mercredi 17 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2503532 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | AHMED |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement n°2202549 en date du 28 mars 2025, devenu définitif, le tribunal a annulé l'arrêté du 28 mars 2022 par lequel le préfet du Var avait procédé au retrait de la carte de résident de M. B A. Le tribunal a également enjoint au préfet du Var de procéder au réexamen de la demande présentée par M. A tendant au renouvellement de sa carte de résident, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement. Le tribunal a aussi condamné l'Etat à verser la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un courrier, enregistré le 4 juillet 2025, M. A, représenté par Me Ahmed, a saisi le tribunal d'une demande tendant à l'exécution du jugement n°2202549 rendu le 28 mars 2025.
Il soutient que le préfet du Var n'a pas exécuté les conclusions à fins d'injonction ordonnées par ce jugement.
Une demande d'information a été adressée le 7 juillet 2025 au préfet du Var par le tribunal.
Par une ordonnance du 3 septembre 2025, le président du tribunal administratif de Toulon a ouvert une procédure juridictionnelle sous le n°2503532 en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement n°2202549 rendu le 28 mars 2025.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 septembre 2025, le préfet du Var conclut à ce que les moyens de la demande soient écartés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () ; 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () ".
2. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. /Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ".
3. Le président du tribunal administratif ou le magistrat délégué statuant comme juge de l'exécution peut constater par ordonnance prise sur le fondement du 3° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative que la mesure prescrite a été entièrement exécutée.
4. Il résulte des pièces communiquées qu'en exécution du jugement susvisé du 28 mars 2025, le préfet du Var a procédé au réexamen de la demande présentée par M. A. Ainsi, par arrêté du 6 août 2025, le préfet a rejeté sa demande de renouvellement de sa carte de résident et lui a accordé une autorisation provisoire de séjour. Le représentant de l'Etat a ainsi procédé à l'exécution du jugement du 28 mars 2025. S'il est particulièrement regrettable que le délai de deux mois imparti au préfet du Var pour procéder au réexamen de la demande de M. A n'ait pas été respecté, il n'y a donc pas lieu de statuer sur les conclusions en exécution présentées par l'intéressé.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions en exécution du jugement susvisé présentées par M. A.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au préfet du Var.
Fait à Toulon, le 17 septembre 2025.
Le président,
signé
JF. SAUTON
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier.
N°250353
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026