lundi 27 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2102068 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | DROUINEAU 1927 |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 août 2021, Mme A B, représentée par Me Sanzalone, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 décembre 2020 par lequel le directeur de l'établissement d'hébergement de personnes âgées dépendantes (EHPAD) de Surgères l'a radiée des cadres pour abandon de poste ;
2°) de condamner l'EHPAD de Surgères à lui verser la somme de 15 000 euros au titre de la réparation du préjudice qu'elle a subi ;
3°) de mettre à la charge de l'EHPAD de Surgères la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
-la décision attaquée a été prise au terme d'une procédure irrégulière, dès lors que la mise en demeure ne précise pas la date à laquelle elle devait reprendre son travail mais seulement celle de la visite médicale préalable à cette reprise, dont la convocation n'est d'ailleurs pas jointe au courrier de mise en demeure ;
- elle est illégale en raison du vice d'incompétence affectant la mise en demeure, en l'absence de délégation de pouvoir adéquate à sa signataire ;
-elle est entachée d'erreurs de fait, dès lors que l'établissement a refusé de la réintégrer dans son poste le 19 octobre 2020 au mépris des conclusions des visites médicales qu'elle a passées depuis 2017 et du certificat médical de reprise établi par son médecin traitant, qu'elle n'a pas été convoquée à la visite médicale prévue le 14 octobre 2020, ni à celle du 21 octobre 2020, qu'elle n'a pas pu recevoir le courrier de convocation à la troisième visite médicale du 18 novembre 2020, qui a été refusé au seul motif qu'il a été envoyé à une mauvaise adresse, et qu'elle n'a pas reçu le courrier la convoquant à une autre visite médicale de reprise le 3 décembre 2020, faute d'avoir été en mesure de le récupérer auprès de la Poste ;
- l'établissement a toujours refusé, à tort, de la réintégrer sur son poste de travail depuis l'année 2017, seul le harcèlement exercé à son encontre justifiant l'absence de prise en compte par l'EHPAD de sa volonté de " retrouver un poste de travail " ;
- elle n'a jamais exprimé d'une quelconque manière la volonté d'abandonner son poste, et s'est même rendu à une expertise médicale organisée dans le cadre de la procédure de contrôle de son aptitude devant le comité médical départemental, qui s'est poursuivie après la date à laquelle elle a été radiée des cadres pour abandon de poste.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 septembre 2023, l'EHPAD de Surgères, représenté par la SCP Drouineau 1927, conclut au rejet de la requête, et à ce que la somme de 1 200 euros soit mise à la charge de Mme B en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- à titre principal, les conclusions indemnitaires présentées par Mme B sont irrecevables, en l'absence de réclamation préalable formée devant lui, et les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 11 décembre 2020 sont également irrecevables au motif de leur tardiveté ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gibson-Théry,
- les conclusions de Mme Bréjeon, rapporteure publique ;
- et les observations de Me de La Rocca, substituant la SCP Drouineau 1927, représentant l'EHPAD de Surgères.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B a été titularisée le 3 mai 2002 en qualité d'infirmière diplômée d'Etat au sein de l'EHPAD de Surgères. Elle a été placée en congé de maladie imputable au service pour les périodes du 26 janvier 2015 au 28 février 2015, puis du 27 mars 2015 au 30 avril 2015, à la suite d'un accident de service survenu le 26 janvier 2015. Elle a, par la suite, été placée en congé de maladie d'office par un arrêté du 14 octobre 2019, alors qu'elle était en congé de maladie depuis le mois de juillet 2017. Entre le 14 octobre 2020 et le 18 novembre 2020, elle a été successivement convoquée à trois visites médicales de reprise auxquelles elle ne s'est pas présentée. Par un courrier recommandé avec avis de réception postal du 24 novembre 2020, elle a été mise en demeure de reprendre son service le 3 décembre 2020, en se présentant au préalable à une autre visite médicale de reprise. Elle ne s'y est pas présentée, et a fait l'objet d'une décision de radiation des cadres pour abandon de poste datée du 11 décembre 2020, dont elle demande l'annulation. Elle sollicite également l'indemnisation du préjudice qu'elle estime avoir subi pour un montant de 15 000 euros.
Sur la recevabilité des conclusions à fin d'indemnisation :
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision () / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ". La condition tenant à l'existence d'une décision de l'administration doit être regardée comme remplie si, à la date à laquelle le juge statue, l'administration a pris une décision, expresse ou implicite, sur une demande formée devant elle, régularisant ce faisant la requête.
3. Si Mme B demande, en se fondant sur la circonstance, au demeurant non établie, que l'EHPAD refuserait de la réintégrer, la condamnation de cet établissement à lui verser la somme de 15 000 euros au titre d'un préjudice dont elle ne précise pas la nature, hormis le préjudice financier correspondant à une prime annuelle non versée qu'elle évalue à 2 000 euros, elle ne démontre pas avoir préalablement saisi l'EHPAD d'une demande d'indemnisation d'un tel préjudice. Par suite, ses conclusions indemnitaires, irrecevables, doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. Une mesure de radiation des cadres pour abandon de poste ne peut être régulièrement prononcée que si l'agent concerné a, préalablement à cette décision, été mis en demeure de rejoindre son poste ou de reprendre son service dans un délai approprié qu'il appartient à l'administration de fixer. Une telle mise en demeure doit prendre la forme d'un document écrit, notifié à l'intéressé, l'informant du risque qu'il encourt d'une radiation des cadres sans procédure disciplinaire préalable. Lorsque l'agent ne s'est pas présenté et n'a fait connaître à l'administration aucune intention de reprendre son service avant l'expiration du délai fixé par la mise en demeure et en l'absence de toute justification d'ordre matériel ou médical, présentée par l'agent, de nature à expliquer le retard qu'il aurait eu à manifester une telle intention, l'administration est en droit d'estimer que le lien avec le service a été rompu du fait de l'intéressé.
5. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que la mise en demeure écrite résulte du courrier du 24 novembre 2020, envoyé en recommandé avec avis de réception postal, qui mettait en demeure l'intéressée de reprendre son service, en se présentant à une visite médicale de reprise, le jeudi 3 décembre suivant, au service santé au travail, et qui était accompagné d'une convocation médicale, distincte, datée du 23 novembre 2020. Ce courrier, qui, contrairement à ce que la requérante allègue, n'est pas fondé uniquement sur " le pli refusé " du 5 novembre 2020, précise que " l'ensemble des circonstances précédentes sont de nature à faire présumer une rupture du lien avec le service ", et qu'une radiation des cadres pourra être prononcée en cas " d'absence injustifiée à cette visite médicale, terme du délai posé par la mise en demeure ". Dès lors, Mme B a été mise en demeure de " reprendre son service ", fût-ce en commençant par une visite de reprise. Par suite, le moyen tiré de ce que la date de reprise du travail ne serait pas précisée dans le courrier de mise en demeure adressé à Mme B, auquel la convocation à la visite médicale ne serait pas jointe, manque en fait, et doit être écarté.
6. En deuxième lieu, à supposer même que, par la voie de l'exception, Mme B eût pu soulever, à l'encontre de la décision de radiation des cadres attaquée, un vice d'incompétence affectant la mise en demeure qui en constitue la base légale, et qui, dépourvue de la mention des voies et délais de recours, n'était pas devenue définitive à la date d'introduction de sa requête, il ressort des pièces du dossier que Mme C disposait, en tout état de cause, d'une délégation de signature lui permettant de signer cette mise en demeure. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité de la décision en litige en raison du vice d'incompétence entachant la mise en demeure doit être écarté comme manquant en fait.
7. En troisième lieu, d'une part, si Mme B soutient que l'EHPAD de Surgères aurait refusé de la réintégrer dans son poste le 19 octobre 2020 alors qu'elle a présenté un certificat médical de reprise établi par son médecin traitant indiquant qu'elle pouvait reprendre son travail à mi-temps thérapeutique et sous réserves de divers aménagements de poste, il ressort des pièces du dossier, et n'est pas contesté, qu'elle a été convoquée, par un courrier du 30 septembre 2020 mettant fin à son placement en congé de maladie d'office, à une visite médicale de reprise le 14 octobre 2020, avant de pouvoir réintégrer son poste le 19 octobre suivant, et qu'elle ne s'est pas rendu à cette visite médicale. Dans ces conditions, et alors qu'il est loisible à l'employeur public de subordonner la reprise du travail à une visite médicale de reprise auprès du médecin de prévention, Mme B ne peut sérieusement soutenir que l'établissement a refusé, à tort, de la réintégrer dans son poste d'infirmière le 19 octobre 2020, ni que le pli du 30 septembre 2020 aurait dû contenir un document distinct du courrier portant convocation à la visite médicale de reprise demandée.
8. D'autre part, à supposer même que, comme la requérante l'allègue, elle n'aurait pas fixé par téléphone une visite médicale de reprise le 21 octobre 2020, il ressort des pièces du dossier qu'elle a, en tout état de cause, été convoquée à une autre visite médicale pour le 18 novembre 2020, par un courrier du 5 novembre 2020 envoyé en recommandé avec avis de réception postal, que les services postaux ont mentionné comme ayant été refusé par son destinataire. Si elle soutient que le pli a été " refusé " au motif que l'adresse du destinataire était inexacte, en raison d'une erreur de numéro de rue, il ressort toutefois de l'enveloppe, qu'elle produit elle-même, que l'absence de remise de ce pli ne résulte pas, contrairement à ce qu'elle invoque, d'une erreur d'adressage, auquel cas les services postaux auraient mentionné que le " destinataire [était] inconnu à l'adresse ", mais bien de ce que le pli a été " refusé par le destinataire " le 12 novembre 2020, soit avant la date de visite prévue.
9. Ensuite, il ressort des pièces du dossier que le courrier du 24 novembre 2020 mettant en demeure Mme B de reprendre son travail le 3 décembre 2020, en se présentant à une nouvelle visite médicale de reprise, a été présenté par les services postaux le 26 novembre 2020, sans qu'il ait pu être remis, et sans que le pli n'ait été par la suite réclamé. Elle est donc réputée l'avoir réceptionné le 26 novembre 2020, contrairement à ce qu'elle allègue.
10. Enfin, si Mme B invoque les circonstances, à les supposer établies, que son mari n'a pas été en mesure de récupérer un pli à sa place au mois de décembre 2020, alors qu'il était à leur domicile, faute de procuration valide, et que le facteur aurait indiqué qu'il " repasserait ", elles sont sans influence sur la date à laquelle le courrier du 11 décembre 2020 l'informant de sa radiation des cadres pour abandon de poste est réputé lui avoir été remis, soit le 16 décembre 2020, dès lors qu'elle a disposé d'un délai de quinze jours à compter de cette date pour se rendre au bureau de poste adéquat, mentionné sur l'avis, afin de prendre possession du pli en litige. Dans ces conditions, aucune erreur de fait ne peut être reprochée à l'EHPAD dans la procédure de radiation pour abandon de poste qu'il a conduite à l'égard de Mme B.
11. En quatrième lieu, aux termes de l'article 41-1 de la loi du 9 janvier 1986 alors en vigueur : " Après un congé de maladie, un congé de longue maladie ou un congé de longue durée, les fonctionnaires peuvent être autorisés à accomplir un service à temps partiel pour raison thérapeutique, accordé pour une période de trois mois renouvelable dans la limite d'un an pour une même affection. / Après un congé pour accident de service ou maladie contractée dans l'exercice des fonctions, le travail à temps partiel pour raison thérapeutique peut être accordé pour une période maximale de six mois renouvelable une fois. / La demande d'autorisation de travailler à temps partiel pour raison thérapeutique est présentée par le fonctionnaire accompagnée d'un certificat médical établi par son médecin traitant. Elle est accordée après avis favorable concordant du médecin agréé par l'administration () ".
12. Si Mme B soutient que l'établissement a toujours refusé de la réintégrer sur son poste de travail depuis l'année 2017, au mépris de sa volonté de " retrouver un poste de travail ", seul le harcèlement exercé à son encontre par l'EHPAD pouvant justifier un tel refus, elle se borne à produire, au soutien de ces allégations, des courriers écrits de sa main en septembre 2019 adressés à l'hôpital relevant que l'établissement aurait refusé une reprise de son travail à mi-temps thérapeutique et sous réserves des aménagements validés par la médecine du travail, une fiche de visite médicale du 2 octobre 2019 du service de santé au travail concluant à son aptitude à reprendre son poste sous réserve d'aménagements, et un courrier de son conseil du 20 octobre 2019 adressé au directeur adjoint de l'établissement indiquant l'inapplicabilité des dispositions citées au point précédent à la situation de Mme B, au motif que la demande de reprise à mi-temps thérapeutique n'émane pas d'elle-même mais de la médecine du travail. Toutefois, il ressort des courriers mêmes qu'elle a écrits en septembre 2019 qu'elle exigeait une reprise de son travail aux conditions posées par la médecine du travail. Dès lors, les dispositions de l'article 41-1 de la loi du 9 janvier 1986 précitées sont applicables à Mme B, dont le mi-temps thérapeutique devait recueillir, outre l'avis favorable de son médecin traitant, celui d'un médecin agréé. Toutefois, il ressort du courrier précité du 20 octobre 2019 que Mme B a refusé qu'un médecin agréé soit consulté pour obtenir son avis sur sa demande de mi-temps thérapeutique. Dans ces conditions, Mme B, qui a été placée d'office en congé de maladie à compter du 16 octobre 2019 à titre conservatoire par une décision du 14 octobre 2019, puis convoquée, par le courrier précité du 30 septembre 2020 mettant fin à ce congé, à une visite médicale de reprise le 14 octobre 2019, n'établit pas que l'EHPAD de Surgères aurait refusé de la réintégrer depuis 2017 ni qu'il aurait commis des agissements tendant à la harceler.
13. En cinquième lieu, pour démontrer qu'elle n'avait pas l'intention d'abandonner son poste, la requérante se prévaut, d'une part, du certificat médical de son médecin traitant du 12 octobre 2020, mentionnant son aptitude au travail à certaines conditions, et, d'autre part, de la candidature qu'elle a déposée pour travailler, en qualité d'infirmière, à l'hôpital de La Rochelle. Toutefois, ces circonstances ne permettent pas de justifier les absences de la requérante aux multiples visites médicales de reprise auxquelles elle a été convoquée entre les mois d'octobre et décembre 2020, démontrant qu'elle a d'elle-même adopté une posture de refus de reprendre son activité professionnelle. A cet égard, est sans influence la circonstance, pour inappropriée qu'elle soit, que la procédure de contrôle de son aptitude devant le comité médical départemental se soit poursuivie postérieurement à la date à laquelle elle a été radiée des cadres pour abandon de poste.
14. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions présentées par Mme B à fin d'annulation de l'arrêté du 11 décembre 2020 par lequel le directeur de l'EHPAD de Surgères l'a radiée des cadres pour abandon de poste doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'EHPAD de Surgères, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme B demande au titre des frais qu'elle a exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de Mme B la somme demandée par l'EHPAD de Surgères au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par l'EHPAD de Surgères sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à l'établissement d'hébergement de personnes âgées dépendantes de Surgères.
Délibéré après l'audience du 9 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Cristille, président,
Mme Thèvenet-Bréchot, première conseillère,
Mme Gibson-Théry, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 novembre 2023.
La rapporteure,
Signé
S. GIBSON-THERY
Le président,
Signé
P. CRISTILLELa greffière,
Signé
N. COLLET
La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef par intérim,
La greffière,
N. COLLET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026