jeudi 7 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2102515 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | BALTAZAR |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée sous le n° 2102515 et des mémoires, enregistrés le 29 septembre 2021 et le 28 septembre 2023, M. C B, représenté par Me Baltazar, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le directeur du centre de détention de Bédenac a rejeté sa demande formée le 8 juin 2021 de reconnaissance d'imputabilité au service du décès de M. A B survenu le 19 janvier 2019 ;
2°) d'enjoindre au directeur du centre de détention de Bédenac de réexaminer sa demande dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'il existe manifestement un lien direct entre l'accident de M. A B survenu le 19 janvier 2019 et le service.
Par un mémoire en défense enregistré le 1er septembre 2023, le garde des sceaux, ministre de la justice, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable pour défaut d'intérêt à agir des requérants ;
- aucun des moyens n'est fondé.
Une pièce a été produite le 13 février 2024 par le garde des sceaux, ministre de la justice, qui n'a pas été communiquée.
II. Par une requête enregistrée sous le n° 2200047, M. C B, Mme F B, M. D B et M. E B, représentés par Me Baltazar, demandent au tribunal dans le dernier état de leurs écritures :
1°) de condamner l'Etat à leur verser la somme de 49 249 euros chacun au titre des préjudices qu'ils ont subis en lien avec le décès de M. A B imputable au service ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à chacun des requérants en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la responsabilité de l'Etat doit être engagée sans faute et pour faute en raison du décès de M. A B imputable au service ;
- ils ont subi des préjudices relatifs aux frais d'obsèques d'un montant de 582,21 euros chacun, des pertes de revenu d'un montant de 38 666,804 euros chacun et un préjudice d'affectation d'un montant de 10 000 euros chacun.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 octobre 2023, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- il n'y a pas lieu d'engager la responsabilité de l'Etat ;
- les préjudices invoqués ne sont pas établis.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- le décret n°82-453 du 28 mai 1982 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Boutet,
- les conclusions de M. Lacaïle, rapporteur public,
- et les observations de Me Lagarde, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. Par la requête n° 2102515, M. C B demande l'annulation de la décision implicite par laquelle le directeur du centre de détention de Bédenac a rejeté sa demande formée le 8 juin 2021 de reconnaissance d'imputabilité au service du décès de son père, M. A B, premier surveillant au centre de détention de Bédenac, survenu sur son lieu de travail le 19 janvier 2019. Par la requête n° 2200047, l'épouse et les trois enfants de M. A B, Mme F B, M. C B, M. D B et M. E B, demandent l'indemnisation des préjudices qu'ils ont subis en lien avec cet accident de travail pour un montant de 49 249 euros chacun.
2. Les requêtes n° 2102515 et 2200047 de Mme F B, M. C B, M. D B et M. E B présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur l'étendue du litige :
3. Si le silence gardé par l'administration fait naître une décision implicite de rejet qui peut être déférée au juge de l'excès de pouvoir, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement se substitue à la première décision. Il en résulte que des conclusions à fin d'annulation de cette première décision doivent être regardées comme dirigées contre la seconde.
4. Il ressort des pièces du dossier que, par décision du 8 février 2023, la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Bordeaux a pris une décision explicite de refus d'imputabilité au service du décès de M. A B. Dans ces conditions, les conclusions de M. C B tendant à l'annulation de la décision implicite de refus d'imputabilité au service doivent être regardées comme dirigées contre la décision confirmative du 8 février 2023.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
5. A supposer même que la décision refusant l'imputabilité au service du décès de M. A B n'aurait eu aucun impact direct sur la situation juridique et patrimoniale de son fils, M. C B, ce dernier a intérêt à agir à l'encontre de cette décision qui est de nature à générer un préjudice moral lui faisant grief. La fin de non-recevoir opposée à ce titre par le ministre de la justice doit, par suite, être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
6. Un accident survenu sur le lieu et dans le temps du service, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par un fonctionnaire de ses fonctions ou d'une activité qui en constitue le prolongement normal présente, en l'absence de faute personnelle ou de toute autre circonstance particulière détachant cet évènement du service, le caractère d'un accident de service. Il en va ainsi lorsqu'un suicide ou une tentative de suicide intervient sur le lieu et dans le temps du service, en l'absence de circonstances particulières le détachant du service. Il en va également ainsi, en dehors de ces hypothèses, si le suicide ou la tentative de suicide présente un lien direct avec le service. Il appartient dans tous les cas au juge administratif, saisi d'une décision de l'autorité administrative compétente refusant de reconnaître l'imputabilité au service d'un tel geste, de se prononcer au vu des circonstances de l'espèce.
7. M. A B, premier surveillant au centre de détention de Bédenac, a été découvert, le 19 janvier 2019 vers 21h30, pendu au niveau de la grille des locaux de nuit des gradés par un surveillant de son équipe. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du rapport d'enquête du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail du département de la Charente-Maritime daté de septembre 2020, qu'au cours des trois derniers mois précédant ces faits et le jour même du décès, aucun évènement particulier n'a attiré l'attention de la direction de l'établissement ou de ses collègues sur des difficultés d'ordre professionnel ou personnel qu'aurait rencontré M. B, qui était reconnu de l'avis général comme un très bon professionnel. Le rapport d'enquête relève toutefois, d'une part, que la famille de M. B a indiqué qu'il traversait une grave crise dans son couple depuis deux mois et qu'il insistait pour quitter la maison familiale et demander une mutation pour rejoindre l'un de ses fils et, d'autre part, que l'établissement dans lequel exerçait M. B connaissait un " climat social compliqué " lié à la baisse des effectifs, notamment des premiers surveillants, entrainant une dégradation de leurs conditions de travail attestée par l'augmentation du nombre de rappels sur temps de repos et des heures supplémentaires. Le rapport d'enquête relève également que le jour de son passage à l'acte, le 19 janvier 2019, M. B avait, selon ses proches, quitté le domicile familial particulièrement contrarié d'avoir été rappelé sur un temps de repos prévu un week-end où il accueillait l'un de ses fils venu G et que, toujours selon ses proches, il tenait depuis novembre 2018 des propos négatifs sur son travail, critiquant de plus en plus l'établissement qu'il voulait quitter au plus vite. Si la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Bordeaux indique dans la décision explicite de refus d'imputabilité datée du 8 février 2023, qu'elle dispose d'informations du parquet selon lesquelles M. B aurait laissé une lettre qui ne faisait mention d'aucun lien avec le milieu professionnel et où ne figuraient que des motifs d'ordre personnel et familial, l'administration n'apporte aucun élément permettant d'en justifier dans le cadre de l'instance et ne s'en prévaut pas dans ses écritures. Ainsi, bien qu'il soit constant que M. B rencontrait des difficultés d'ordre personnel dans sa vie de couple, celles-ci ne permettent pas de caractériser, compte tenu des conditions dans lesquelles le suicide de M. B est intervenu sur le lieu et dans le temps du service, des circonstances particulières susceptibles de détacher cet acte du service.
8. Il résulte de tout ce qui précède que la décision du 8 février 2023 par laquelle la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Bordeaux a refusé de reconnaitre l'imputabilité au service du décès de M. A B doit être annulée, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite de rejet de la demande d'imputabilité, qui est en tout état de cause inopérant.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
9. Dès lors que le présent jugement statue sur les conclusions indemnitaires présentées par les ayants-droits de M. A B, il n'y a pas lieu d'enjoindre à l'administration de réexaminer la demande l'imputabilité au service du décès de M. A B. Les conclusions à fin d'injonction présentées à ce titre par M. C B doivent, par suite, être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
10. Les pensions des ayants cause d'un fonctionnaire décédé doivent être regardées comme ayant pour objet de réparer les pertes de revenus résultant du décès du fonctionnaire. Les dispositions des articles L. 38 et suivants du code des pensions civiles et militaires de retraite, qui instituent ces pensions, déterminent forfaitairement la réparation à laquelle les ayants cause d'un fonctionnaire décédé à la suite d'un accident de service ou d'une maladie professionnelle peuvent prétendre, au titre de ce préjudice, dans le cadre de l'obligation qui incombe aux collectivités publiques de garantir leurs agents contre les risques que ces derniers peuvent courir dans l'exercice de leurs fonctions. Ces dispositions ne font en revanche obstacle ni à ce que les ayants cause du fonctionnaire décédé, qui subissent des préjudices patrimoniaux d'une autre nature ou des préjudices personnels, obtiennent de la personne publique qui l'employait, même en l'absence de faute de celle-ci, une indemnité complémentaire réparant ces chefs de préjudice, ni à ce qu'une action de droit commun pouvant aboutir à la réparation intégrale de l'ensemble du dommage soit engagée par les ayants cause contre la personne publique, dans le cas notamment où l'accident serait imputable à une faute de nature à engager la responsabilité de cette personne ou à l'état d'un ouvrage public dont l'entretien lui incombait.
En ce qui concerne la responsabilité sans faute :
11. L'imputabilité au service du suicide de M. A B exposée ci-dessus est de nature à engager la responsabilité sans faute de l'administration.
En ce qui concerne la responsabilité pour faute :
12. Pour déterminer si l'accident de service ayant causé un dommage à un fonctionnaire est imputable à une faute de nature à engager la responsabilité de la collectivité, de sorte que ce fonctionnaire soit fondé à engager une action de droit commun pouvant aboutir à la réparation intégrale par la collectivité de l'ensemble du dommage, il appartient au juge administratif, saisi de conclusions en ce sens, de rechercher si l'accident est imputable à une faute commise dans l'organisation ou le fonctionnement du service.
13. Aux termes de l'article 23 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, dont les dispositions ont été reprises par l'article L. 136-1 du code général de la fonction publique : " Des conditions d'hygiène et de sécurité de nature à préserver leur santé et leur intégrité physique sont assurées aux fonctionnaires durant leur travail ". Par ailleurs, à la date du décès de M. B, l'article 24 du décret du 28 mai 1982 relatif à l'hygiène et à la sécurité de travail ainsi qu'à la prévention médicale dans la fonction publique disposait : " Le médecin de prévention exerce une surveillance médicale particulière à l'égard : () -des agents occupant des postes définis à l'article 15-1 ci-dessus. / Le médecin de prévention définit la fréquence et la nature des visites médicales que comporte cette surveillance médicale et qui doit être au moins annuelle. Ces visites présentent un caractère obligatoire ".
14. Il appartient aux autorités administratives, qui ont l'obligation de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et morale de leurs agents, d'assurer, sauf à commettre une faute de service, la bonne exécution des dispositions législatives et réglementaires qui ont cet objet.
15. En premier lieu, en invoquant de manière générale le manque d'effectif, l'absentéisme et les heures supplémentaires subies en conséquence par les surveillants du centre de détention de Bédenac, qui ont notamment été relevés dans le compte-rendu du CHSCT établi en septembre 2020 faisant état de 66 agents au lieu de 69 et de 9 gradés au lieu de 10, les requérants n'établissent pas l'existence d'une faute de l'administration de nature à engager sa responsabilité, alors qu'il ressort de ce même rapport, d'une part, que l'établissement disposait d'une cellule de veille des risques psychosociaux réunie chaque semestre sous la présidence du directeur d'établissement et suivait un plan local de prévention de ces risques et, d'autre part, que le tableau de service de M. B ne laissait pas apparaître un nombre excessif ou anormalement élevé de rappels ou d'heures supplémentaires pendant le mois précédant son décès.
16. En deuxième lieu, s'il n'est pas contesté que M. A B n'avait pas bénéficié de visite médicale annuelle depuis le 31 janvier 2015, soit depuis plus de quatre ans à la date de son décès et que son employeur a ainsi manqué à son obligation de surveillance médicale périodique, il ne résulte pas de l'instruction que cette circonstance serait en lien direct et certain avec le décès de l'agent, alors en outre qu'il ressort du rapport d'enquête du CHSCT qu'aucun signal d'alerte n'avait été relevé le concernant dans le cadre de travail. La responsabilité de l'Etat ne peut donc être engagée à ce titre.
17. En troisième lieu, si les requérants invoquent une faute de l'administration relative à la sécurisation de l'armurerie, alors qu'une arme de service a été retrouvée à proximité de M. A B, il est constant que ce dernier n'a pas fait usage de cette arme. Par suite il n'y a pas de lien direct et certain entre la faute alléguée et le décès de M. B.
18. Il résulte de ce qui a été exposé aux points 15 à 17 que la responsabilité pour faute de l'Etat employeur n'est pas engagée en raison du décès de M. A B.
En ce qui concerne les préjudices indemnisables :
19. En premier lieu, il résulte de l'instruction que les frais d'obsèques de A B, qui sont au nombre des préjudices patrimoniaux autres que ceux liés aux pertes de revenus, s'élèvent à la somme de 2 328,84 euros. L'Etat doit, dès lors, être condamné à verser cette somme à Mme F B, la facture produite étant établie à son seul nom.
20. En second lieu, le suicide de M. A B n'étant pas imputable à une faute de l'Etat, son épouse et ses enfants ne sont pas fondés à demander l'indemnisation des préjudices économiques consécutifs à la perte du bénéfice d'une fraction des revenus gagnés par M. A B. Ces demandes ne peuvent, par suite, qu'être rejetées.
21. En troisième lieu, il sera fait une juste appréciation du préjudice d'affection subi par Mme F B, épouse de M. A B, en lui allouant la somme de 15 000 euros. Par ailleurs, il sera fait une juste appréciation des préjudices d'affection subis par ses deux enfants, M. C B né en 1994 et M. D B né en 1996, qui étaient majeurs à la date du décès de leur père, en leur allouant à chacun, alors qu'il n'est pas soutenu qu'ils vivaient encore au sein du foyer familial, la somme de 7 000 euros. Enfin, il sera fait une juste appréciation du préjudice d'affection de M. E B, né en 2005 et encore mineur lors du décès de son père, en lui allouant la somme de 20 000 euros.
22. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de condamner l'Etat à verser 17 328,84 euros à Mme F B, 7 000 à M. C B, 7 000 euros à M. D B et 20 000 euros à M. E B.
Sur l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
23. Il y a lieu dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme globale de 2 000 euros à verser à Mme F B, M. C B, M. D B et M. E B au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 8 février 2023 par laquelle la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Bordeaux a refusé de reconnaître l'imputabilité au service du décès de M. A B est annulée.
Article 2 : L'Etat est condamné à verser 17 328,84 euros à Mme F B, 7 000 euros à M. C B, 7 000 euros à M. D B et 20 000 euros à M. E B au titre des préjudices qu'ils ont subis en lien avec le suicide de M. A B imputable au service.
Article 3 : L'Etat versera à Mme F B, M. C B, M. D B et M. E B la somme globale de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, premier dénommé, et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Délibéré après l'audience du 15 février 2024, à laquelle siégeaient :
M. Le Méhauté, président,
Mme Boutet, première conseillère,
M. Bureau, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mars 2024.
La rapporteure,
Signé
M. BOUTET
Le président,
Signé
A. LE MEHAUTE La greffière,
G. FAVARD
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
G. FAVARD
2, 2200047
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026