jeudi 20 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2002369 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET ASTORIA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, des mémoires et des pièces complémentaires enregistrés les 2 et 25 octobre 2020, 31 décembre 2020, 5 juillet 2021 et 16 août 2021, M. F D et Mme A E demandent au tribunal d'annuler la non-opposition à déclaration préalable n° DP 017369 19 E0085 délivrée à M. G B par arrêté du 13 janvier 2020 du maire de Saint-Martin-de-Ré pour la réalisation, sur la parcelle cadastrée AD 66, de la rénovation et de l'extension d'une annexe.
Ils soutiennent que :
- la date de l'affichage de l'arrêté litigieux mentionnée sur le panneau placé sur la résidence du pétitionnaire est erronée ;
- l'arrêté vise à la fois la délibération du 6 mars 2001 approuvant le plan d'occupation des sols de la commune et les délibérations du conseil communautaire des 16 mai 2019 et 13 août 2019 arrêtant le projet de plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi), les dispositions applicables ne pouvant être cumulatives ;
- l'arrêté est entaché d'erreur de fait dès lors que le projet ne porte pas sur la rénovation et l'extension d'une annexe, seule la construction d'un abri de jardin ayant été accordée au préalable, mais sur une construction faisant passer la surface habitable de l'édifice de jardin de 1,47 à 6,16 m2 ;
- l'arrêté attaqué méconnaît les articles Ua 5 et UAa du règlement du PLUi ;
- le projet méconnaît les dispositions du règlement du PLUi concernant les constructions par rapport aux limites séparatives et celles relatives à la hauteur maximale ;
- le projet compromet la qualité paysagère du site et ne respecte pas les dispositions de l'article 2 Ud du règlement du PLUi ;
- le pétitionnaire n'a pas sollicité de permis de démolir l'abri de jardin ;
- le dossier déposé par le pétitionnaire est incomplet dès lors que le plan des façades n'est pas côté, les dimensions du projet ne sont pas fournies, il manque une photographie et le dossier ne comportait pas le DP3, le DP5 et le DP 6, les DP 2, 4 et 6 étant insuffisamment précis ;
- le projet méconnaît l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme ;
- les règles du plan d'occupation des sols (POS) ancien concernant la zone UB doivent être prises en compte comme celles issues des lois ALUR et ELAN ;
- le cahier des charges du lotissement, applicable nonobstant le PLUi en vigueur, n'a pas été respecté ;
- les mémoires présentés par M. B sont irrecevables dès lors que la commune doit être regardée comme ayant acquiescé aux faits ;
- leur requête est recevable dès lors qu'ils sont voisins immédiats du projet et les délais de recours ne peuvent leur être opposés du fait de l'affichage irrégulier de l'arrêté contesté.
Par des mémoires en défense enregistrés les 23 décembre 2020, 1er juin 2021 et 18 juillet 2021, M. G B, représentée par Me Léron, conclut :
1°) au rejet de la requête ;
2°) à ce que, le cas échéant, le tribunal fasse application des articles L. 600-5 ou l. 600-5-1 du code de l'urbanisme ;
3°) à ce que la somme de 3 500 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors, d'une part, qu'elle est dirigée contre l'arrêté de non-opposition à déclaration préalable et non contre la décision rejetant le recours gracieux, lequel n'est pas produit, et, d'autre part, que les requérants ne justifient pas d'un intérêt à agir ;
- à titre subsidiaire, aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par un mémoire en défense enregistré le 18 août 2021, la commune de Saint-Martin-de-Ré, représentée par Me Constantini, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 4 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le mémoire produit par la commune avant la date de clôture de l'instruction fait obstacle à l'application de l'article L. 612-2 du code de justice administrative ;
- la requête est irrecevable dès lors que les requérants ne justifient ni avoir accompli les formalités requises par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ni d'un intérêt à agir suffisant ;
- à titre subsidiaire, aucun des moyens soulevés n'est fondé.
La clôture de l'instruction a été fixée au 1er octobre 2021 par ordonnance du 17 août 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- les conclusions de M. Plas, rapporteur public,
- et les observations de Me Constantini, représentant la commune de Saint-Martin-de-Ré.
Considérant ce qui suit :
1. M. B est propriétaire, dans la commune de Saint-Martin-de-Ré, d'une maison d'habitation implantée sur un terrain cadastré AD 66, situé n°12 passage de la barrière du Murier et d'une superficie de 122 m2. M. D et Mme E sont propriétaires de la parcelle mitoyenne AD 65 située au n°14 de ce passage. Ils ont demandé, par courrier du 28 juillet 2020, le retrait de la non-opposition à déclaration préalable n° DP 017369 19 E0085 délivrée à M. B par arrêté du maire du 13 janvier 2020 pour la réalisation, sur la parcelle AD 66, de la rénovation et de l'extension d'une annexe, demande qui a fait l'objet d'une décision implicite de rejet. Par la présente requête, M. D et Mme E demandent l'annulation de l'arrêté précité du 13 janvier 2020.
Sur les mémoires du pétitionnaire :
2. En vertu de l'article R. 612-3 du code de justice administrative, lorsqu'une des parties appelées à produire un mémoire dans le cadre de l'instruction n'a pas respecté le délai qui lui a été imparti à cet effet, le président de la formation de jugement du tribunal administratif peut lui adresser une mise en demeure. Aux termes de l'article R. 612-6 du même code : " Si, malgré une mise en demeure, la partie défenderesse n'a produit aucun mémoire, elle est réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans les mémoires du requérant ".
3. Les requérants soutiennent que la commune doit être regardée comme ayant acquiescé aux faits dès lors qu'elle n'a pas respecté le délai imparti par la mise en demeure adressée par le tribunal pour produire un mémoire en défense et que, par suite, les mémoires du pétitionnaire doivent être écartés. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la commune de Sainte-Marie-de-Ré a produit un mémoire en défense enregistré le 18 août 2021, soit avant la clôture de l'instruction fixée au 1er octobre 2021 par ordonnance du 17 août 2021. Dans ces conditions, elle ne saurait être regardée comme ayant acquiescé aux faits exposés par les requérants. Par suite, et en tout état de cause, le moyen doit être écarté.
Sur les conclusions en annulation :
4. En premier lieu, les requérants soutiennent que l'affichage de la décision litigieuse sur le terrain d'assiette des travaux n'a pas été réalisé le 13 janvier 2020, aucun affichage n'ayant été effectué pendant au moins neuf mois, et que la mesure, qui serait antérieure à la date de sa transmission à la préfecture de la Charente-Maritime, comporterait une mention erronée de la surface à démolir. Toutefois, ces circonstances, à supposer même qu'elles soient établies, sont en l'espèce sans influence sur la légalité de l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen doit être écarté.
5. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que la demande de M. B a été instruite et l'arrêté attaqué du 13 janvier 2020 délivré au regard des dispositions prévues par le plan local d'urbanisme de la commune. La circonstance que l'arrêté vise les délibérations du conseil municipal de Saint-Martin-de-Ré des 6 mars 2001 et 16 décembre 2016 approuvant et modifiant le POS de la commune ainsi que la délibération du 17 décembre 2019 approuvant le PLUi de l'Ile de Ré est ainsi sans influence sur la légalité de la mesure.
6. En troisième lieu, l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme précise : " Le projet architectural comprend également : a) Le plan des façades et des toitures ; lorsque le projet a pour effet de modifier les façades ou les toitures d'un bâtiment existant, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; / b) Un plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain ; lorsque les travaux ont pour effet de modifier le profil du terrain, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; / c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; / d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse ". La circonstance que le dossier de déclaration préalable ou de demande de permis ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité l'autorisation qui a été accordée que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
7. Le dossier de demande de permis de construire comporte la pièce DP4, soit un plan des façades et des toitures, lequel n'avait pas à être coté. En outre, le plan de masse DP2 comporte les dimensions du projet et une photographie de la construction à modifier était jointe à la demande. Dans ces conditions, alors qu'aucune photographie dans le paysage lointain ne pouvait être jointe s'agissant d'une parcelle enclavée, aucune branche du moyen tiré de l'incomplétude du dossier ne vient démontrer que l'appréciation portée par l'autorité administrative aurait été faussée. Le moyen ne peut donc qu'être écarté.
8. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier que le projet litigieux consiste, d'une part, en la rénovation d'un abri de jardin d'une superficie initiale de 1,47 m2, situé en fond de parcelle et séparé de la maison d'habitation du pétitionnaire d'une surface habitable de 52,70 m2, et, d'autre part, en l'extension de cet abri par la création d'une surface supplémentaire de 4,69 m2 dans l'objectif d'en faire une buanderie pouvant servir de bureau. Par suite, au regard notamment des caractéristiques et des dimensions du projet et alors même qu'il prévoirait l'installation d'un WC et d'un lavabo, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que l'arrêté attaqué est entaché d'erreur de fait au motif que le projet ne porterait pas sur la rénovation et l'extension d'une construction annexe.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 421-3 du code de l'urbanisme : " Les démolitions de constructions existantes doivent être précédées de la délivrance d'un permis de démolir lorsque la construction relève d'une protection particulière définie par décret en Conseil d'Etat ou est située dans une commune ou partie de commune où le conseil municipal a décidé d'instaurer le permis de démolir ". Aux termes de l'article R. 421-28 du même code : " Doivent en outre être précédés d'un permis de démolir les travaux ayant pour objet de démolir ou de rendre inutilisable tout ou partie d'une construction : / a) Située dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable classé en application de l'article L. 631-1 du code du patrimoine ; () ".
10. Il ressort des pièces du dossier que les travaux ayant fait l'objet de la déclaration de travaux en litige nécessitent la transformation de l'abri de jardin préexistant et ne peuvent s'apparenter à une démolition dont l'ampleur et l'atteinte au caractère utilisable de la construction nécessiteraient que soit déposée une demande de permis de démolir. Par suite, le moyen tiré de ce que le projet comporterait des démolitions ni déclarées ni autorisées doit être écarté.
11. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 153-24 du code de l'urbanisme : " Lorsque le plan local d'urbanisme porte sur un territoire qui n'est pas couvert par un schéma de cohérence territoriale approuvé, () il est publié et transmis à l'autorité administrative compétente de l'Etat dans les conditions définies aux articles L. 2131-1 et L. 2131-2 du code général des collectivités territoriales. / Il devient exécutoire à l'issue d'un délai d'un mois à compter de sa transmission à l'autorité administrative compétente de l'Etat ".
12. Il ressort des pièces du dossier que la délibération du 17 décembre 2019 approuvant le PLUi de l'Ile de Ré, dont le territoire n'est pas couvert par un schéma de cohérence territoriale (SCOT), est devenu exécutoire postérieurement à l'arrêté attaqué du 13 janvier 2020. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des articles Ua5 et Ua6 et de l'article 2 Ud du règlement du PLUi de l'Ile de Ré doivent être écartés comme inopérants.
13. En septième lieu, aux termes de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme : " Par dérogation à l'article R. 611-7-1 du code de justice administrative, et sans préjudice de l'application de l'article R. 613-1 du même code, lorsque la juridiction est saisie d'une requête relative à une décision d'occupation ou d'utilisation du sol régie par le présent code, ou d'une demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant une telle décision, les parties ne peuvent plus invoquer de moyens nouveaux passé un délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense. Cette communication s'effectue dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article R. 611-3 du code de justice administrative. ".
14. En l'espèce, le premier mémoire en défense a été communiqué aux parties le 29 décembre 2020, les requérants en ayant accusé réception le 31 décembre 2020. Ainsi, les moyens nouveaux invoqués dans les mémoires complémentaires de M. D et de Mme E enregistrés les 5 juillet 2021 et 16 août 2021, selon lesquels le dossier déposé par le pétitionnaire ne comportait pas le DP3 alors que le DP5 et le DP 6, les DP 2, 4 et 6 étaient insuffisamment précis, le projet méconnaît l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, les règles du plan d'occupation des sols ancien concernant la zone UB, celles issues des lois ALUR et ELAN et celles du cahier des charges du lotissement n'ont pas été respectées, sont, en tout état de cause, irrecevables.
15. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir soulevées en défense, que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté attaqué du 13 janvier 2020.
Sur les frais liés au litige :
16. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. D et de Mme E, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le versement à chacun des défendeurs, soit la commune de Saint-Martin-de-Ré et M. B, de la somme de 600 euros.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D et Mme E est rejetée.
Article 2 : M. D et Mme E verseront à la commune de Saint-Martin-de-Ré ainsi qu'à M. B une somme de 600 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. F D et Mme A E, à M. G B et à la commune de Saint-Martin-de-Ré.
Délibéré après l'audience du 6 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Le Méhauté, président,
M. Lacaïle, premier conseiller,
M. Bureau, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 octobre 2022.
Le rapporteur,
Signé
P. C
Le président,
Signé
A. LE MEHAUTELa greffière,
Signé
G. FAVARD
La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme, La greffière en chef par intérim,
Signé
G. FAVARD
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026