mercredi 6 août 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2503058 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LAGARDERE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 31 juillet 2025, Mme B C, représentée par Me Lagardère, demande, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative (CJA) :
1°) de suspendre l'exécution de la décision du 8 juillet 2025 par laquelle le préfet du Var a rejeté la demande de renouvellement de son titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet du Var de réexaminer sa situation dans un délai de 8 jours ;
3°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 300 euros à verser à Me Lagardère, son avocat, en application de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du CJA.
Elle soutient que :
- il y a urgence à statuer ;
- la décision méconnaît l'article L. 421-1, alinéa 3, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) dès lors qu'elle se trouve involontairement privée d'emploi.
Vu les autres pièces du dossier et la requête en annulation de la décision attaquée, enregistrée sous le n° 2503091.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif a désigné M. A pour statuer sur les demandes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C est une ressortissante malgache née, à Madagascar, le 17 juin 1994. Au motif qu'elle n'exerce plus d'activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée, le préfet du Var a, par la décision attaquée, rejeté la demande de renouvellement de sa carte de séjour temporaire (CST) portant la mention " salarié ".
2. L'article L. 521-1 du CJA prévoit : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".
3. L'article L. 522-3 du même code prévoit que le juge des référés peut rejeter une demande sans procédure contradictoire ni audience publique " lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée ".
4. La requérante soutient qu'elle se trouve involontairement privée d'emploi au sens et pour l'application de l'article L. 421-1, alinéa 3 du CESEDA qui prévoit que, dans une telle situation, la CST portant la mention " salarié " est prolongée d'un an.
5. Il ressort toutefois des pièces du dossier que la privation d'emploi en cause résulte d'une rupture conventionnelle du 19 juillet 2024 et, par conséquent, d'un accord auquel l'intéressée doit avoir consenti (CAA Nantes, 13 janvier 2023, n° 22NT01838, point 5).
6. Certes, la requérante fait valoir qu'elle a été " contrainte " de signer cette convention et elle peut donc être regardée comme soutenant que son consentement a été vicié. Néanmoins, l'article L. 1237-14, alinéa 4 du code du travail prévoit clairement qu'un litige concernant la convention de rupture relève de la compétence du conseil des prud'hommes et l'intéressée n'établit pas ni même n'allègue avoir porté un tel litige devant cette juridiction. La requérante ne saurait donc sérieusement soutenir devant le tribunal administratif qu'elle se trouve involontairement privée d'emploi. En l'absence de toute autre argumentation quant à la légalité de la décision attaquée, il apparaît dès lors manifeste que la demande en référé est mal fondée et, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'appliquer la procédure prévue à l'article L. 522-3 du CJA.
7. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il y ait lieu d'admettre la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, que la demande en référé doit être rejetée, y compris la demande au titre des frais liés au litige.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C.
Fait à Toulon le 6 août 2025.
Le juge des référés,
Signé
A. A
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en cheffe,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026