jeudi 16 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2101372 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SCP BOUYSSOU & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 25 mai et 27 décembre 2021, Mme B A, représentée par Me Gentilhomme, demande au tribunal :
1°) d'annuler la délibération du 25 mars 2021 approuvant la révision du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Georges-de-Didonne ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Georges-de-Didonne une somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761 1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la réunion du conseil municipal s'est tenue dans des conditions contraires aux dispositions des articles L. 2121-7 et L. 2121-18 du code général des collectivités territoriales ;
- la convocation des conseillers municipaux était irrégulière dès lors qu'il n'est pas démontré qu'elle ait été adressée à chacun d'entre eux ;
- la convocation des conseillers municipaux était irrégulière en raison du caractère insuffisant de l'information qui leur a été communiquée ;
- le classement des parcelles en espaces verts paysagers urbains est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- le classement des parcelles de la requérante en tant qu'espaces proches du rivage est illégal à raison de l'illégalité entachant sur ce point le schéma de cohérence territoriale (SCOT) de Royan Atlantique, n'est pas compatible avec le SCOT et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par des mémoires en défense enregistrés les 8 octobre 2021 et 14 janvier 2022, la commune de Saint-Georges-de-Didonne, représentée par la SCP Bouyssou et associés, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 500 euros soit mise à la charge de la requérante en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient :
- à titre principal, que la requête est irrecevable ;
- à titre subsidiaire, qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
La clôture de l'instruction a été fixée au 24 février 2022 par ordonnance du même jour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- la loi n° 2020-1379 du 14 novembre 2020 ;
- la loi n° 2021-160 du 15 février 2021 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Dumont,
- les conclusions de M. Lacaïle, rapporteur public,
- et les observations de Me Guranna, représentant Mme A, et de Me Izembard, représentant la commune de Saint-Georges-de-Didonne.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A est propriétaire dans la commune de Saint-Georges-de-Didonne d'une maison d'habitation et de plusieurs terrains non-bâtis implantés sur les parcelles (ANO)AC 719, AC 247, AC 249 et AC 696(ANO). Par une requête enregistrée le 25 mai 2021, elle demande l'annulation de la délibération du 25 mars 2021 approuvant la révision du plan local d'urbanisme de la commune.
Sur les conclusions en annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2121-7 du code général des collectivités territoriales : " () Le conseil municipal se réunit et délibère à la mairie de la commune. Il peut également se réunir et délibérer, à titre définitif, dans un autre lieu situé sur le territoire de la commune, dès lors que ce lieu ne contrevient pas au principe de neutralité, qu'il offre les conditions d'accessibilité et de sécurité nécessaires et qu'il permet d'assurer la publicité des séances ". Aux termes de l'article L. 2121-18 du même code : " Les séances des conseils municipaux sont publiques ". Aux termes de l'article 6 de la loi du 14 novembre 2020 autorisant la prorogation de l'état d'urgence sanitaire et portant diverses mesures de gestion de la crise sanitaire : " " I. - Aux fins de lutter contre la propagation de l'épidémie de covid-19, lorsque le lieu de réunion de l'organe délibérant ne permet pas d'assurer sa tenue dans des conditions conformes aux règles sanitaires en vigueur, le maire, le président de l'organe délibérant d'une collectivité territoriale ou le président d'un groupement de collectivités territoriales peut décider de réunir l'organe délibérant en tout lieu, dès lors que ce lieu ne contrevient pas au principe de neutralité, qu'il offre les conditions d'accessibilité et de sécurité nécessaires et qu'il permet d'assurer la publicité des séances.() / II. - Aux fins de lutter contre la propagation de l'épidémie de covid-19, le maire, le président de l'organe délibérant d'une collectivité territoriale ou le président d'un groupement de collectivités territoriales peut décider, pour assurer la tenue de la réunion de l'organe délibérant dans des conditions conformes aux règles sanitaires en vigueur, que celle-ci se déroulera sans que le public soit autorisé à y assister ou en fixant un nombre maximal de personnes autorisées à y assister. Le caractère public de la réunion est réputé satisfait lorsque les débats sont accessibles en direct au public de manière électronique. / Lorsqu'il est fait application du premier alinéa du présent II, il est fait mention de cette décision sur la convocation de l'organe délibérant. / III. - Les I et II du présent article sont applicables jusqu'au terme de l'état d'urgence sanitaire déclaré par le décret n° 2020-1257 du 14 octobre 2020 déclarant l'état d'urgence sanitaire et prorogé dans les conditions prévues à l'article L. 3131-14 du code de la santé publique. Aux termes de l'article 2 de la loi n° 2021-160 du 15 février 2021, " L'état d'urgence sanitaire déclaré par le décret n° 2020-1257 du 14 octobre 2020 déclarant l'état d'urgence sanitaire est prorogé jusqu'au 1er juin 2021 inclus. "
3. D'une part, il résulte de la combinaison de l'ensemble des dispositions précitées que jusqu'à la date du 1er juin 2021, le maire d'une commune pouvait décider, aux fins de lutter contre la propagation de l'épidémie de covid-19, de réunir le conseil municipal dans un autre lieu que la mairie.
4. En l'espèce, la commune de Saint-Georges-de-Didonne précise que le conseil municipal s'est tenu dans la salle panoramique du centre culturel et non dans les locaux de la mairie dès lors que, seule cette salle, compte tenu de sa taille, permettait d'assurer le respect des règles sanitaires alors en vigueur. Il ressort des pièces du dossier que cette salle dispose effectivement d'une taille conséquente permettant le respect des règles sanitaires, la circonstance que ces règles n'aient pas été respectées de manière effective par l'ensemble des conseillers municipaux étant sans influence sur la légalité de la décision prise par le maire de convoquer le conseil municipal dans un autre lieu que la mairie.
5. D'autre part, sur le fondement des dispositions précitées de l'article 6 de la loi du 14 novembre 2020, le maire de Saint-Georges-de-Didonne a décidé d'interdire l'accès du public à la séance du conseil municipal du 25 mars 2021. Il est constant que les débats de ce conseil municipal se tenant à huis clos n'ont pas été rendus accessibles en direct au public de manière électronique en méconnaissance des dispositions précitées relatives à la publicité des débats.
6. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie. En l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'impossibilité pour le public de suivre en direct sur internet les débats du conseil municipal aurait exercé une influence sur le sens de la délibération, laquelle a été adoptée à l'unanimité, ou aurait privé la requérante d'une garantie dès lors que les débats ont été rendus publics dès le lendemain du conseil municipal.
7. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles L. 2121-7 et L. 2121-18 du code général des collectivités territoriales n'est pas fondé et doit, dès lors, être écarté.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 2121-10 du code général des collectivités territoriales : " Toute convocation est faite par le maire. Elle indique les questions portées à l'ordre du jour. Elle est mentionnée au registre des délibérations, affichée ou publiée. Elle est transmise de manière dématérialisée ou, si les conseillers municipaux en font la demande, adressée par écrit à leur domicile ou à une autre adresse. ". Aux termes de l'article L. 2121-12 du même code : " Dans les communes de 3 500 habitants et plus, une note explicative de synthèse sur les affaires soumises à délibération doit être adressée avec la convocation aux membres du conseil municipal / () / Le délai de convocation est fixé à cinq jours francs. En cas d'urgence, le délai peut être abrégé par le maire sans pouvoir être toutefois inférieur à un jour franc () ".
9. D'une part, il ressort des pièces du dossier que les convocations à la séance du conseil municipal du 25 mars 2021 ont été adressées par le maire, de manière dématérialisée, aux membres de l'assemblée délibérante le 18 mars précédent, dans le respect du délai de cinq jours francs fixé par les dispositions précitées et que ces derniers en ont accusé réception.
10. D'autre part, il résulte des dispositions précitées de l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales que, dans les communes de 3 500 habitants et plus, la convocation aux réunions du conseil doit être accompagnée d'une note explicative de synthèse portant sur chacun des points de l'ordre du jour. Le défaut d'envoi de cette note ou son insuffisance entache d'irrégularité la délibération prise, à moins que le maire, ou le président du conseil de l'établissement, n'ait fait parvenir aux membres du conseil, en même temps que la convocation, les documents leur permettant de disposer d'une information adéquate pour exercer utilement leur mandat. Cette obligation, qui doit être adaptée à la nature et à l'importance des affaires, doit permettre aux intéressés d'appréhender le contexte ainsi que de comprendre les motifs de fait et de droit des mesures envisagées et de mesurer les implications de leurs décisions.
11. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que, dans le respect du délai de cinq jours francs précité, les conseillers municipaux ont été mis en mesure, par l'intermédiaire d'un lien internet, de télécharger les pièces utiles, dont une note de synthèse, relatives à l'examen du projet de délibération portant approbation de la révision du plan local d'urbanisme de la commune. Cette note rappelle les principales orientations du projet d'aménagement et de développement durables. Elle présente les modifications apportées au projet initial de plan local d'urbanisme arrêté par le conseil municipal le 27 juin 2017, pour tenir compte du jugement rendu par le tribunal administratif de Poitiers le 6 juin 2019. Enfin, elle présente également les modifications apportées suite aux avis des personnes publiques associées, aux conclusions du commissaire enquêteur ainsi qu'aux observations recueillies au cours de l'enquête publique. Enfin, la commune fait valoir sans être contredite que l'ensemble des documents composant le projet de plan local d'urbanisme ont été mis à la disposition des conseillers municipaux, par l'intermédiaire d'un lien de téléchargement mais également dans les locaux de la mairie et il n'est pas démontré que l'un d'eux aurait demandé la communication de pièces ou documents nécessaires à son information et qu'il y aurait été fait obstacle.
12. Par suite, le moyen tiré du caractère insuffisant de l'information communiquée aux conseillers municipaux en méconnaissance des dispositions des articles L. 2121-10 et L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales doit être écarté.
13. En troisième lieu, selon l'article L. 151-23 du code de l'urbanisme : " Le règlement peut identifier et localiser les éléments de paysage et délimiter les sites et secteurs à protéger pour des motifs d'ordre écologique, notamment pour la préservation, le maintien ou la remise en état des continuités écologiques et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation. Lorsqu'il s'agit d'espaces boisés, il est fait application du régime d'exception prévu à l'article L. 421-4 pour les coupes et abattages d'arbres. / Il peut localiser, dans les zones urbaines, les terrains cultivés et les espaces non bâtis nécessaires au maintien des continuités écologiques à protéger et inconstructibles quels que soient les équipements qui, le cas échéant, les desservent. ". Il résulte de ces dispositions que le législateur a explicitement doté l'autorité planificatrice d'un outil lui permettant de localiser, dans les zones urbaines, les terrains non bâtis nécessaires au maintien des continuités écologiques à protéger et de déroger pour ce motif au principe de constructibilité qui s'attache au classement en zone urbaine. Une interdiction de toute construction sur ce fondement ne peut être imposée que s'il s'agit du seul moyen permettant d'atteindre l'objectif poursuivi.
14. En l'espèce, le projet d'aménagement et de développement durables comporte une orientation générale " paysage " qui prévoit de maintenir et protéger les espaces boisés significatifs et/ou structurants et de valoriser les espaces verts. Il comporte également une orientation relative à la préservation ou la remise en bon état des continuités écologiques, laquelle prévoit que le plan local d'urbanisme doit préserver et favoriser la nature en ville. Suivant ces orientations, le rapport de présentation du plan local d'urbanisme prévoit une protection des espaces boisés sur le fondement de l'article L. 151-23 précité du code de l'urbanisme au sein des quartiers de Vallières et de Suzac. Au sein de la zone UD, ces espaces verts protégés ont fait l'objet d'un zonage spécifique et le règlement prévoit que les constructions y sont en principe interdites.
15. Il ressort des pièces du dossier que les parcelles de la requérante, situées au sein du quartier de Vallières, sont totalement boisées et ne sont pas construites et qu'une continuité écologique existe entre ces parcelles et les autres parcelles de la zone également protégées à raison de leur caractère boisé, nonobstant la circonstance que ces espaces boisés n'aient pas été identifiés en tant que trame verte par le schéma régional de cohérence écologique. Dans ces circonstances, et alors que l'interdiction de construire sur ces parcelles constitue le seul moyen d'assurer le maintien de leur caractère totalement boisé, la commune de Saint-Georges-de-Didonne n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en classant les parcelles de la requérante en espaces verts paysagers urbains, eu égard à leurs caractéristiques, à leur situation et aux objectifs poursuivis par la commune tels qu'ils sont décrits au point 14 du présent jugement.
16. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme : " L'extension limitée de l'urbanisation des espaces proches du rivage ou des rives des plans d'eau intérieurs désignés au 1° de l'article L. 321-2 du code de l'environnement est justifiée et motivée dans le plan local d'urbanisme, selon des critères liés à la configuration des lieux ou à l'accueil d'activités économiques exigeant la proximité immédiate de l'eau. / Toutefois, ces critères ne sont pas applicables lorsque l'urbanisation est conforme aux dispositions d'un schéma de cohérence territoriale ou d'un schéma d'aménagement régional ou compatible avec celles d'un schéma de mise en valeur de la mer. "
17. D'une part, un plan local d'urbanisme, s'il doit être compatible avec un schéma de cohérence territoriale, n'en constitue cependant pas une mesure d'application. Dès lors, la requérante ne peut utilement exciper de l'illégalité du schéma de cohérence territoriale de Royan Atlantique à l'encontre de la délibération du conseil municipal approuvant la révision du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Georges-de-Didonne.
18. D'autre part, si la requérante semble soutenir que le plan local d'urbanisme, en identifiant ses parcelles en tant qu'espaces proches du rivage serait incompatible avec le schéma de cohérence territoriale de Royan Atlantique en tant qu'il expose que la commune de Saint-Georges-de-Didonne dispose de paysages urbains littoraux linéaires, ce moyen n'est pas assorti des précisions permettant d'une apprécier la portée. En tout état de cause, dès lors que, comme le reconnaît elle-même la requérante dans ses écritures, le schéma de cohérence territoriale a identifié en espaces proches du rivage une zone de la commune de Saint-Georges-de-Didonne incluant ses parcelles, elle n'est pas fondée à soutenir que le plan local d'urbanisme serait sur ce point incompatible avec le schéma de cohérence territoriale.
19. Enfin, l'objectif d'urbanisation limitée visé par l'article L. 121-13 précité du code de l'urbanisme implique que soit retenu dans sa totalité, comme espace proche du rivage, un territoire dont le développement urbain forme un ensemble cohérent. Si le critère de co-visibilité est à prendre en compte pour la définition d'un tel espace proche du rivage, il n'implique cependant pas que chacune des parcelles situées au sein de cet espace soit située en co-visibilité avec la mer, dès lors que ces parcelles ne peuvent être séparées de l'ensemble cohérent dont elles font partie.
20. En l'espèce, il ressort du rapport de présentation que, pour définir les espaces proches du rivage, les auteurs du plan local d'urbanisme ont combiné plusieurs critères : la co-visibilité depuis l'estuaire, l'appartenance au domaine des " Dunes littorales " et les caractéristiques des quartiers concernés (quartiers balnéaires de type pavillonnaire et comportant des boisements de pins). Le plan local d'urbanisme retient ainsi, en tant qu'espace proche du rivage, un territoire de la commune qui forme un ensemble cohérent. Dans ces circonstances, la commune de Saint-Georges-de-Didonne n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en qualifiant d'espaces proches du rivage les parcelles de la requérante, même si elles se situent à 700 mètres du rivage, dès lors qu'il est constant qu'elles sont incluses dans un ensemble cohérent, le quartier du parc de Vallières, qualifié comme tel en combinant les critères précités.
21. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la délibération du 25 mars 2021 du conseil municipal de la commune de Saint-Georges-de-Didonne approuvant la révision du plan local d'urbanisme.
Sur les frais liés au litige :
22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Saint-Georges-de-Didonne, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par la requérante sur ce fondement. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge de Mme A la somme de 1 200 euros à verser à la commune au titre de ces mêmes dispositions.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Mme A versera à la commune de Saint-Georges-de-Didonne la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la commune de Saint-Georges-de-Didonne.
Délibéré après l'audience du 26 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Le Méhauté, président,
Mme Boutet, première conseillère,
Mme Dumont, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 novembre 2023.
La rapporteure,
G. DUMONT
Le président,
A. LE MÉHAUTÉ La greffière,
G. FAVARD
La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Pour le greffier en chef,
La greffière
Signé
G. FAVARD
N ° 210137
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026