LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2503748

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2503748

mercredi 1 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2503748
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantHOFFMANN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension des décisions du 20 juin 2025 par lesquelles la commission académique du rectorat de Nice avait refusé l’autorisation d’instruction en famille pour trois enfants de la famille C... au titre de l’année scolaire 2025/2026. Les requérants invoquaient l’urgence et un doute sérieux sur la légalité des décisions, en raison d’une erreur manifeste d’appréciation et de nouveaux éléments, notamment un bilan psychologique. Le tribunal a considéré que la condition d’urgence n’était pas remplie, les requérants n’établissant pas de préjudice grave et immédiat, et qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité des refus. Les demandes d’injonction et de frais de justice ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

 

I. Par une requête n° 2503748, enregistrée le 17 septembre 2025, M. D... et Mme F... C..., représentés par Me Hoffmann, demandent au juge des référés :

 

1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision du 20 juin 2025 par laquelle la commission académique du rectorat de Nice a rejeté la demande d’autorisation d’instruction en famille de leur fille A... C... au titre de l’année scolaire 2025/2026 ;

 

2°) d’enjoindre au rectorat, sur le fondement de l’article L 761-1 du code de justice administrative de délivrer une autorisation d’instruction en famille pour leur fille A... C... pour l’année 2025-2026 sous astreinte de 100 euros par jour, après un délai de huit jours suivant la notification de l’ordonnance à intervenir ;

 

3°) de mettre à la charge de l’État la somme de 3 500 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

 

Ils soutiennent que :

- l’urgence est caractérisée dès lors que l’exécution de la décision préjudicie de manière grave et immédiate aux intérêts des enfants dont le cadre de vie est susceptible d’être bouleversé par la rentrée prochaine et qu’ils n’auront pas le temps suffisant de s’y préparer alors que la rentrée est fixée au 1er septembre 2025 ;

- le doute sérieux quant à la légalité de la décision est établi dès lors qu’elle est entachée d’erreur manifeste d’appréciation dès lors que Mme C... s’est formée et est diplômée en diverses techniques de pédagogies innovantes et adaptées, que les enfants sont épanouis, entourés de leur famille et d’amis, qu’il est important de ne pas séparer la fratrie permettant l’hétérogénéité des âges et qu’il n’y a aucune raison que l’instruction en famille ne puisse être envisagée pour A... dès lors qu’elle a été une réussite pour ses frères.

- Ils ont eu connaissance de nouveaux éléments qui sont de nature à modifier l’appréciation du juge des référés et, en particulier, un bilan établi par Mme G... E..., psychologue clinicienne, spécialiste en thérapies cognitives et comportementales.

 

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 septembre 2025, la rectrice de l’académie de Nice conclut au rejet de la requête.

 

Elle fait valoir que la situation d’urgence n’est pas caractérisée et qu’aucun des moyens soulevés n’est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

 

II. Par une requête n° 2503749, enregistrée le 17 septembre 2025, M. D... et Mme F... C..., représentés par Me Hoffmann, demandent au juge des référés :

 

1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision du 20 juin 2025 par laquelle la commission académique du rectorat de Nice a rejeté la demande d’autorisation d’instruction en famille de leur fils I... C... au titre de l’année scolaire 2025/2026 ;

 

2°) d’enjoindre au rectorat, sur le fondement de l’article L 761-1 du code de justice administrative de délivrer une autorisation d’instruction en famille pour leur fils I... C... pour l’année 2025-2026 sous astreinte de 100 euros par jour, après un délai de huit jours suivant la notification de l’ordonnance à intervenir ;

 

3°) de mettre à la charge de l’État la somme de 3 500 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761 1 du code de justice administrative.

 

Ils soutiennent que :

- l’urgence est caractérisée dès lors que l’exécution de la décision préjudicie de manière grave et immédiate aux intérêts des enfants dont le cadre de vie est susceptible d’être bouleversé par la rentrée prochaine et qu’ils n’auront pas le temps suffisant de s’y préparer alors que la rentrée est fixée au 1er septembre 2025 ;

 

- le doute sérieux quant à la légalité de la décision est établi dès lors qu’elle est entachée d’erreur manifeste d’appréciation à l’aune de l’article dès lors que Mme C... s’est formée et est diplômée en diverses techniques de pédagogies innovantes et adaptées et justifie d’un projet éducatif complet et adapté, que les enfants sont épanouis, entourés de leur famille et d’amis, qu’il est important de ne pas séparer la fratrie permettant l’hétérogénéité des âges.

- Ils ont eu connaissance de nouveaux éléments qui sont de nature à modifier l’appréciation du juge des référés et, en particulier, un bilan établi par Mme G... E..., psychologue clinicienne, spécialiste en thérapies cognitives et comportementales.

 

 

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 septembre 2025, la rectrice de l’académie de Nice conclut au rejet de la requête.

 

Elle fait valoir que la situation d’urgence n’est pas caractérisée et qu’aucun des moyens soulevés n’est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

 

 III. Par une requête n° 2503750, enregistrée le 17 septembre 2025, M. D... et Mme F... C..., représentés par Me Hoffmann, demandent au juge des référés :

 

1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision du 20 juin 2025 par laquelle la commission académique du rectorat de Nice a rejeté la demande d’autorisation d’instruction en famille de leur fils H... C... au titre de l’année scolaire 2025/2026 ;

 

2°) d’enjoindre au rectorat, sur le fondement de l’article L 761-1 du code de justice administrative de délivrer une autorisation d’instruction en famille pour leur fils H... C... pour l’année 2025-2026 sous astreinte de 100 euros par jour, après un délai de huit jours suivant la notification de l’ordonnance à intervenir ;

 

3°) de mettre à la charge de l’État la somme de 3 500 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761 1 du code de justice administrative.

 

Ils soutiennent que :

- l’urgence est caractérisée dès lors que l’exécution de la décision préjudicie de manière grave et immédiate aux intérêts des enfants dont le cadre de vie est susceptible d’être bouleversé par la rentrée prochaine et qu’ils n’auront pas le temps suffisant de s’y préparer alors que la rentrée est fixée au 1er septembre 2025 ;

 

- le doute sérieux quant à la légalité de la décision est établi dès lors qu’elle est entachée d’erreur manifeste d’appréciation à l’aune de l’article dès lors que Mme C... s’est formée et est diplômée en diverses techniques de pédagogies innovantes et adaptées et justifie d’un projet éducatif complet et adapté, que les enfants sont épanouis, entourés de leur famille et d’amis, qu’il est important de ne pas séparer la fratrie permettant l’hétérogénéité des âges et que l’instruction en famille a été bénéfique pour l’enfant H....

- Ils ont eu connaissance de nouveaux éléments qui sont de nature à modifier l’appréciation du juge des référés et, en particulier, un bilan établi par Mme G... E..., psychologue clinicienne, spécialiste en thérapies cognitives et comportementales.

 

 

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 septembre 2025, la rectrice de l’académie de Nice conclut au rejet de la requête.

 

Elle fait valoir que la situation d’urgence n’est pas caractérisée et qu’aucun des moyens soulevés n’est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

 

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- les requêtes enregistrées le 8 juillet 2025 sous les numéros 2502649, 2502650 et 2502651 par lesquelles M. et Mme C... demandent l’annulation des décisions attaquées.

 

Vu :

- le code de l’éducation ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

 

Le président du tribunal a désigné M. B... pour statuer sur les demandes de référé.

 

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

 

Ont étés entendus au cours de l’audience publique :

- le rapport de M. B...,

- les observations de Me Hoffmann représentant les requérants ;

Le rectorat n’étant ni présent ni représenté.

 

 

La clôture d’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.

 

 

Considérant ce qui suit :

 

1. Par un courrier du 19 mars 2025, M. et Mme C... ont formé une demande d’instruction en famille pour leurs enfants H..., I... et A..., âgés respectivement de 8, 6 et 3 ans. Par deux décisions du 14 avril 2025, la direction des services départementaux de l’éducation nationale du Var a refusé de délivrer ladite autorisation pour les enfants H... et I.... Le 20 juin 2025, le rectorat de l’académie de Nice a rejeté les deux recours préalables obligatoires formés le 30 avril 2025 par les époux C.... Par trois ordonnances du 24 juillet 2025 le juge des référés a rejeté les requêtes, n° 2502656, 2502657 et 2502658 présentées aux fins de suspension desdites décisions.

 

Sur la jonction :

 

2. Les requêtes n° 2503748, 2503749 et 2503750 présentées par M. et Mme C... présentent à juger les mêmes questions. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

 

Sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction :

 

3. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) ».

4. En l’état de l’instruction,  en exposant qu’ils ont eu connaissance d’informations qui sont de nature à modifier l’appréciation du juge des référés et, en particulier, un bilan établi par Mme G... E..., psychologue clinicienne, spécialiste en thérapies cognitives et comportementales, les requérants ne justifient pas d’un élément nouveau permettant de considérer que les moyens rejetés par ce juge des référés du tribunal dans son ordonnance du 24 juillet 2025 seraient désormais de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions incriminées. L’une des conditions mises à l’application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’étant pas remplie, il y a lieu, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur la condition d’urgence, de rejeter les conclusions aux fins de suspension et d’injonction des requêtes de M. et Mme C....

Sur les frais d’instance :

 5. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu’il soit mis à la charge de l’Etat, qui n’est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement d’une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

 

O R D O N N E :

 

Article 1er : Les requêtes de M. et Mme C... sont rejetées.

 

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D... et Mme F... C... et à la rectrice de l’académie de Nice.

 

Fait à Toulon le 1er octobre 2025.

 

Le Vice-président

Juge des référés,

signé

Ph. B...

 

La république mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions