vendredi 29 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2103076 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | ELIGE BORDEAUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 26 novembre 2021, 15 mars 2022 et 17 août 2022, et un mémoire enregistré le 15 novembre 2023, non communiqué, l'amicale des boulistes de l'Isle d'Espagnac demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 4 octobre 2021 par lequel le maire de la commune de l'Isle d'Espagnac a temporairement interdit, jusqu'à la réalisation de travaux de mise en sécurité des terrains de boules, la pratique sportive des boules lyonnaises au boulodrome des Ecasseaux ;
2°) d'ordonner la reprise des relations contractuelles résultant de la convention partenariale du 28 avril 2004 et du bail du 5 janvier 2004 qu'elle a conclus avec la commune de l'Isle d'Espagnac ;
3°) d'enjoindre à la comme de l'Isle d'Espagnac de remettre en état l'entourage des terrains du boulodrome et de lui rendre les clés du local qui était auparavant mis à sa disposition ;
4°) de condamner la commune de l'Isle d'Espagnac à lui verser la somme de 2 500 euros en réparation du préjudice financier qu'elle a subi.
Elle soutient que :
-l'arrêté contesté porte atteinte au principe d'égalité, dès lors qu'il ne concerne que la pratique des boules lyonnaises et non celle de la pétanque, et qu'il n'a donc été pris que pour l'évincer, au profit d'autres associations dédiées à la pratique de la pétanque ;
-l'interdiction qu'il prononce est disproportionnée aux buts qu'il poursuit, dès lors qu'elle s'étend aux deux terrains pouvant accueillir la pratique des boules lyonnaises, alors qu'un seul de ces terrains n'est pas sécurisé ;
-la commune a retiré, sans motif valable, les équipements de sécurité autour du premier terrain pendant la période d'interdiction d'utilisation des terrains lors de la crise sanitaire, changé les serrures du local qu'elle occupe sans l'en avertir alors que ses dossiers administratifs y sont entreposés, et attribué ses créneaux d'entraînement à d'autres associations ;
-la commune conditionne irrégulièrement la remise des nouvelles clés du local à la signature d'une nouvelle convention et d'un règlement intérieur, non validés par le conseil municipal ;
-par un courrier du 20 octobre 2021 auquel la commune n'a pas répondu, elle a proposé de retirer, la semaine du 20 octobre, avec l'aide d'un club extérieur, les réfrigérateurs qu'elle avait laissés dans le local, et demandé, à cet effet, que la commune lui remette la clé du local, qu'elle lui aurait rendu dès l'opération terminée ;
-aucune circonstance ne justifie l'achèvement de la convention partenariale et du bail signés en 2004 qui la lient à la commune ;
-elle est fondée à demander une indemnisation de 2 500 euros en réparation des préjudices que lui ont causé l'inexécution par la commune de ses obligations contractuelles ainsi que l'illégalité fautive entachant l'arrêté du 4 octobre 2021.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 juillet 2022, la commune de l'Isle d'Espagnac, représentée par la SELAS Elige Bordeaux, conclut au rejet de la requête, et à ce que la somme de 1 200 euros soit mise à la charge de l'association en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- à titre principal, les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 4 octobre 2021, à la reprise des relations contractuelles et à l'indemnisation des préjudices que l'association estime avoir subis sont irrecevables, d'une part, faute d'intérêt à agir de l'association et de qualité pour agir du président de l'association, d'autre part, en l'absence de moyens développés dans la requête, ensuite en raison de la tardiveté de la demande tendant à la reprise des relations contractuelles, et enfin, à défaut de réclamation préalable à la demande indemnitaire ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par l'association à l'encontre de l'arrêté attaqué ne sont pas fondés, et les demandes tendant à la reprise des relations contractuelles et à l'indemnisation des préjudices que l'association estime avoir subis ne sont pas justifiées.
Par deux mémoires en intervention enregistrés le 11 mai 2022 et le 31 août 2022, M. A B demande que le tribunal fasse droit aux conclusions de la requête n° 2103076.
Il se réfère aux moyens exposés dans la requête de l'amical bouliste de l'Isle d'Espagnac.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gibson-Théry,
- les conclusions de Mme Bréjeon, rapporteure publique,
- et les observations de Me Grossin-Bugat, représentant la commune de l'Isle d'Espagnac.
Considérant ce qui suit :
1. Par une convention partenariale conclue le 28 avril 2004, la commune de l'Isle d'Espagnac a mis à disposition, de manière précaire et révocable, à l'amicale bouliste de l'Isle d'Espagnac (ABIE), des locaux et équipements, sis rue Victor Hugo " les Ecasseaux ", lui permettant de gérer et animer des activités sportives autour de la pratique des boules lyonnaises. Dans le même objectif, un bail a été conclu entre les deux mêmes parties le 5 janvier 2004, afin de permettre à l'amicale d'occuper des locaux situés à la même adresse. Par un courrier du 14 mai 2021 adressé aux présidents de trois associations de boulistes, dont l'ABIE, le maire de la commune a déclaré le bail signé le 5 janvier 2004 " nul et non avenu ". Par un arrêté du 4 octobre 2021, dont l'amicale doit être regardée comme demandant l'annulation, le maire de la commune de l'Isle d'Espagnac a temporairement interdit, jusqu'à la réalisation de travaux de mise en sécurité des terrains de boules, la pratique sportive des boules lyonnaises au boulodrome des Ecasseaux. Par sa requête, l'ABIE doit également être regardée comme demandant la reprise des relations contractuelles, issues de la convention partenariale du 28 avril 2004 et du bail du 5 janvier 2004, auxquelles la commune a mis fin, ainsi que la condamnation de la commune à lui verser la somme globale de 2 500 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis.
Sur l'intervention de M. B :
2. M. B, en sa qualité d'adhérent à l'ABIE, justifie d'un intérêt suffisant, d'une part, à l'annulation de l'arrêté du 4 octobre 2021 contesté, et, d'autre part, à la reprise des relations contractuelles entre l'ABIE et la commune de l'Isle d'Espagnac. Dès lors, son intervention est recevable.
Sur les fins de non-recevoir opposées par la commune :
3. En premier lieu, d'une part, l'intérêt à agir s'apprécie au regard des conclusions de la requête et non des moyens invoqués. L'amicale dispose d'un intérêt à contester l'arrêté du 4 octobre 2021, qui la prive de pratiquer le sport qui justifie son existence même. D'autre part, contrairement à ce que soutient la commune en défense, le président de l'amicale, en vertu de l'article 12 des statuts produits, a été désigné comme étant l'organe représentant régulièrement l'association en justice, l'action contentieuse étant régulièrement engagée par l'organe tenant des statuts de l'association le pouvoir de la représenter en justice. Dans ces conditions, la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir de l'association et de qualité pour agir de son président doit être écartée.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête () contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge ".
4. Contrairement à ce qu'allègue la commune, l'ABIE soulève une série de moyens au soutien des conclusions qu'elle présente, visés dans le présent jugement. La fin de non-recevoir tirée de l'absence de moyens exposés dans la requête ne peut, dès lors, qu'être écartée.
5. En troisième lieu, le juge du contrat, saisi par une partie d'un litige relatif à une mesure d'exécution d'un contrat, peut seulement, en principe, rechercher si cette mesure est intervenue dans des conditions de nature à ouvrir droit à indemnité. Toutefois, une partie à un contrat administratif peut, eu égard à la portée d'une telle mesure d'exécution, former devant le juge du contrat un recours de plein contentieux contestant la validité de la résiliation de ce contrat et tendant à la reprise des relations contractuelles. Elle doit exercer ce recours dans un délai de deux mois à compter de la date à laquelle elle a été informée de la mesure de résiliation.
6. Il résulte du principe énoncé au point précédent que seule une décision de résiliation est de nature à faire courir le délai de recours contentieux de deux mois, ainsi instauré. La commune soutient que la demande de l'ABIE, qui ne peut être que regardée comme tendant à la reprise des relations contractuelles établies par le bail du 5 janvier 2004 et la convention partenariale du 28 avril 2004, est tardive au motif que la décision du 14 mai 2021 de la commune, qui constaterait la nullité du contrat de bail, n'aurait pas été contestée dans le délai de recours contentieux de deux mois. Toutefois, la commune n'établit pas la date de réception de cette décision, le délai de forclusion invoqué n'étant, dès lors, pas opposable à l'association. Par suite, la demande de reprise des relations contractuelles de l'ABIE n'est pas tardive.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision () / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ". La condition tenant à l'existence d'une décision de l'administration doit être regardée comme remplie si, à la date à laquelle le juge statue, l'administration a pris une décision, expresse ou implicite, sur une demande formée devant elle, régularisant ce faisant la requête.
8. Si l'ABIE sollicite la condamnation de la commune à lui verser une indemnité " compensatrice " de 2 500 euros, elle ne démontre pas avoir préalablement saisi la commune d'une demande d'indemnisation de ce préjudice. Par suite, ses conclusions indemnitaires doivent être rejetées comme irrecevables.
Sur les conclusions tendant à la reprise des relations contractuelles :
9. Lorsqu'une partie à un contrat administratif soumet au juge un litige relatif à l'exécution du contrat qui les lie, il incombe en principe à celui-ci, eu égard à l'exigence de loyauté des relations contractuelles, de faire application du contrat. Toutefois, dans le cas seulement où il constate une irrégularité invoquée par une partie ou relevée d'office par lui, tenant au caractère illicite du contenu du contrat ou à un vice d'une particulière gravité relatif notamment aux conditions dans lesquelles les parties ont donné leur consentement, il doit écarter le contrat et ne peut régler le litige sur le terrain contractuel.
10. D'une part, il résulte de l'instruction que la commune de l'Isle d'Espagnac allègue la nullité de la convention partenariale et du bail conclus respectivement le 28 avril et le 5 janvier 2004 entre elle et l'ABIE, au motif qu'ils ont été signés en vertu d'une délégation du maire inexistante, le conseil municipal ne lui ayant pas accordé une telle délégation. Si ces contrats, signés " pour le maire, [et] par délégation " par M. A B, alors adjoint au maire, sans que ni cette habilitation, ni celle accordée par le conseil municipal au maire ne soit démontrée, sont, en conséquence et comme le fait valoir la commune, entachés d'un vice d'incompétence, il résulte toutefois de l'instruction que la commune les a exécutés sans discontinuer pendant une période de dix-huit ans et sans en contester aucune des clauses. Dans ces conditions, le principe de loyauté des relations contractuelles fait obstacle à ce que le vice d'incompétence invoqué, qui n'a pas affecté le consentement de la commune pendant toute la durée d'exécution de ces contrats, puisse être regardé comme un vice d'une gravité telle que l'application de la convention et du bail en litige soit écartée.
11. D'autre part, il est constant que la commune a, par son courrier du 14 mai 2021, intimé à l'ABIE d'" évacuer " une partie du matériel qu'elle avait entreposé dans le local objet du bail, puis a changé les serrures de ce local, en se bornant à en informer l'amicale, par un courrier du 15 octobre 2021, après y avoir procédé, et a subordonné, par le même courrier, la remise des nouvelles clés aux trois associations destinataires à la signature d'une nouvelle convention et d'un règlement intérieur. Ce faisant, et alors que la convention partenariale du 28 avril 2004 et le bail du 5 janvier 2004 conclus entre la commune et l'ABIE était en cours d'exécution, faute d'avoir été résiliés dans les conditions prévues par leurs clauses, la commune a manqué aux obligations contractuelles qu'elle s'était engagée à respecter, en faisant obstacle à la mise à disposition de l'ABIE des terrains de boules et du local lui permettant d'entreposer du matériel, et en s'abstenant d'entretenir et de réparer les locaux et équipements mis à disposition, comme le prévoit pourtant l'article 2.1 de la convention partenariale. Par suite, la responsabilité contractuelle de la commune de l'Isle d'Espagnac est engagée à raison des manquements à ses obligations contractuelles résultant de l'exécution de la convention partenariale du 28 avril 2004 et du bail du 5 janvier 2004 qu'elle a conclus avec l'ABIE. Par suite, il y a lieu d'enjoindre à la commune de l'Isle d'Espagnac de reprendre les relations contractuelles avec l'ABIE telles qu'elles résultent de la convention partenariale du 28 avril 2004 et du bail du 5 janvier 2004.
Sur les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 4 octobre 2021 :
12. Aux termes de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales : " La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. () ".
13. En premier lieu, si l'association soutient que les grillages entourant l'un des terrains du boulodrome municipal ont été retirés sans motif valable par les services communaux pendant la période d'interdiction d'utilisation des terrains de boules, en raison de la pandémie, les photos produites, non datées, ne sont pas probantes sur les circonstances invoquées, alors que la commune allègue la dégradation progressive, avec le temps, de ces grillages, dont elle a dû retirer les piquets résiduels à l'automne 2020.
14. En deuxième lieu, si l'amicale soutient que l'arrêté litigieux porte atteinte au principe d'égalité dès lors qu'il ne concerne que la pratique des boules lyonnaises, il ressort des pièces du dossier que cette pratique nécessite la sécurisation du terrain qui l'accueille afin d'éviter les risques de projection des boules lyonnaises, bien plus lourdes que les boules de pétanque, comme l'a d'ailleurs relevé le président de l'ABIE lors du conseil des associations du 1er octobre 2021. Dans ces conditions, et alors que seule la pratique des boules lyonnaises justifie la mise en place de périmètres sécurisés par des grillages ou d'autres panneaux de protection, le maire n'a pas porté atteinte au principe d'égalité en limitant l'interdiction d'utiliser les terrains du boulodrome à la pratique des boules lyonnaises.
15. En troisième lieu, si l'ABIE soutient que l'interdiction totale de la pratique du sport qu'elle promeut au boulodrome est disproportionnée aux buts qu'elle poursuit, un second terrain sécurisé " par des planches " pouvant accueillir cette pratique, elle ne démontre pas, par les pièces produites et notamment les photos du boulodrome, l'existence de ce terrain. Par suite, l'interdiction en litige n'est pas disproportionnée au but de sécurité des usagers et tiers qu'elle poursuit.
16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par l'ABIE à fin d'annulation de l'arrêté du 4 octobre 2021 par lequel le maire de la commune de l'Isle d'Espagnac a temporairement interdit, jusqu'à la réalisation de travaux de mise en sécurité des terrains de boules, la pratique sportive des boules lyonnaises au boulodrome des Ecasseaux, doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'ABIE la somme demandée par la commune de l'Isle d'Espagnac au titre des frais qu'elle a exposés et non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DECIDE :
Article 1er : L'intervention de M. B est admise.
Article 2 : il est enjoint à la commune de l'Isle d'Espagnac de reprendre ses relations contractuelles avec l'ABIE en exécution de la convention partenariale du 28 avril 2004 et du bail du 5 janvier 2004.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à l'amicale bouliste de l'Isle d'Espagnac, à la commune de l'Isle d'Espagnac et à M. A B.
Délibéré après l'audience du 7 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Cristille, président,
Mme Thèvenet-Bréchot, première conseillère,
Mme Gibson-Théry, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 29 décembre 2023.
La rapporteure,
Signé
S. GIBSON-THERYLe président,
Signé
P. CRISTILLE
La greffière,
Signé
N. COLLET
La République mande et ordonne à la préfète de la Charente en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
S. GAGNAIRE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026