mardi 11 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2103026 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | BESCOU |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée le 23 novembre 2021 sous le n°2103026, Mme A C, représentée par Me Sabatier, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 23 septembre 2021 par laquelle la préfète de la Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Vienne de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ou de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision a été signée par une autorité incompétente ;
- elle souffre d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle est contraire aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et aux dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la préfète a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 mars 2023, le préfet de la Vienne conclut au rejet de la requête.
Il soutient les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
II. Par une requête enregistrée le 9 décembre 2022 sous le n°2203122, Mme A C, représentée par Me Sabatier, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions en date du 25 novembre 2022 par lesquelles le préfet de la Vienne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être éloignée à l'expiration de ce délai ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Vienne de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ou de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées des articles 35 et 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les décisions ont été signées par une autorité incompétente ;
La décision portant refus de tire de séjour :
- est contraire aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et aux dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnait les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnait les dispositions des articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle.
La décision portant obligation de quitter le territoire français doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ; elle méconnait les dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
La décision fixant le délai de départ doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
La décision fixant le pays de destination doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 mars 2023, le préfet de la Vienne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 décembre 2022.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- et les observations de Me Robin, représentant Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n°s 2103026 et 2203122 concernent la situation de la même requérante et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. Mme A C, ressortissante géorgienne née le 5 mars 1990, est, selon ses déclarations, entrée en France le 10 septembre 2001, accompagnée de ses parents et de son frère. Elle s'est vu délivrer un titre de séjour mention " vie-privée-vie familiale " valable du 10 mars 2010 au 9 mars 2011. Elle a été incarcérée le 25 septembre 2015 et bénéficie depuis le mois de février 2021 d'un aménagement de peine au domicile de ses parents. Le 12 avril 2021, elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " et " résident depuis l'âge de 13 ans ". Par sa décision du 23 septembre 2021 dont Mme C demande l'annulation dans le cadre de la requête n° 2103026, la préfète de la Vienne a rejeté sa demande. Le 3 mai 2022, Mme C a, de nouveau, sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur les mêmes fondements. Le 25 novembre 2022, le préfet de la Vienne a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être éloignée à l'expiration de ce délai. Par sa requête n° 2203122, Mme C demande l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité des arrêtés attaqués :
3. Par deux arrêtés du 27 août 2021 et du 12 juillet 2022, régulièrement publiés au recueil des actes administratifs de la préfecture, la secrétaire générale de la préfecture de la Vienne a reçu délégation du préfet de ce département à l'effet de signer les décisions prises en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire des décisions attaquées manque en fait.
En ce qui concerne les décisions portant refus de titre de séjour :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. ".
5. Si Mme C soutient résider habituellement en France depuis son entrée sur le territoire en 2001, les pièces produites, qui sont d'ailleurs, pour une grande partie d'entre elles, relatives au séjour en France de ses parents ou de son frère, ne permettent d'établir qu'une présence ponctuelle de l'intéressée sur le territoire français durant toute cette période. Il en résulte que le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire, de la carte de séjour pluriannuelle et de l'autorisation provisoire de séjour prévue aux articles L. 425-4 ou L. 425-10 ainsi qu'à la délivrance de la carte de résident et de la carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE ". "
7. Mme C est très défavorablement connue des services de police et a été condamnée pour plus d'une douzaine d'infractions ayant conduit à son incarcération depuis le mois de septembre 2015. Par suite, sans qu'y fasse obstacle l'aménagement de sa peine au domicile de ses parents et le suivi des soins engagés dans le cadre de sa détention, le préfet n'a pas commis d'erreur de droit, ni entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation en considérant qu'elle constituait une menace pour l'ordre public et que cette circonstance faisait obstacle à la délivrance d'un titre de séjour.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. Si Mme C est, comme elle le soutient, entrée en France le 10 septembre 2001, elle ne justifie pas, hormis pour ses périodes d'incarcération, y résider à titre habituel depuis cette date. Elle n'apporte aucun élément permettant d'apprécier ses conditions d'intégration personnelle et professionnelle dans la société française. Elle ne dispose ni d'un logement, ni de ressources propres. Comme il a été dit au point 7, elle est défavorablement connue des services de police et de la justice pour avoir fait l'objet, à de très nombreuses reprises, de diverses peines d'emprisonnement. Elle ne justifie pas vivre en concubinage avec un ressortissant français. Elle ne produit aucune pièce de nature à démontrer qu'elle aurait des relations particulièrement suivies avec ses deux enfants, qui ont été placés en famille d'accueil et font l'objet de mesures d'assistance éducative, ni qu'elle contribuerait à leur entretien et à leur éducation. Si ses parents résident en France, elle n'établit pas que sa présence auprès d'eux serait indispensable. Son frère, présent lui aussi en France, fait également l'objet d'une mesure d'éloignement. Par suite, compte tenu de la gravité et de la réitération des faits pour lesquels l'intéressée a été condamnée à de multiples reprises, la décision lui refusant un titre de séjour n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise, ni méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ou les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. "
11. Comme il a été dit au point 9, Mme C n'établit pas qu'elle serait la mère d'un enfant français né en 2008. En toute hypothèse, elle ne justifie pas de sa contribution effective à l'entretien et à l'éducation de cet enfant depuis sa naissance ou au moins deux ans. Par suite, en refusant de lui délivrer le titre de séjour sollicité, la préfète n'a pas fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité.
12. En cinquième lieu, les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne prescrivent pas la délivrance d'un titre de plein droit mais laissent à l'administration un large pouvoir pour apprécier si l'admission au séjour d'un étranger répond à des considérations humanitaires ou si elle se justifie au regard des motifs exceptionnels dont l'intéressé se prévaut. Le législateur n'a ainsi pas entendu imposer au préfet d'examiner d'office si l'étranger remplit les conditions prévues par cet article. Il en résulte que Mme C ne peut pas utilement invoquer le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 à l'encontre de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour, alors qu'elle n'avait pas présenté sa demande sur le fondement de cet article et que le préfet de la Vienne n'a pas procédé à un examen d'un éventuel droit au séjour à ce titre.
13. En sixième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".
14. Le refus de délivrer un titre de séjour à Mme C n'a ni pour objet ni pour effet d'éloigner la requérante de ses enfants. De toute manière, comme il a été dit au point 9, la requérante n'établit pas contribuer à l'entretien et à l'éducation de ses enfants qui ont été placés en famille d'accueil et qui font l'objet de mesures d'assistance éducative. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision de refus de titre de séjour porte atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants.
15. En sixième lieu, la requérante ne saurait se prévaloir utilement, à l'encontre des décisions de refus de titre de séjour attaquées, des dispositions de l'article L.611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui ne s'appliquent qu'aux décisions portant obligation de quitter le territoire français.
16. En dernier lieu, il résulte de ce qui précède que le préfet de la Vienne, qui a bien procédé à un examen réel et sérieux de la situation de Mme C, n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses décisions sur la situation de l'intéressée en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
17. Il ressort des pièces du dossier que la fille de Mme C est accueillie au domicile d'une assistante familiale du service de l'aide sociale à l'enfance (ASE) du département d'Indre-et-Loire et que la requérante bénéficie d'un droit de visite. Dans ces conditions, l'éloignement de la requérante ferait obstacle à l'exercice de ce droit de visite qui doit être regardé comme participant de l'intérêt supérieur de cette enfant. Par suite, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, la décision obligeant la requérante à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, doit être annulée ainsi, par voie de conséquence que la décision fixant le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
18. Le présent jugement, qui se borne à annuler la décision d'éloignement opposée à la requérante, n'implique aucune mesure d'exécution. Dès lors, les conclusions de la requête aux fins d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
19. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 900 euros à verser à Me Sabatier sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 25 novembre 2022 faisant obligation à Mme C de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et la décision du même jour fixant le pays à destination duquel elle est susceptible d'être éloignée, sont annulées.
Article 2: L'État versera la somme de 900 euros à Me Sabatier, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'État.
Article 3: Le surplus des conclusions des requêtes n°s 2103026 et 2203122 est rejeté.
Article 4: Le présent jugement sera notifié à Mme A C, à Me Sabatier et au préfet de la Vienne.
Délibéré après l'audience du 28 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Campoy, président,
M. Crosnier, premier conseiller,
M. Pinurault, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 avril 2023.
Le rapporteur,
Signé
Y. B
Le président,
Signé
L. CAMPOY La greffière,
Signé
D. GERVIER
La République mande et ordonne au préfet de la Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
D. GERVIER
2; 220312
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026