LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2504146

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2504146

lundi 10 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2504146
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantLEGAL PERFORMANCES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un permis de construire modificatif délivré par le maire de Saint-Tropez. Les sociétés requérantes invoquaient des violations du plan local d'urbanisme (PLU) approuvé le 30 juin 2025, notamment sur la surface de plancher, la préservation des arbres et les distances aux limites séparatives. Le juge a estimé qu'aucun moyen n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu d'un certificat d'urbanisme délivré le 12 juin 2025, rendant inapplicable le nouveau PLU. La requête a été rejetée et les sociétés condamnées à verser 2 000 euros à la commune au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 8 octobre et 6 et 7 novembre 2025 les sociétés Trop Invest et Inter-Investissement, représentées par Me Billiottet, demandent au juge des référés :

1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de la décision du 29 juillet 2025 par laquelle le maire de Saint-Tropez a délivré un permis de construire modificatif (M03) à M. et Mme B... et A... C... sur un terrain sis Chemin de la Source Lot n°27 cadastré AX 106 et AY 49 ;

2°) de condamner ladite commune et les pétitionnaires à leur payer chacun et à chacune la somme de 1500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que :
Sur le doute sérieux quant à la légalité de l’acte : il est constitué car :
- la décision viole l’article UD1 du règlement du plan local d'urbanisme approuvé le 30 juin 2025 quant à la surface de plancher autorisée, quant à la préservation des arbres existants et quant à l’atteinte portée au caractère du site et au paysage environnant ;
- la décision viole l’article UD9 du même règlement du plan local d'urbanisme quant à la préservation des arbres existants notamment d’un pin parasol centenaire et quant à l’atteinte portée au caractère du site et au paysage environnant ;
- la décision viole l’article UD5 du même règlement du plan local d'urbanisme : la piscine et le local technique seront à moins de 4 m de la limite séparative du lot Inter-Investissement ; la terrasse sera à moins de 4 m de la limite séparative du lot Trop Invest.



Par des mémoires en défense, enregistrés les 6 et 7 juillet 2025, la commune de Saint-Tropez, représentée par Me Antoine, conclut au rejet de la requête et à la condamnation des requérantes à lui payer la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.


Elle fait valoir que :
- il n’y a pas de doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, notamment car les pétitionnaires étant bénéficiaires d’un certificat d’urbanisme délivré le 12 juin 2025 le règlement du plan local d'urbanisme applicable est celui antérieur à celui invoqué par les requérantes.

Vu :
- la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier ;
- la requête au fond.

Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le plan local d’urbanisme en vigueur ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Privat, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique du 7 novembre 2025 :
- le rapport de M. Privat, juge des référés ;
- les observations de Me Billiottet pour les requérantes ;
- les observations de Me Boiron-Bertrand pour la défenderesse.

Les parties ayant été informées que l’instruction sera close à l’issue de l’audience en application des dispositions de l’article R. 522-8 du code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ».

2. Compte tenu du certificat d’urbanisme délivré le 12 juin 2025 en l’état de l’instruction aucun des moyens invoqués par les sociétés requérantes n’est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Par suite, elles ne sont pas fondées à en demander la suspension d’exécution.

Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative :

3. Les dispositions susvisées font obstacle à ce que la défenderesse, qui n’est pas dans la présente instance la partie tenue aux dépens ou la partie perdante, soit condamnée à payer aux requérantes quelque somme que ce soit, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, dans les circonstances de l’espèce, de condamner les sociétés Trop Invest et Inter-Investissement à payer la somme de 2 000 euros à la commune de Saint-Tropez au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


ORDONNE

Article 1er : La requête est rejetée.

Article 2 : Les sociétés Trop Invest et Inter-Investissement sont condamnées à payer la somme de 2 000 euros à la commune de Saint-Tropez au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée aux sociétés Trop Invest et Inter-Investissement, à la commune de Saint-Tropez et à M. et Mme B... et A... C....



Fait à Toulon, le 10 novembre 2025.




Le vice-président désigné

Signé

J-M. PRIVAT



La République mande et ordonne au préfet du Var, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions