Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., qui demandait à la juridiction d’intervenir auprès de l’Agence nationale des titres sécurisés pour obtenir des plaques d’immatriculation françaises pour un véhicule acheté en Belgique. Le juge a estimé que ces conclusions ne constituaient ni un recours en annulation contre une décision administrative, ni une demande indemnitaire, et qu’il n’appartient pas au juge administratif de se substituer à l’administration. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 décembre 2025, M. B... A... doit être regardé comme demandant au tribunal d’intervenir dans le litige l’opposant à l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) afin de lui permettre d’obtenir des plaques d’immatriculation françaises pour un véhicule acheté en Belgique.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D’une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) ; 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
2. D’autre part, aux termes de l’article R. 421-1 de ce code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d’une somme d’argent, elle n’est recevable qu’après l’intervention de la décision prise par l’administration sur une demande préalablement formée devant elle (…) ».
3. Si M. A... demande au tribunal d’intervenir auprès de l’ANTS afin de lui permettre de régulariser la situation administrative de son véhicule, de telles conclusions ne constituent pas des conclusions à fin d’annulation à l’encontre d’une décision administrative déterminée ou à fin de versement d’une indemnité en réparation d’un préjudice. Par suite, et alors qu’il n’appartient pas au juge administratif de faire acte d’administrateur, de telles conclusions sont irrecevables et ne peuvent qu’être rejetées.
4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A... doit être rejetée en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Toulon, le 19 janvier 2026.
Le président de la 3ème chambre
Signé
Ph. HARANG
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière.