jeudi 26 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2101606 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET ARZEL & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 17 juin 2021, 11 décembre 2021 et 21 février 2022, Mme C B demande au tribunal d'annuler le permis de construire n° PC 16097 21 W0009 délivré le 15 avril 2021 par le maire de Cherves-Richemont à M. et Mme A pour la construction d'un garage pour deux voitures au (ANO)7 rue des Capucines(ANO).
Elle doit être regardée comme soutenant que :
- l'arrêté attaqué a été pris en méconnaissance des caractéristiques de la zone UB du plan local d'urbanisme (PLU) ;
- il a été pris en méconnaissance des dispositions de l'article UA 11 du PLU ;
- la construction lui causera une perte d'ensoleillement, un préjudice visuel et une perte de valeur vénale.
Par un mémoire en défense enregistré le 15 novembre 2021, la commune de Cherves-Richemont conclut au rejet de la requête. Elle fait valoir que les moyens invoqués sont infondés.
Par un mémoire en défense enregistré le 31 janvier 2022, M. A, représenté par Me Bouyssi, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable, faute pour la requérante de justifier d'un intérêt à agir ;
- le moyen de la requête est infondé.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bureau,
- les conclusions de M. Lacaïle, rapporteur public,
- les observations de Me Bouyssi, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a déposé, le 22 février 2021, une demande de permis de construire portant sur la construction d'un garage pour deux voitures au (ANO)7 rue des Capucines(ANO) sur le territoire de la commune de Cherves-Richemont. Par un arrêté du 15 avril 2021, le maire de Cherves-Richemont a accordé le permis de construire. Par la présente requête, Mme B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, la requérante ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article UA 11 du PLU relatif à l'aspect extérieur des constructions et à l'aménagement de leurs abords, dès lors qu'il ressort des pièces du dossier que le projet litigieux est implanté en zone UB du PLU.
3. En deuxième lieu, l'article UB 1 du règlement du PLU prévoit que les " constructions sont édifiées soit en ordre continu, soit en ordre semi-continu et implantées en recul par rapport à l'alignement des voies ". Si la requérante se prévaut de la " bonne harmonie des lieux " qui nécessiterait une implantation au fond de la propriété, le moyen n'est pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien- fondé.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article A 424-8 du code de l'urbanisme : " () Le permis est délivré sous réserve du droit des tiers : il vérifie la conformité du projet aux règles et servitudes d'urbanisme. Il ne vérifie pas si le projet respecte les autres réglementations et les règles de droit privé. Toute personne s'estimant lésée par la méconnaissance du droit de propriété ou d'autres dispositions de droit privé peut donc faire valoir ses droits en saisissant les tribunaux civils, même si le permis respecte les règles d'urbanisme. ".
5. Il résulte de ces dispositions que le permis de construire, délivré sous réserve des droits des tiers, a pour seul objet d'assurer la conformité des travaux qu'il autorise avec la réglementation d'urbanisme. Il s'ensuit que les circonstances, invoquées par Mme B, tirées de la perte d'ensoleillement, du préjudice visuel et de la perte de valeur vénale, sont sans incidence sur la légalité de l'arrêté en litige.
6. Il résulte de ce tout qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du maire de Cherves-Richemont du 15 avril 2021.
Sur les frais liés au litige :
7. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme B la somme de 1 200 euros à verser à M. A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Mme B versera à M. A la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B, à M. D A et à la commune de Cherves-Richemont.
Délibéré après l'audience du 12 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Le Méhauté, président,
Mme Dumont, première conseillère,
M. Bureau, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 octobre 2023.
Le rapporteur,
V. BUREAU
Le président,
A. LE MEHAUTE
La greffière,
G. FAVARD
La République mande et ordonne à la préfète de la Charente en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
G. FAVARD
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026