de Grimaud a explicitement rejeté la demande de M. C et refusé de faire usage de ses pouvoir de police administrative. Le requérant doit être regardé comme demandant la suspension de cette décision rejetant explicitement sa demande du 19 décembre 2024.
Sur la fin de non-recevoir :
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que par un courrier du 4 mars 2025, en réponse au courrier de M. C adressé le 19 décembre 2024 et reçu en mairie de Grimaud le 6 janvier 2025, le maire de Grimaud a explicitement rejeté la demande de M. C tendant à la constatation d'infractions sur la parcelle cadastrée section AO n° 53. Ainsi, le requérant doit être regardé comme demandant la suspension de l'exécution de la décision du 4 mars 2025 rejetant explicitement sa demande. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense et tirée de l'irrecevabilité de la requête à raison de l'inexistence de la décision du 19 février 2025 ne peut qu'être écartée. La requête est recevable.
Sur les conclusions à fin de suspension :
4. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". Aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. () ". Enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".
En ce qui concerne l'urgence :
5. Il résulte des dispositions de l'article L. 521-1 précité que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte-tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
6. Par un contrat du 2 décembre 2008, renouvelé le 13 mai 2019 jusqu'au 4 juin 2016, M. C, propriétaire de la parcelle en litige AO 53 a donné à bail la parcelle à la société Domaine du Golfe de Saint Tropez aux fins d'exploiter un camping. Il est constant et ressort des pièces du dossier, notamment des éléments produits et communiqués à l'issue de l'audience publique, que le bailleur a délivré au locataire un commandement le 26 juillet 2024 visant la clause résolutoire pour non-respect de divers engagements et qu'à la suite de renvois successifs, les cocontractants ont été convoqués à une audience judiciaire le 10 septembre 2025 aux fins de constater, le cas-échéant, l'exécution de la clause résolutoire. En outre, il ressort des termes du bail renouvelé que le bailleur est partiellement bénéficiaire de l'agrandissement du camping, l'augmentation du nombre de mobil-home ou d'habitation légère de loisir installée entraînant une augmentation du loyer au prorata. Enfin, il en ressort également, notamment des mentions relatives aux respect de la législation et de la règlementation en page 8 du contrat initial, que le locataire s'est engagé à assurer l'exploitation de son commerce selon les prescriptions légales, règlementaires et administratives auxquelles il est assujetti comprenant toutes les autorisations administratives qui s'avèreraient nécessaires pour l'aménagement, l'utilisation du bien immobilier et l'exercice de son activité. En outre, le contrat stipule expressément que " le bailleur ne pourra encourir aucune responsabilité en cas de refus ou de retard dans l'obtention de ces autorisations ". Ainsi, compte-tenu d'une part, de l'imminence de la résolution du bail portant sur la parcelle en litige et, d'autre part, de l'impossibilité d'exclure toute responsabilité pénale du bailleur à l'issue dudit bail dans le cadre de cette instance, la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative doit être regardée comme remplie.
En ce qui concerne le doute sérieux :
8. Aux termes de l'alinéa 3 de l'article L. 480-1 du code de l'urbanisme : " () Lorsque l'autorité administrative et, au cas où il est compétent pour délivrer les autorisations, le maire ou le président de l'établissement public de coopération intercommunale compétent ont connaissance d'une infraction de la nature de celles que prévoient les articles L. 480-4 et L. 610-1, ils sont tenus d'en faire dresser procès verbal. () ". L'article L. 480-4 du même code dispose que : " Le fait d'exécuter des travaux mentionnés aux articles L. 421-1 à L. 421-5 et L. 421-5-3 en méconnaissance des obligations imposées par les titres Ier à VII du présent livre et les règlements pris pour leur application ou en méconnaissance des prescriptions imposées par un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou par la décision prise sur une déclaration préalable est puni (). ". Enfin, l'article R. 421-19 du même code dispose que : " Doivent être précédés de la délivrance d'un permis d'aménager : () e) Le réaménagement d'un terrain de camping ou d'un parc résidentiel de loisirs existant, lorsque ce réaménagement a pour objet ou pour effet d'augmenter de plus de 10 % le nombre des emplacements ; (). ".
9. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 421-19 du code de l'urbanisme précité est de nature, en l'état de l'instruction, à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
11. Il résulte de ce qui précède que M. C est fondé à demander la suspension de l'exécution de la décision du 4 mars 2025 par laquelle le maire de la commune de Grimaud a refusé de faire usage de ses pouvoirs de police sur le fondement des dispositions de l'article L. 480-1 du code de l'urbanisme, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision.
12. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens soulevés n'est de nature, en l'état de l'instruction, à entraîner la suspension de l'exécution de la décision attaquée.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
13. Eu égard au motif de suspension retenu, il y a seulement lieu d'enjoindre au maire de Grimaud d'ordonner une visite des lieux à l'aune de la demande de M. C formulée le 19 décembre 2024 dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance et, le cas-échéant de dresser un procès-verbal d'infraction sur le fondement des dispositions de l'article L. 480-1 du code de l'urbanisme. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
14. Il ne résulte pas de l'instruction que des travaux sont en cours sur la parcelle AO 53 en litige, il y a par suite lieu de rejeter les conclusions d'injonction présentées afin que soit pris un arrêté interruptif de travaux sur le fondement de l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme.
Sur les frais d'instance :
15. En application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Grimaud la somme de 1 500 euros à verser à M. C au titre des frais d'instance. Ces mêmes dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge du requérant, qui n'est pas la partie perdante pour l'essentiel, la somme que demande la commune de Grimaud au titre des frais liés au litige. Enfin, ces mêmes dispositions font également obstacle à la demande présentée sur ce fondement par la société Domaine du Golfe de Saint Tropez qui n'est pas partie à l'instance.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution de la décision attaquée du maire de Grimaud en date du 4 mars 2025 est suspendue, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de la décision.
Article 2 : Il est enjoint au maire de Grimaud d'ordonner une visite du camping du Golfe de Saint Tropez situé sur la parcelle AO 53 à l'aune de la demande de M. C en date du 19 décembre 2024 et, le cas-échéant, de dresser procès-verbal d'infraction sur le fondement de l'article L. 480-1 du code de l'urbanisme, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 3 : La commune de Grimaud versera à M. C, la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C, à la commune de Grimaud et à la société par actions simplifiée Domaine du Golfe de Saint Tropez.
Fait à Toulon, le 22 août 2025.
Le juge des référés,
signé
H. B
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026