jeudi 19 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2200147 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | PAMLAW - AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête n° 2200147 et un mémoire enregistrés les 18 janvier 2022 et 6 février 2023, la société Free Mobile, représentée par Me Martin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 novembre 2021 par lequel le maire de Vouillé s'est opposé à sa déclaration préalable de travaux, en vue de la construction d'une station relais de téléphonie mobile au lieu-dit " La Goupillère " ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Vouillé de lui délivrer une décision de non-opposition dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Vouillé la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'une erreur de droit, dès lors que la délibération du conseil municipal n° D-2021-094 sur laquelle il se fonde est dépourvue de caractère décisoire ;
- il est illégal par voie de conséquence de l'illégalité de la délibération du conseil municipal n° D-2021-094 ;
- il a été pris en méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et de l'article A 11 du plan local d'urbanisme ;
- il est entaché d'une erreur d'appréciation dès lors que l'impact du projet sur son milieu environnant n'est pas justifié ;
- il est dépourvu de base légale dès lors que le maire ne peut lui opposer une obligation de concertation avec les opérateurs de téléphonie pour justifier son opposition au projet.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 décembre 2022, la commune de Vouillé, représentée par la SCP KPL Avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la société Free Mobile au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient qu'aucun des moyens n'est fondé.
Les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré du non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées contre l'arrêté du 26 novembre 2021 par lequel le maire de Vouillé s'est opposé à la déclaration préalable de travaux dès lors que, par un arrêté du 16 mars 2022, postérieur à l'introduction de la requête, la société Free Mobile a obtenu une autorisation d'occupation des sols équivalente à celle initialement sollicitée.
Un mémoire en réponse au moyen d'ordre public a été enregistré pour la commune de Vouillé le 10 juin 2024.
II. Par une requête n° 2202613 et un mémoire enregistrés les 21 octobre et 16 novembre 2022, la société Free Mobile, représentée par Me Martin, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 22 août 2022 par laquelle le maire de Vouillé s'est opposé au raccordement au réseau électrique de la station relais de téléphonie mobile qu'elle a été autorisée à implanter au lieu-dit " La Goupillère " ;
2°) d'enjoindre au maire de Vouillé de lui délivrer une autorisation de raccordement dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Vouillé une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaqué ne comporte aucune motivation en droit ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, dès lors qu'aucun motif ne peut la justifier ;
- l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme ne permet au maire que de refuser l'autorisation de construire une installation qui entrainerait des travaux d'extension d'un réseau non encore programmé, or elle bénéficie de l'autorisation de construire et aucune extension du réseau n'est nécessaire ; l'article L. 111-12 ne vise lui que les ouvrages dont la construction n'a pas été autorisée, alors qu'elle bénéficie d'une autorisation ;
- s'il est exact que le raccordement envisagé impose l'occupation de parcelles communales, la commune ne peut s'y opposer dès lors que la société Gérédis, concessionnaire du réseau de distribution d'électricité, dispose en vertu de l'article L. 113-3 du code de la voirie routière d'un droit d'implantation sur le domaine public routier et qu'elle-même dispose d'un droit similaire en tant qu'exploitante d'un réseau de communications, en vertu des articles L. 45-9 et L. 47 du code des postes et communications électroniques, alors que les travaux n'ont pas fait l'objet de la procédure de coordination prévue par l'article L. 115-1 du code de la voirie routière ; il n'est pas invoqué que l'occupation serait incompatible avec l'affectation du domaine public routier à la circulation terrestre.
La requête a été communiquée à la commune de Vouillé qui n'a pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Boutet,
- les conclusions de M. Lacaïle, rapporteur public,
- les observations de Me Pielberg, représentant la commune de Vouillé.
Considérant ce qui suit :
1. La société Free Mobile a déposé le 3 novembre 2021 une déclaration préalable de travaux en vue de l'installation d'une station relais de téléphonie mobile composée d'un pylône d'une hauteur de 39 m accueillant trois antennes panneau et deux antennes FH, ainsi que des modules techniques à créer au sol sur une parcelle cadastrée section YY n° 27 située au lieudit " La Goupillère " sur le territoire de la commune de Vouillé (Deux-Sèvres). Par un arrêté du 26 novembre 2021, le maire de Vouillé a fait opposition à cette déclaration de travaux. Par la requête n° 2200147, la société Free Mobile demande au tribunal l'annulation de cet arrêté dont l'exécution a été suspendue par une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Poitiers n° 2200290 du 17 février 2022 qui a enjoint à la commune de délivrer à titre provisoire l'autorisation sollicitée.
2. Par un arrêté du 16 mars 2022, le maire de Vouillé a accordé à la société Free Mobile l'autorisation d'installer une station relais de téléphonie mobile composée d'un pylône d'une hauteur de 39 m accueillant trois antennes panneau et deux antennes FH au lieudit " La Goupillère ". Le 22 mars 2022, la société Free Mobile a demandé l'autorisation de raccorder cette station au réseau électrique. La société Gérédis, gestionnaire du réseau de distribution d'électricité concédé par le syndicat intercommunal d'énergie des Deux-Sèvres, a saisi la commune de Vouillé de trois projets de convention, l'une (convention de branchement) prévoyant l'occupation d'une parcelle communale YY 18 par une armoire de réseau électrique et les deux autres (conventions pour l'établissement d'un réseau électrique aérien) prévoyant l'installation d'un support pour conducteurs aériens d'électricité sur chacune des parcelles YY 18 et YY 30 bordant la voie communale n° 18 et le passage des conducteurs aériens en surplomb de cette voie communale. Par un courrier du 22 août 2022, le maire de Vouillé a refusé les autorisations d'occupation et de raccordement. Par une ordonnance n° 2202613 en date du 23 novembre 2022, le juge des référés du tribunal administratif de Poitiers a suspendu cette décision. Par la requête n° 2202613, la société Free Mobile demande au tribunal d'annuler cette décision.
3. Les requêtes n° 2200147 et 2202613 présentent à juger des questions connexes et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un même jugement.
Sur l'arrêté du 26 novembre 2021 d'opposition à déclaration préalable de travaux :
En ce qui concerne les conclusions à fin d'annulation :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 423-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée ".
5. L'arrêté en litige est fondé en fait sur la circonstance que le projet portait atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels dès lors qu'il conduisait à implanter deux antennes relais à proximité immédiates l'une de l'autre. L'arrêté se borne toutefois à viser les dispositions du code de l'urbanisme, du plan local d'urbanisme (PLU) et la délibération prise par le conseil municipal de Vouillé le 8 novembre 2021, sans préciser les dispositions applicables. Dans ces conditions, la société requérante est fondée à soutenir que la décision en litige est insuffisamment motivée en droit.
6. En second lieu, aux termes de l'article 2.1 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune Vouillé applicable en zone agricole : " () les constructions et installations nécessaires aux services publics et d'intérêts collectifs (sont autorisées) sous réserve : - de ne pas compromettre l'activité agricole ; / - d'une bonne insertion dans les paysages environnants () ". Aux termes de l'article 11.1 du même règlement également applicable à la zone A : " () en aucun cas, les constructions et installations ne doivent, par leur situation, leurs dimensions ou leur aspect extérieur, porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales () ". Aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ".
7. Les dispositions précitées du règlement du PLUi ont le même objet que celles de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et posent des exigences qui ne sont pas moindres. Dès lors, c'est par rapport à ces dispositions du règlement du plan local d'urbanisme que doit être appréciée la légalité de l'arrêté en litige.
8. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet est situé dans un secteur agricole sans intérêt particulier au sud de la zone urbanisée de la commune de Vouillé dont les premières habitations se situent à plus de 150 mètres. L'antenne relais en litige est constituée d'un pylône de type treillis d'une hauteur de 39 mètres qui permet une vue traversante. Dans ces conditions, et quand bien même un autre projet d'antenne relais serait prévu à 700 mètres, le maire de Vouillé a fait une inexacte application des dispositions citées au point 6 en s'opposant à la déclaration préalable en litige au motif que le projet portait atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites et aux paysages naturels.
9. Pour l'application de l'article L. 600-4 du code de l'urbanisme, les autres moyens de la requête n'apparaissent pas de nature à entraîner l'annulation de la décision litigieuse.
10. Il résulte de tout ce qui précède que la décision du 26 novembre 2021 du maire de Vouillé doit être annulée.
En ce qui concerne les conclusions à fin d'injonction :
11. Le présent jugement implique, sous réserve d'un changement dans les circonstances de droit ou de fait, qu'il soit enjoint au maire de Vouillé de délivrer une décision de non-opposition à déclaration préalable à la société Free Mobile, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur la décision du 22 août 2022 de refus de raccordement au réseau d'électricité :
En ce qui concerne les conclusions à fin d'annulation :
12. En premier lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent () ". L'article L. 211-5 du même code dispose que : " La motivation () doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
13. Le maire de Vouillé a refusé l'autorisation de raccordement demandée au double motif que l'installation de l'antenne relais faisait l'objet d'un contentieux toujours en cours devant le tribunal administratif de Poitiers et que la commune envisageait de solliciter de la part du bénéficiaire de l'autorisation de branchement, société privée, une redevance d'occupation, qui restait à fixer. Il ressort des pièces du dossier que la décision contestée ne vise pas les textes sur lesquels elles se fonde, de sorte que celle-ci se trouve dépourvue d'une motivation en droit. Par suite, le moyen tiré d'un défaut de motivation doit être accueilli.
14. En second lieu, aux termes de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme : " Lorsque, compte tenu de la destination de la construction ou de l'aménagement projeté, des travaux portant sur les réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou de distribution d'électricité sont nécessaires pour assurer la desserte du projet, le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé si l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés. Lorsqu'un projet fait l'objet d'une déclaration préalable, l'autorité compétente doit s'opposer à sa réalisation lorsque les conditions mentionnées au premier alinéa ne sont pas réunies ". Aux termes de l'article L.111-12 du même code : " Les bâtiments, locaux ou installations soumis aux dispositions des articles L. 421-1 à L. 421-4 ou L. 510-1, ne peuvent, nonobstant toutes clauses contractuelles contraires, être raccordés définitivement aux réseaux d'électricité, d'eau, de gaz ou de téléphone si leur construction ou leur transformation n'a pas été, selon le cas, autorisée ou agréée en vertu de ces disposition ". Aux termes de l'article L. 421-4 du même code : " Un décret en Conseil d'Etat arrête la liste des constructions, aménagements, installations et travaux, y compris ceux mentionnés à l'article 40 de la loi n° 2023-175 du 10 mars 2023 relative à l'accélération de la production d'énergies renouvelables, qui, en raison de leurs dimensions, de leur nature ou de leur localisation, ne justifient pas l'exigence d'un permis et font l'objet d'une déclaration préalable ".
15. Les dispositions de l'article L. 111-12 du code de l'urbanisme précitées, qui présentent le caractère de mesures de police de l'urbanisme destinées à assurer le respect des règles d'utilisation du sol, permettent à l'autorité administrative chargée de la délivrance des permis de construire de refuser le raccordement définitif aux réseaux d'eau, lesquels incluent les réseaux d'assainissement en tant que réseau d'eaux usées d'un bâtiment irrégulièrement édifié. Est en revanche illégal le refus de raccordement aux réseaux d'une construction ayant bénéficié d'une autorisation d'urbanisme.
16. D'une part, le maire ne pouvait se fonder sur le motif tiré de ce qu'un contentieux était en cours devant le tribunal administratif s'agissant de la déclaration préalable de travaux pour refuser la demande de raccordement au réseau en litige, dès lors qu'elle avait autorisé la construction en litige par arrêté du 16 mars 2022. La circonstance que cette autorisation ait été accordée à titre provisoire, à la suite de l'ordonnance rendue par le juge des référés, ne saurait rendre la construction irrégulière au sens de l'article L. 111-12 du code de l'urbanisme.
17. D'autre part, il appartient à la commune, si elle s'y croit fondée, de fixer une redevance d'occupation à la charge de la société requérante dans le cadre de sa compétence de gestionnaire de son domaine public. Elle ne saurait en revanche invoquer sa propre inaction sur ce point pour refuser la délivrance d'une autorisation sur le fondement des dispositions des articles L. 111-11 et L. 111-12 du code de l'urbanisme.
18. Il résulte de tout ce qui précède que la société Free Mobile est fondée à demander l'annulation de la décision du 22 août 2022.
En ce qui concerne les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
19. Il y a lieu, sous réserve d'un changement dans les circonstances de droit ou de fait, d'enjoindre au maire de Vouillé de délivrer l'autorisation de raccordement au réseau sollicité par la société Free Mobile dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés aux litiges :
20. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Vouillé la somme de 2 000 euros à verser à la société Free Mobile au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
21. En revanche, ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de la société Free Mobile, qui n'est pas la partie perdante, la somme que la commune de Vouillé réclame au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 26 novembre 2021 du maire de Vouillé est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au maire de Vouillé de délivrer une décision de non-opposition à déclaration préalable de travaux à la société Free Mobile dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement.
Article 3 : La décision du maire de Vouillé du 22 août 2022 est annulée.
Article 4 : Il est enjoint au maire de Vouillé de délivrer l'autorisation de raccordement au réseau sollicité par la société Free Mobile dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement.
Article 5 : La commune de Vouillé versera à la société Free Mobile la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 6 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à la société Free Mobile et à la commune de Vouillé.
Délibéré après l'audience du 9 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Le Bris, présidente,
Mme Boutet, première conseillère,
Mme Dumont, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2024.
La rapporteure,
Signé
M. BOUTET
La présidente,
Signé
I. LE BRIS
Le greffier,
Signé
S. GAGNAIRE
La République mande et ordonne à la préfète des Deux-Sèvres en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
G. FAVARD
2, 2202613
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026