lundi 3 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2101051 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CAZAMAJOUR & URBANLAW |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 15 avril et 13 décembre 2021, la société Nexity IR Programmes Loire, représentée par Me Durand, demande au tribunal:
1°) d'annuler l'arrêté n° PC 17300 200062 du 29 octobre 2020 par lequel le maire de La Rochelle lui a refusé le permis de construire demandé le 10 avril 2020 ;
2°) d'annuler la décision du 16 février 2021 par laquelle la préfète de région a rejeté le recours administratif présenté le 30 décembre 2020 à l'encontre de l'avis de l'Architecte des bâtiments de France du 16 juillet 2020 ;
3°) d'annuler la décision du 28 février 2021 du maire de La Rochelle par lequel il a rejeté le recours gracieux formé le 30 décembre 2020 à l'encontre de l'arrêté du 29 octobre 2020 pour les motifs autres que celui tiré de l'avis défavorable de l'Architecte des bâtiments de France ;
4°) d'enjoindre au maire de La Rochelle de délivrer le permis de construire sollicité dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
5°) de condamner la commune de La Rochelle, d'une part, et l'Etat, d'autre part, à lui verser chacun une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 octobre 2021, la préfète de la région Nouvelle-Aquitaine, représentée par la SELAS d'avocats Cazamajour et Urbanlaw, conclut au rejet de la requête et demande que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la société Nexity IR Programmes Loire en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 octobre 2021, la commune de La Rochelle, représentée par la SCP d'avocats Brossier-Carré-Joly conclut au rejet de la requête et demande que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la société Nexity IR Programmes Loire en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 14 mars 2023, la société Nexity Ir Programmes Loire déclare se désister de sa requête.
Par un mémoire, enregistré le 24 mars 2023, la commune de La Rochelle prend acte du désistement mais maintient ses conclusions en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1.Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements () ".
2.Le désistement de la société Nexity Ir Programmes Loire est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la société Nexity IR Programmes Loire la somme demandée par la commune de La Rochelle au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Nexity IR Programmes Loire.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de La Rochelle au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Nexity IR Programmes Loire, à la commune de La Rochelle et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée à la préfète de la région Nouvelle-Aquitaine, préfète de la Gironde.
Fait à Poitiers, le 3 avril 2023.
Le président,
Signé
A. LE MEHAUTE
La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chacun en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
G. FAVARD
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026