LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2102890

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2102890

lundi 29 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2102890
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème chambre
Avocat requérantSELAS CAB ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 10 novembre 2021, 11 janvier 2023, 16 mars 2023 et 21 avril 2023, Mme B A, représentée par la SELAS Cab Associes, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :

1 °) d'annuler la décision du 10 septembre 2021 par laquelle le directeur adjoint des ressources humaines du centre hospitalier de Saintonge l'a suspendue de ses fonctions à compter du 15 septembre 2021 jusqu'à la production par l'intéressée d'un justificatif de vaccination ou de contre-indication à la vaccination répondant aux conditions définies par le décret n° 2021-1059 du 7 août 2021 ;

2°) d'enjoindre au centre hospitalier de Saintonge de lui verser son traitement correspondant à toute la période pendant laquelle elle a été suspendue de manière illégale, dans un délai de 8 jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Saintonge la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée de vices de procédure en ne satisfaisant pas, d'une part, aux formalités prévues à l'article 1er de la loi du 5 août 2021, et, d'autre part, à celles fixées par les dispositions de l'article 14 de la même loi ;

- elle constitue une sanction disciplinaire déguisée qui n'a pas été prise en respectant les garanties disciplinaires et notamment le principe du contradictoire et le droit à un procès équitable ;

- elle est contraire à l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors que le principe du contradictoire n'a pas été respecté ;

- elle a été prise par anticipation en ce que le schéma vaccinal n'a été rendu obligatoire pour les soignants qu'à date du 15 septembre 2021 et est entachée d'une erreur de droit au regard de l'article 14 de la loi du 5 août 2021 ;

- son employeur a violé les article 13- I et 14- I de la loi du 5 août 2021 en ce qu'il ne peut pas trier discrétionnairement parmi les certificats visés par l'article 12-I de ladite loi en écartant la validité de certains ; or la levée de la suspension est restreinte à la production d'un certificat de vaccination ou de contre-indication ;

- cette mesure ne pouvait être prise dès lors que le décret prévu à l'article 12-II de la loi du 5 août 2021 n'est intervenu que le 22 septembre 2021.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 11 janvier 2023 et 16 mars 2023, le centre hospitalier de Saintonge, représenté par Me Budet, conclut au rejet de la requête, et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par Mme A n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

-la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

-le pacte international relatif aux droits civils et politiques ;

- la convention d'Oviedo du 4 avril 1997 ;

-la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

-le règlement 2021/953 du 14 juin 2021 ;

-la directive 2004/23/CE du 31 mars 2004 ;

-le code de la santé publique ;

-loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

-la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;

-la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Cristille,

- les conclusions de Mme Bréjeon, rapporteure publique,

- et les observations de Me Lesson représentant le centre hospitalier de Saintonge.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A est psychologue classe normale recrutée en contrat à durée indéterminée depuis le 14 janvier 2021 au sein du centre hospitalier (CH) de Saintonge. Elle a été suspendue de ses fonctions à compter du 15 septembre 2021, par une décision du 10 septembre 2021 du directeur adjoint chargé des ressources humaines au CH de Saintonge, jusqu'à production des justificatifs de vaccination ou de contre-indication à la vaccination répondant aux conditions définies par le décret n°21-1059 du 7 août 2021. Mme A demande l'annulation de cette décision.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la légalité externe :

2. Aux termes de l'article 1er de la loi du 31 mai 2021, modifié par l'article 1er de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire, alors en vigueur : " C. / () / 2. Lorsqu'un agent public soumis à l'obligation prévue aux 1° et 2° du A du présent II ne présente pas les justificatifs, certificats ou résultats dont ces dispositions lui imposent la présentation et s'il ne choisit pas d'utiliser, avec l'accord de son employeur, des jours de congés, ce dernier lui notifie, par tout moyen, le jour même, la suspension de ses fonctions ou de son contrat de travail. Cette suspension, qui s'accompagne de l'interruption du versement de la rémunération, prend fin dès que l'agent produit les justificatifs requis. / Lorsque la situation mentionnée au premier alinéa du présent 2 se prolonge au-delà d'une durée équivalente à trois jours travaillés, l'employeur convoque l'agent à un entretien afin d'examiner avec lui les moyens de régulariser sa situation, notamment les possibilités d'affectation, le cas échéant temporaire, sur un autre poste non soumis à cette obligation ". Aux termes de l'article 12 de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire : " I. - Doivent être vaccinés, sauf contre-indication médicale reconnue, contre la Covid-19 : / 1° Les personnes exerçant leur activité dans : / a) Les établissements de santé mentionnés à l'article L. 6111-1 du code de la santé publique () II. - Un décret, pris après avis de la Haute Autorité de santé, détermine les conditions de vaccination contre la covid-19 des personnes mentionnées au I du présent article. Il précise les différents schémas vaccinaux et, pour chacun d'entre eux, le nombre de doses requises.

Ce décret fixe les éléments permettant d'établir un certificat de statut vaccinal pour les personnes mentionnées au même I et les modalités de présentation de ce certificat sous une forme ne permettant d'identifier que la nature de celui-ci et la satisfaction aux critères requis. Il détermine également les éléments permettant d'établir le résultat d'un examen de dépistage virologique ne concluant pas à une contamination par la covid-19 et le certificat de rétablissement à la suite d'une contamination par la covid-19 ". Aux termes de l'article 13 de la même loi : " I - Les personnes mentionnées au I de l'article 12 établissent : 1° Satisfaire à l'obligation de vaccination en présentant le certificat de statut vaccinal prévu au second alinéa du II du même article 12. / Par dérogation au premier alinéa du présent 1°, peut être présenté, pour sa durée de validité, le certificat de rétablissement prévu au second alinéa du II de l'article 12. Avant la fin de validité de ce certificat, les personnes concernées présentent le justificatif prévu au premier alinéa du présent 1°. () / II. - Les personnes mentionnées au I de l'article 12 justifient avoir satisfait à l'obligation prévue au même I ou ne pas y être soumises auprès de leur employeur lorsqu'elles sont salariées ou agents publics. () ". Et aux termes de l'article 14 de la même loi : " () / B. - A compter du 15 septembre 2021, les personnes mentionnées au I de l'article 12 ne peuvent plus exercer leur activité si elles n'ont pas présenté les documents mentionnés au I de l'article 13 ou, à défaut, le justificatif de l'administration des doses de vaccins requises par le décret mentionné au II de l'article 12. / Par dérogation au premier alinéa du présent B, à compter du 15 septembre 2021 et jusqu'au 15 octobre 2021 inclus, sont autorisées à exercer leur activité les personnes mentionnées au I de l'article 12 qui, dans le cadre d'un schéma vaccinal comprenant plusieurs doses, justifient de l'administration d'au moins une des doses requises par le décret mentionné au II du même article 12, sous réserve de présenter le résultat, pour sa durée de validité, de l'examen de dépistage virologique ne concluant pas à une contamination par la Covid-19 prévu par le même décret. () / III. - Lorsque l'employeur constate qu'un agent public ne peut plus exercer son activité en application du I, il l'informe sans délai des conséquences qu'emporte cette interdiction d'exercer sur son emploi ainsi que des moyens de régulariser sa situation. L'agent public qui fait l'objet d'une interdiction d'exercer peut utiliser, avec l'accord de son employeur, des jours de congés payés. A défaut, il est suspendu de ses fonctions ou de son contrat de travail.La suspension mentionnée au premier alinéa du présent III, qui s'accompagne de l'interruption du versement de la rémunération, prend fin dès que l'agent public remplit les conditions nécessaires à l'exercice de son activité prévues au I. Elle ne peut être assimilée à une période de travail effectif pour la détermination de la durée des congés payés ainsi que pour les droits acquis par l'agent public au titre de son ancienneté. Pendant cette suspension, l'agent public conserve le bénéfice des garanties de protection sociale complémentaire auxquelles il a souscrit.

La dernière phrase du deuxième alinéa du présent III est d'ordre public ". Enfin, aux termes de l'article 2-2 2° du décret n° 2021-699 du 1er juin 2021 : " Pour l'application du présent décret :1° Sont de nature à justifier de l'absence de contamination par la covid-19 un examen de dépistage RT-PCR, un test antigénique ou un autotest réalisé sous la supervision d'un des professionnels de santé,() 2° Un justificatif du statut vaccinal est considéré comme attestant d'un schéma vaccinal complet de l'un des vaccins contre la covid-19 ayant fait l'objet d'une autorisation de mise sur le marché délivrée par la Commission européenne après évaluation de l'agence européenne du médicament ou dont la composition et le procédé de fabrication sont reconnus comme similaires à l'un de ces vaccins par l'Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé () ".

3. En premier lieu, il résulte des dispositions du III l'article 14 de la loi du 5 août 2021 citées ci-dessus, que le législateur a entendu créer un motif spécifique de suspension des fonctions. Cette modalité de suspension, justifiée par un objectif de santé publique, est assortie de garanties pour l'agent concerné, qui passent par l'information sans délai des conséquences qu'emporte cette interdiction d'exercer sur son emploi, ainsi que des moyens de régulariser sa situation. Cette information, qui doit intervenir à compter du constat d'impossibilité d'exercer de l'agent, est nécessairement personnelle et préalable à l'édiction de la mesure de suspension, et peut notamment passer par la convocation à un entretien.

4. D'une part, Mme A ne peut utilement se prévaloir, pour contester la décision de suspension, de ce que cette mesure revêtirait le caractère d'une sanction et que les garanties de la procédure disciplinaire n'auraient pas été respectées, dès lors que la décision de suspension attaquée n'a été prise que sur le fondement des dispositions prévues par le III de l'article 14 précité de la loi du 5 août 2021 et n'a donc pas un caractère disciplinaire. Le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure suivie par l'administration en ce qu'elle méconnaît l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983, l'article 16 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et les stipulations de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit en conséquence être écarté.

6. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que Mme A a été convoquée par son employeur à un entretien le 10 septembre 2021 au cours duquel elle a été informée qu'elle ne répondait pas aux exigences de l'obligation vaccinale prévue par la loi précitée, et des solutions lui permettant de répondre rapidement à cette obligation. Le CH de Saintonge justifie ainsi du respect de la garantie tenant à l'information sans délai de cette décision. Le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure suivie par l'administration à raison de la méconnaissance des articles 1er et 14 de la loi du 5 août 2021 ne peut donc qu'être écarté.

7. En deuxième lieu, si la requérante soutient que la décision en litige est dépourvue de motivation, il ressort pourtant des termes de cette décision qu'elle vise, notamment, les articles 12, 13 et 14 de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire ainsi que le code de la santé publique, et qu'elle fait état de l'absence de production, par l'intéressée, des justificatifs de vaccination mentionnés au I de l'article 14 de la loi précitée. Dans ces conditions, Mme A a eu connaissance des considérations de fait et de droit constituant le fondement de la décision qu'elle conteste. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la mesure en litige doit être écarté.

8. En troisième lieu, les agents qui, comme l'intéressée, sont soumis à l'obligation de vaccination en raison de la nature de leurs fonctions et de l'établissement dans lequel ces fonctions sont exercées, relèvent des dispositions spéciales prévues au chapitre II de la loi du 5 août 2021 et en particulier de ses articles 12 à 14, cités au point 3. Il s'ensuit que Mme A ne peut utilement se prévaloir des dispositions générales de l'article 1er de la loi du 31 mai 2021 précitée.

9. En quatrième lieu, aux termes de l'article 14 de la loi du 5 août 2021 précitée : " L'agent public qui fait l'objet d'une interdiction d'exercer peut utiliser, avec l'accord de son employeur, des jours de congés payés. A défaut, il est suspendu de ses fonctions ou de son contrat de travail ". La faculté ainsi offerte à l'agent d'utiliser des jours de congés payés, sous réserve de l'accord de son employeur, ne constitue pas une modalité de régularisation de la situation de l'agent au regard de son obligation vaccinale. En outre, la requérante ne démontre pas qu'elle aurait demandé à prendre des jours de congé et que sa demande aurait été refusée. Il suit de là que le moyen tiré de ce que la requérante n'a pas été en mesure d'utiliser ses jours de congés doit être écarté.

En ce qui concerne la légalité interne :

10. En premier lieu, contrairement à ce que soutient Mme A, l'article 12 de la loi du 5 août 2021 était entrée en vigueur à la date de la décision attaquée du 10 septembre 2021 dès lors que le décret d'application de la loi, qui vise l'avis de la Haute autorité de la santé, est intervenu le 7 août 2021 et publié au journal officiel le 8 août 2021. Par suite, le moyen doit être écarté.

11. En deuxième lieu, si la requérante soutient que la décision attaquée aurait été prise par anticipation eu égard à la date du 15 septembre 2021 à laquelle le schéma vaccinal est devenu obligatoire pour les soignants et serait entachée d'une erreur de droit, il ressort des termes de la décision attaquée que la suspension a pris effet le 15 septembre, qu'ainsi entre le 10 septembre et le 15 septembre 2021, la requérante n'était pas suspendue et pouvait valablement exercer ses fonctions au sein de l'établissement sous réserve de respecter les prescriptions de l'article 14 I A de la loi du 5 août 2021. Au surplus, une telle décision, qui ne rendait pas le schéma vaccinal obligatoire avant la date prévue, ne mettait pas Mme A dans l'impossibilité de régulariser sa situation afin d'éviter que la décision attaquée ne prenne effet. Dès lors le moyen doit être écarté comme manquant en fait.

12. En troisième lieu, il est constant qu'à la date de la décision en litige, le 10 septembre 2021 prenant effet le 15 septembre 2021, Mme A ne justifiait d'aucun des justificatifs prévus par les dispositions du décret du 7 août 2021 précitées. Dans ces conditions, le CH de Saintonge a pu légalement la suspendre en application des dispositions des articles 12 et 14 de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire citées au point 2. La circonstance que la décision en litige ne mentionne pas l'ensemble des justificatifs prévus par la loi permettant de lever la suspension, mais se contente de mentionner " un justificatif de vaccination ou de contre-indication à la vaccination répondant aux conditions définies par le décret n°21-1059 du 7 août 2021 ", est sans incidence sur sa légalité, dès lors qu'une telle circonstance se rattache à la levée éventuelle de la mesure et non à son édiction. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit ne peut qu'être écarté.

13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de Mme A à fin d'annulation de la décision du 10 septembre 2021 par laquelle le CH de Saintonge l'a suspendue de ses fonctions à partir du 15 septembre 2021 et jusqu'à ce qu'elle produise les justificatifs de vaccination mentionnés au I de l'article 14 de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions qu'elle a présentées à fin d'injonction, doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du CH de Saintonge, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme A demande au titre des frais qu'elle a exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme A la somme demandée par le CH de Saintonge au titre des mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1 : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions du centre hospitalier de Saintonge présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au centre hospitalier de Saintonge.

Délibéré après l'audience du 27 mars 2024, à laquelle siégeaient :

M. Cristille, président,

Mme Thèvenet-Bréchot, première conseillère,

Mme Gibson-Théry, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 29 avril 2024.

Le président rapporteur,

Signé

P. CRISTILLE

L'assesseure la plus ancienne,

Signé

A. THEVENET-BRECHOT

La greffière,

Signé

N. COLLET

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

N. COLLET

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions