Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... contestant un refus de la commission de médiation DALO du Var. La requérante n’a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation du greffe. Cette omission constitue un défaut de respect des obligations prévues à l’article R. 412-1 du code de justice administrative. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
Texte intégral
Le président de la 1ère chambre,Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 août 2025, Mme A... B... demande au tribunal d’annuler une décision de la commission de médiation DALO du Var refusant de reconnaître sa demande comme prioritaire et urgente.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) Les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ».
2. Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ».
3. Mme B... ne produit pas la décision attaquée. Il lui a été demandé, par lettre du greffe du 14 août 2025, de régulariser sa requête dans un délai de quinze jours. Elle n’a pas produit ladite décision. Par suite la requête doit être rejetée comme manifestement irrecevable.
ORDONNE :
Article 1er : La requête est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Toulon, le 9 décembre 2025.
Le président de la 1ère chambre
Signé : J-M. PRIVAT
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière.