jeudi 15 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2103061 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | ROUCHE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 novembre 2021, la SARL Les Hauts de Talmont, représentée par Me Rouché, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 16 juin 2021 par laquelle l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer (G) l'a informée du montant définitif de son aide aux investissements vitivinicoles, ensemble la décision implicite du 28 septembre 2021 rejetant le recours gracieux dirigé contre cette décision ;
2°) d'enjoindre à G de prendre en compte les travaux relatifs au caveau neuf et de lui allouer la somme de 12 334 euros correspondant à l'aide initialement accordée à ce titre ;
3°) d'enjoindre à G de prendre en compte les travaux relatifs au bâtiment neuf de production et de lui allouer la somme de 5 542,6 euros correspondant au reliquat de l'aide initialement accordée à ce titre ;
4°) d'enjoindre à G de prendre en compte les travaux relatifs aux équipements de vinification et de lui allouer la somme de 12 430,07 euros correspondant au reliquat de l'aide initialement accordée à ce titre ;
5°) d'enjoindre à G de prendre en compte les dépenses relatives aux frais d'étude et d'ingénierie et de lui allouer la somme de 2 496,04 euros correspondant au reliquat de l'aide initialement accordée à ce titre ;
6°) d'enjoindre à G de ne pas faire application de la retenue supplémentaire de 5 % sur le montant global de l'aide initialement accordée et de lui allouer, en conséquence, la somme de 4 741,84 euros retirée par la décision litigieuse ;
7°) à titre subsidiaire, d'enjoindre à G de réexaminer sa décision ;
8°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision du 16 juin 2021 a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation et d'un vice de procédure tiré de l'absence de procédure contradictoire préalable ;
- elle est entachée d'une erreur de fait ;
- elle est entachée d'une erreur de droit.
Par des mémoires en défense enregistrés les 9 et 16 décembre 2022 et le 16 février 2023, l'établissement G conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le règlement (UE) n° 1306/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013 ;
- le règlement (UE) n° 1308/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013 ;
- le règlement délégué (UE) 2016/1149 de la Commission du 15 avril 2016 ;
- le règlement délégué (UE) 2020/884 de la Commission du 4 mai 2020 ;
- le règlement délégué (UE) 2021/374 de la Commission du 27 janvier 2021 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code rural et de la pêche maritime ;
- la décision INTV-GPASV-2015-80 du 30 décembre 2015 modifiée du directeur général de l'établissement G ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Dumont,
- les conclusions de M. Lacaïle, rapporteur public,
- et les observations de Me Rouché, représentant la SARL Les Hauts de Talmont.
Considérant ce qui suit :
1. Le 4 janvier 2016, la SARL Les Hauts de Talmont, entreprise viticole spécialisée dans la production de Cognac dont le siège est situé à Talmont-sur-Gironde (Charente-Maritime), a déposé auprès de l'établissement G un dossier de demande d'aide aux investissements vitivinicoles portant sur la construction d'un bâtiment de production et d'un nouveau caveau, ainsi que l'achat d'équipements de vinification. Par une décision du 30 mars 2017, G a donné son accord pour un montant d'aide de 127 639,50 euros, correspondant à 364 684,28 euros de dépenses éligibles et a rappelé les conditions à remplir pour que cette aide soit effectivement versée. Une avance d'un montant de 63 819,75 euros a été versée à la SARL le 10 avril 2017. Dans le cadre de l'instruction de la demande de paiement effectuée par la requérante le 8 octobre 2020 après réalisation des travaux, un contrôle sur place des investissements réalisés a été effectué le 16 décembre 2020. Par une lettre du 16 juin 2021, G a informé la requérante que le montant définitif de son aide s'élevait à 90 094,94 euros. La SARL a exercé un recours gracieux contre cette décision. Du silence gardé par G sur ce recours, une décision implicite de rejet est née le 28 septembre 2021. Par sa requête, la SARL demande, à titre principal, l'annulation de ces deux décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 621-28 du code rural et de la pêche maritime : " Le préfet de région est le représentant territorial de l'établissement (l'établissement public national des produits de l'agriculture et de la mer, dit G) pour son action dans la région, notamment dans les conditions fixées à l'article 59-2 du décret no 2004-374 du 29 avril 2004 modifié relatif aux pouvoirs des préfets, à l'organisation et à l'action de l'État dans les régions et départements. / Une convention, conclue entre le directeur général de l'établissement et le préfet de région, détermine, d'une part, les missions de l'établissement dont l'exercice est confié aux services déconcentrés de l'État compétents en matière d'agriculture au niveau régional, d'autre part, les moyens que l'État met à la disposition de l'établissement pour l'exercice de ces missions ainsi que les moyens et les personnels que l'établissement affecte à la direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt, en vue de l'accomplissement des missions de l'établissement dans la région. () / Le représentant territorial peut donner délégation au directeur régional de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt pour signer les actes nécessaires à l'accomplissement des missions de l'établissement. Ce directeur peut lui-même déléguer sa signature aux personnels des services déconcentrés de l'État, qui apportent leur concours à l'établissement en vertu de la convention prévue ci-dessus, ainsi qu'aux agents de l'établissement affectés au sein des services déconcentrés de l'État. Le représentant territorial est l'ordonnateur délégué de l'établissement. "
3. D'une part, par un arrêté du 15 avril 2019 publié au recueil des actes administratifs n° R75-2019-057 de la préfecture de la région Nouvelle-Aquitaine, la préfète de cette région a donné délégation de signature à M. E F,, directeur régional de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt, pour signer les décisions, instructions et correspondances nécessaires à l'accomplissement des missions de l'établissement G dans la région Nouvelle-Aquitaine, à l'exception des actes normatifs ou interprétatifs de portée générale et l'a autorisé à subdéléguer sa signature à ses collaborateurs.
4. D'autre part, par une décision du 16 avril 2019 publiée au recueil des actes administratifs n° R75-2019-057 de la préfecture de la région Nouvelle-Aquitaine, M. E F, directeur régional de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt a délégué sa signature à M. A B, adjoint à la cheffe du service régional Nouvelle-Aquitaine de G et signataire de la décision litigieuse, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme D C, cheffe du service régional de G, pour signer les décisions, instructions et correspondances nécessaires à l'accomplissement des missions de l'établissement G dans la région Nouvelle-Aquitaine à l'exception des actes normatifs ou interprétatifs de portée générale.
5. Enfin, la requérante n'apporte aucun élément tendant à démontrer que M. F et Mme C n'étaient pas absents ou empêchés.
6. Il en résulte que la SARL Les Hauts de Talmont n'est pas fondée à soutenir que M. B n'était pas compétent pour signer la décision du 16 juin 2021.
7. En deuxième lieu, la décision par laquelle l'autorité administrative compétente octroie une aide agricole régie par un texte de l'Union européenne constitue une décision créatrice de droits, quand bien même ces droits sont subordonnés au respect de diverses conditions et à la présentation d'une demande de paiement assortie des justificatifs permettant de vérifier ce respect. La décision par laquelle cette autorité refuse de verser cette aide au bénéficiaire, motivée par le constat que les engagements pris n'ont pas été respectés, se borne à exécuter cette décision d'octroi en tirant les conséquences du non-respect des conditions posées par cette dernière et n'en constitue donc pas le retrait. Compte tenu des droits créés par la décision d'octroi de l'aide, cette décision de refus de versement doit être regardée comme refusant un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir, et doit, à ce titre, en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, être motivée. Toutefois, dès lors que cette décision fait suite à une demande du bénéficiaire, tendant au versement de l'aide octroyée après examen des justificatifs à fournir à l'appui de cette demande, elle n'est pas au nombre des décisions soumises, par l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, à la procédure contradictoire qu'il institue.
8. D'une part, la décision du 16 juin 2021 vise la décision du directeur général de G du 30 décembre 2015 modifiée relative à la mise en œuvre par G d'une aide aux programmes d'investissement des entreprises dans le cadre de l'organisation commune des marchés (OCM) vitivinicoles pour les exercices 2014 à 2018. En outre, le tableau qui y est annexé présente les éléments sur lesquels elle se fonde. Par suite, cette décision, qui comporte la mention des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, est suffisamment motivée.
9. D'autre part, dès lors que la décision en litige fait suite à une demande de la SARL requérante tendant au versement d'une aide, celle-ci ne peut utilement soutenir, en application des principes rappelés au point 7, que cette décision aurait dû faire l'objet d'une procédure contradictoire préalable.
10. Il en résulte que les moyens tirés du défaut de motivation et du vice de procédure doivent être écartés.
11. En troisième lieu, d'une part, aux termes de l'article 2.2.1 de la décision précitée INTV-GPASV-2015-80 du 30 décembre 2015 modifiée du directeur général de G, au titre des constructions de bien immeubles, les investissements éligibles sont notamment ceux relatifs à la " construction d'un caveau de vente de vin ", entendu comme " le lieu de vente où l'entreprise qui vinifie le vin le commercialise ". Il en résulte que le projet d'investissement de la SARL requérante, déclaré éligible par la décision d'aide du 30 mars 2017 et ayant pour objet : " construction bâtiment : chai de vinification et caveau / matériel de vinification : table de tri, maîtrise de température, cuveries, tapis de décuvage ", ne pouvait s'entendre, s'agissant du caveau, que comme un lieu de vente.
12. D'autre part, aux termes de l'article 54 du règlement délégué (UE) 2016/1149 de la Commission du 15 avril 2016, complétant le règlement (UE) n° 1308/2013 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les programmes nationaux de soutien au secteur vitivinicole : " 1. () l'aide est versée une fois qu'il a été établi que l'ensemble de l'opération ou l'ensemble des actions individuelles faisant partie de l'opération visée par la demande d'aide, selon le choix effectué par l'État membre pour la gestion de la mesure d'aide en cause, a été pleinement mis en œuvre et soumis au contrôle administratif et, le cas échéant, aux contrôles sur place conformément au chapitre IV, section 1, du règlement d'exécution (UE) 2016/1150. Aux termes de l'article 8 de la décision INTV-GPASV-2015-80 du 30 décembre 2015 précitée, " le contrôle sur place doit constater que les investissements faisant l'objet d'une demande d'aide sont en état fonctionnel, c'est-à-dire : / -que le bâtiment est achevé et équipé pour la destination prévue, - que le matériel est prêt à être mis en fonctionnement ".
13. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, que lors du contrôle sur place, il a été constaté que le caveau n'était pas fonctionnel pour la vente, ce qui a été confirmé par la requérante dans les observations portées par le gérant sur le rapport de contrôle précisant : " Caveau non aménagé : la crise sanitaire de 2020 a mis un coup d'arrêt aux activités de vente et visite du domaine initialement prévues. Cette activité devrait reprendre en avril 2021 ". En outre, dans son recours gracieux, la requérante a confirmé qu'à la date du contrôle sur place, le caveau n'était pas utilisé pour la vente, que son aménagement a été terminé postérieurement au contrôle et que les dégustations-ventes dans le caveau ont également commencé postérieurement à ce contrôle.
14. Il résulte de ce qui précède qu'en écartant les dépenses relatives au caveau après avoir relevé qu'il n'était pas, à la date de la demande de paiement de l'aide, en état fonctionnel pour la vente, G n'a commis d'erreur de fait ni dans le calcul du montant de l'aide, ni dans celui du taux de réalisation du projet.
15. En quatrième lieu, d'une part, aux termes de l'article 54 du règlement délégué (UE) 2016/1149 de la Commission du 15 avril 2016, complétant le règlement (UE) n° 1308/2013 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les programmes nationaux de soutien au secteur vitivinicole : " 1. () l'aide est versée une fois qu'il a été établi que l'ensemble de l'opération ou l'ensemble des actions individuelles faisant partie de l'opération visée par la demande d'aide, selon le choix effectué par l'État membre pour la gestion de la mesure d'aide en cause, a été pleinement mis en œuvre et soumis au contrôle administratif et, le cas échéant, aux contrôles sur place conformément au chapitre IV, section 1, du règlement d'exécution (UE) 2016/1150. / 2. Lorsque l'aide est en principe payable uniquement après la mise en œuvre de l'ensemble de l'opération, elle est néanmoins versée au titre des actions individuelles mises en œuvre si les contrôles révèlent que les actions restantes n'ont pu être exécutées pour des motifs relevant de la force majeure ou de circonstances exceptionnelles au sens de l'article 2, paragraphe 2, du règlement (UE) no 1306/2013. () ". L'article 2 du règlement (UE) n° 1306/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013 relatif au financement, à la gestion et au suivi de la politique agricole commune auquel il est fait référence prévoit plusieurs cas, non exhaustifs, de force majeure ou de circonstances exceptionnelles. Aux termes de l'article 10 de la décision INTV-GPASV-2015-80 du 30 décembre 2015 précitée : " En cas de force majeure et/ou de circonstances exceptionnelles dûment invoqués, justifiés par le bénéficiaire de l'aide et reconnus par l'organisme payeur, il est dérogé aux sanctions fixées par la décision 2013-76 du Directeur général de G modifiée et des prolongations de délais peuvent être accordées./ L'article 2§2 du règlement (UE) n°1306/2013 énumère de manière non limitative des situations pouvant être qualifiées de cas de force majeure ou de circonstances exceptionnelles. ". Il en résulte qu'en cas de circonstances exceptionnelles, le délai de réalisation de l'opération peut être prolongé par G.
16. En l'espèce, si la requérante soutient que le retard pris à terminer l'aménagement du caveau et à le mettre en service est la conséquence de l'épidémie de Covid-19, laquelle constitue une circonstance exceptionnelle, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle aurait sollicité la prolongation du délai de réalisation de son opération.
17. D'autre part, l'article 2 du règlement délégué UE 2021/374 du 27 janvier 2021 a modifié l'article 54 du règlement délégué (UE) 2016/1149 de la Commission du 15 avril 2016 pour prévoir que, si les contrôles révèlent que l'ensemble de l'opération n'a pas été pleinement mis en œuvre mais que les actions restantes n'ont pu être exécutées pour des motifs relevant de circonstances exceptionnelles, ou s'ils révèlent que l'objectif général de l'opération a néanmoins été atteint, l'aide est versée au titre des actions effectivement mises en œuvre. Toutefois, cet article, contrairement à l'article 1 du même règlement, n'a pas de portée rétroactive. La société requérante ne peut, par suite, s'en prévaloir utilement.
18. La société ne peut pas davantage se prévaloir des dispositions du règlement délégué UE 2020/884 de la Commission du 4 mai 2020 dérogeant, pour l'année 2020, au règlement délégué (UE) 2016/1149 en ce qui concerne le secteur vitivinicole, en raison de la pandémie de Covid-19, dès lors qu'aucune des dispositions de ce règlement ne lui est applicable.
19. Enfin, si la requérante soutient que l'administration a commis une erreur de droit en diminuant le montant de son aide pour tenir compte de la surface réelle du bâtiment construit et des dépenses effectivement réalisées s'agissant des équipements de vinification et des frais d'étude et d'ingénierie, elle n'assortit pas cette branche du moyen des précisions permettant d'en apprécier tant la portée que le bien fondé.
20. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'erreur de droit commise par l'établissement G doit être écarté.
21. Il résulte de tout ce qui précède que la SARL Les Hauts de Talmont n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision de G du 16 juin 2021. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SARL Les Hauts de Talmont est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SARL les Hauts de Talmont et à l'établissement G.
Délibéré après l'audience du 1er février 2024, à laquelle siégeaient :
M. Le Méhauté, président,
Mme Boutet, première conseillère,
Mme Dumont, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 février 2024.
La rapporteure,
Signé
G. DUMONT
Le président,
Signé
A. LE MEHAUTE
La greffière,
Signé
G. FAVARD
La République mande et ordonne au ministre l'agriculture et de la souveraineté alimentaire en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
G. FAVARD
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026