jeudi 4 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2102973 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | ROUSSEAU |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée le 17 novembre 2021 sous le numéro 2102973, Mme A B, représentée par Me Rousseau, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 6 octobre 2021 du centre hospitalier universitaire de Poitiers portant mise en demeure de reprendre ses fonctions et, à défaut, suspension de sa rémunération pour le mois d'octobre 2021, ainsi que de celle du 15 octobre 2021 rejetant le recours gracieux qu'elle a exercé à l'encontre de cette décision ;
2°) d'enjoindre au centre hospitalier universitaire de Poitiers de la rétablir dans ses droits à rémunération et à congés ainsi que ceux relatifs à son ancienneté et à son avancement et d'assimiler sa période d'arrêt maladie en période de travail effectif, dans un délai de trois jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Poitiers la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision de suspendre sa rémunération est dépourvue de base légale ;
- la procédure d'abandon de poste a été engagée au terme d'une procédure irrégulière dès lors qu'elle était en congés de maladie, le médecin agréé ayant validé son arrêt de travail sans conclure de manière certaine à son aptitude à la reprise à l'issue de cet arrêt, et le CHU ayant refusé de saisir le comité médical ou le médecin agréé à la suite de sa demande de prolongation ;
- sa situation n'entre pas dans le champ de l'obligation de vaccination résultant de dispositions de la loi du 5 août 2021 qui ne peut donc pas justifier la suspension de sa rémunération ;
- la suspension de sa rémunération est entachée d'un vice de procédure en l'absence de procédure contradictoire ;
- la décision contestée est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article 88 de la loi du 9 janvier 1986 ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 février 2024, le centre hospitalier universitaire de Poitiers, représenté par la SELARL Bazin et Associés, conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées par la requérante et au rejet du surplus de la requête.
Il soutient que les conclusions à fin d'annulation des décisions attaquées sont devenues sans objet en raison du retrait exprès de cette décision par une décision du 20 décembre 2023.
II. Par une requête enregistrée le 2 décembre 2021 sous le numéro 2103121, et un mémoire enregistré le 4 mars 2024, Mme A B, représentée par Me Rousseau, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 24 novembre 2021 par laquelle le centre hospitalier universitaire de Poitiers a procédé à sa radiation des cadres pour abandon de poste à compter du 23 novembre 2021 ;
2°) d'enjoindre au centre hospitalier universitaire de Poitiers de la réintégrer dans ses fonctions et de rétablir ses droits à congé et ses droits acquis au titre de son ancienneté et de son avancement à compter du 23 novembre 2021, dans un délai de trois jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de condamner le centre hospitalier universitaire de Poitiers à lui verser une indemnité en réparation de l'illégalité fautive entachant la décision du 24 novembre 2021 correspondant à la rémunération à laquelle elle avait droit durant la période au cours de laquelle elle a été radiée des cadres irrégulièrement ;
4°) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Poitiers la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure en ce que la procédure de licenciement pour abandon de poste n'a pas été précédée d'une mise en demeure régulière, ses arrêts de travail pour maladie étant justifiés et non remis en cause par le médecin agréé ;
- la décision méconnaît les dispositions des articles 14 et 15 du décret n° 88-386 du 19 avril 1988 en ce que l'administration s'est substituée au médecin agréé en considérant que le motif de ses arrêts maladie n'est pas fondé ;
- elle est entachée d'une erreur de fait en ce que l'intéressée n'a pas rompu tout lien avec le service ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est irrégulière eu égard à son caractère rétroactif.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 février 2024, le centre hospitalier universitaire de Poitiers, représenté par la SELARL Bazin et Associés, conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées par la requérante et au rejet du surplus de la requête.
Il soutient que :
- les conclusions à fin d'annulation de la décision attaquée sont devenues sans objet en raison du retrait exprès de cette décision par une décision du 20 décembre 2023 ;
- à titre principal, les conclusions présentées à fin d'indemnisation sont irrecevables faute d'avoir été précédées d'une demande préalable auprès de lui, et, à titre subsidiaire, les préjudices allégués ne sont pas établis.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire ;
- le décret n°86-442 du 14 mars 1986 ;
- le décret n° 88-386 du 19 avril 1988 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gibson-Théry,
- et les conclusions de Mme Bréjeon, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n° 2102973 et 2103121 présentent à juger des questions connexes et ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite, il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. Mme A B, infirmière en soins généraux titulaire, exerce ses fonctions au centre hospitalier universitaire (CHU) de Poitiers depuis le 1er septembre 2015. L'intéressée, qui a été placée en arrêt de travail pour maladie du 30 août 2021 au 28 septembre 2021, a présenté à son administration des avis de prolongation pour la période allant jusqu'au 6 décembre 2021. Une visite de contrôle a été réalisée le 10 septembre 2021 par un médecin agréé qui a conclu que son arrêt de travail du 30 août au 28 septembre 2021 était justifié. Ensuite, le CHU de Poitiers a adressé à l'intéressée un premier courrier daté du 6 octobre 2021 portant mise en demeure de reprendre ses fonctions au motif que son absence était injustifiée depuis le 29 septembre 2021 et, à défaut, suspension de sa rémunération pour le mois d'octobre 2021. Le 8 octobre 2021, la requérante a formé un recours gracieux à son encontre, qui a été rejeté par une décision du 15 octobre 2021. Après un second courrier du 15 novembre 2021 de mise en demeure de réintégrer son poste, que Mme B a contesté par un courrier du 17 novembre 2021 en demandant également une indemnisation correspondant à sa rémunération non perçue, le CHU de Poitiers a, par un arrêté du 24 novembre 2021, procédé à sa radiation des cadres de la fonction publique hospitalière pour abandon de poste. Mme B demande, d'une part, l'annulation des décisions des 6 octobre 2021 et 15 octobre 2021, ainsi que de l'arrêté du 24 novembre 2021, et, d'autre part, l'indemnisation du préjudice qu'elle estime avoir subi du fait de l'illégalité fautive entachant cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Par une décision en date du 20 décembre 2023, postérieure à l'introduction de la requête, le CHU de Poitiers a retiré la décision attaquée du 24 novembre 2021 ayant radié des effectifs Mme B. Ce retrait, devenu définitif, implique la disparition rétroactive des décisions des 6 octobre et 15 octobre 2021 contestées. Ainsi, la requête de Mme B enregistrée sous le n° 2102973 est devenue sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
4. En vertu des principes généraux qui régissent la responsabilité de la puissance publique, un agent public irrégulièrement évincé a droit à la réparation intégrale du préjudice qu'il a effectivement subi du fait de la mesure illégalement prise à son encontre. Sont ainsi indemnisables les préjudices de toute nature avec lesquels l'illégalité commise présente, compte tenu de l'importance respective de cette illégalité et des fautes relevées à l'encontre de l'intéressé, un lien direct de causalité. Pour l'évaluation du montant de l'indemnité due, doit être prise en compte la perte du traitement ainsi que celle des primes et indemnités dont l'intéressé avait, pour la période en cause, une chance sérieuse de bénéficier, à l'exception de celles qui, eu égard à leur nature, à leur objet et aux conditions dans lesquelles elles sont versées, sont seulement destinées à compenser les frais, charges ou contraintes liés à l'exercice effectif des fonctions. Enfin, il y a lieu de déduire, le cas échéant, le montant des rémunérations que l'agent a pu se procurer par son travail au cours de la période d'éviction.
5. D'une part, une mesure de radiation de cadres pour abandon de poste ne peut être régulièrement prononcée que si l'agent concerné a, préalablement à cette décision, été mis en demeure de rejoindre son poste ou de reprendre son service dans un délai approprié qu'il appartient à l'administration de fixer. Une telle mise en demeure doit prendre la forme d'un document écrit, notifié à l'intéressé, l'informant du risque qu'il encourt d'une radiation de cadres sans procédure disciplinaire préalable. Lorsque l'agent ne s'est ni présenté ni n'a fait connaître à l'administration aucune intention avant l'expiration du délai fixé par la mise en demeure, et en l'absence de toute justification d'ordre matériel ou médical, présentée par l'agent, de nature à expliquer le retard qu'il aurait eu à manifester un lien avec le service, cette administration est en droit d'estimer que le lien avec le service a été rompu du fait de l'intéressé.
6. D'autre part, l'agent qui se trouve en position de congé de maladie est regardé comme n'ayant pas cessé d'exercer ses fonctions. Par suite, il ne peut en principe faire l'objet d'une mise en demeure de rejoindre son poste ou de reprendre son service à la suite de laquelle l'autorité administrative serait susceptible de prononcer son licenciement pour abandon de poste. Il en va toutefois différemment lorsque l'agent, reconnu apte à reprendre ses fonctions, se borne, pour justifier sa non présentation ou l'absence de reprise de son service, à produire un certificat médical prescrivant un nouvel arrêt de travail sans apporter, sur son état de santé, d'éléments nouveaux par rapport aux constatations sur la base desquelles a été rendu l'avis d'aptitude.
7. Il résulte de l'instruction que le médecin traitant de Mme B l'a placée en arrêt de travail pour syndrome dépressif par un premier arrêt maladie pour la période du 30 août au 28 septembre 2021, qui a fait l'objet de prolongations pour les périodes du 28 septembre au 12 octobre 2021, du 12 octobre au 9 novembre 2021, puis du 9 novembre au 6 décembre 2021. Si le certificat médical, établi par un médecin agréé le 10 septembre 2021, à la suite d'une demande de contrôle du premier arrêt maladie de Mme B par l'établissement, retient que l'arrêt de travail pour la période du 30 août au 28 septembre 2021 est justifié et que l'intéressée pourra reprendre ses fonctions à l'issue sauf " évènement intercurrent ", ce certificat ne peut être regardé, contrairement à ce que soutient le CHU et compte tenu de ses termes mêmes, comme concluant à l'aptitude de Mme B à reprendre son activité professionnelle à compter du 29 septembre 2021. En outre, Mme B a contesté par un recours gracieux la décision du 15 novembre 2021 la mettant en demeure de reprendre son poste dans le délai de deux jours ouvrés à compter de sa réception, à défaut de quoi elle serait radiée des cadres de la fonction publique hospitalière pour abandon de poste, en mentionnant dans son recours qu'elle avait transmis au CHU sa prolongation d'arrêt maladie jusqu'au 6 décembre 2021. Dans ces conditions, en l'absence d'avis d'aptitude de Mme B à la date à laquelle elle a été mise en demeure de reprendre son poste, et dès lors qu'elle a justifié, par la transmission d'arrêts de prolongation, son arrêt pour maladie jusqu'au 6 décembre 2021, Mme B ne peut être regardée comme ayant rompu le lien avec le service. Si le CHU de Poitiers soutient que la décision du 20 décembre 2023 tendant au retrait de l'arrêté de radiation du 24 novembre 2021 prive également d'objet la requête n° 2103121, il résulte de l'instruction que, d'une part, le salaire de Mme B a été suspendu dès le 8 octobre 2021, et, que, d'autre part, le CHU, qui l'a réintégrée le 17 décembre 2021, n'a procédé à la régularisation du traitement de l'intéressée que pour la période allant du 23 novembre 2021 au 16 décembre 2021, alors que Mme B était en position d'activité du fait du congé de maladie dont elle bénéficiait entre le 8 octobre et le 22 novembre 2021.
8. Il résulte de ce qui précède que Mme B est fondée à solliciter la réparation du préjudice que lui a causé l'illégalité fautive entachant la décision du 24 novembre 2021 ayant procédé irrégulièrement à sa radiation des cadres de la fonction publique hospitalière, pour la période du 8 octobre 2021 au 22 novembre 2021 inclus.
9. Mme B estime son préjudice au montant de la rémunération à laquelle elle avait droit durant la période au cours de laquelle elle a été radiée des cadres irrégulièrement. L'état de l'instruction ne permettant pas de déterminer avec exactitude le montant de l'indemnité due au titre de la période restant en litige, telle qu'elle est précisée au point précédent, il y a lieu de condamner le CHU de Poitiers à régulariser la situation de Mme B.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. La régularisation de la situation de Mme B implique nécessairement, sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, en l'absence de changements de circonstances de droit ou de fait y faisant obstacle, de rétablir Mme B dans ses droits à congés et ses droits acquis au titre de son ancienneté et de son avancement, à compter du 23 novembre 2021 jusqu'au 16 décembre 2021, compte tenu de sa réintégration par une décision du 17 décembre 2021. Il y a lieu d'enjoindre au CHU de Poitiers d'y procéder dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Dans les circonstances de l'espèce il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction de l'astreinte demandée par Mme B.
Sur les frais liés au litige :
11. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du CHU de Poitiers une somme de 1 300 euros au titre des frais exposés par Mme B et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions en annulation de la requête n° 2102973.
Article 2 : Le CHU de Poitiers est condamné à verser à Mme B une indemnité correspondant au salaire qu'elle n'a pas perçu entre le 8 octobre 2021 et le 22 novembre 2021 inclus.
Article 3 : Le CHU de Poitiers versera à Mme B une somme de 1 300 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Il est enjoint au CHU de Poitiers rétablir Mme B dans ses droits à congés et ses droits acquis au titre de son ancienneté et de son avancement, à compter du 23 novembre 2021 jusqu'au 16 décembre 2021 dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 5 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au centre hospitalier universitaire de Poitiers.
Délibéré après l'audience du 14 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Cristille, président,
Mme Thèvenet-Bréchot, première conseillère,
Mme Gibson-Théry, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 4 avril 2024.
La rapporteure,
Signé
S. GIBSON-THERY
Le président,
Signé
P. CRISTILLE
La greffière,
Signé
N. COLLET
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
N. COLLET
N°s 2102973, 2103121
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026