jeudi 19 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2200271 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SCP BOUYSSOU & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 janvier 2022, la commune d'Ivry-sur-Seine demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 août 2021 par lequel le maire des Mathes-La Palmyre a refusé de lui accorder une autorisation de construire, d'aménager ou de modifier un établissement recevant du public pour obtenir un double classement de type " R " (colonie de vacances) et " O " (hôtel et pension de famille) pour le dortoir de son centre de vacances " La Baraque ", situé avenue de la Résinerie, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux née le 4 décembre 2021 ;
2°) d'enjoindre à la commune des Mathes-La Palmyre de lui délivrer l'autorisation d'aménager.
Elle soutient que :
- l'arrêté du 6 août 2021 est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par des mémoires en défense enregistrés les 26 et 27 octobre 2022, la commune des Mathes-La Palmyre, représentée par Me Izembard, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable, dès lors, d'une part, que le maire d'Ivry-sur-Seine n'a pas reçu délégation du conseil municipal pour ester en justice, d'autre part, que la décision litigieuse étant purement confirmative de deux précédentes décisions des 22 mai 2019 et 8 décembre 2020, elle est insusceptible de recours ;
- à titre subsidiaire, les moyens de la requête sont infondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Dumont,
- et les conclusions de M. Lacaïle, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La commune d'Ivry-sur-Seine a déposé, le 15 mars 2021, à la mairie de la commune des Mathes-La Palmyre une demande d'autorisation de construire, d'aménager ou de modifier un établissement recevant du public pour obtenir un double classement de type " R " (colonie de vacances) et " O " (hôtel et pension de famille) du dortoir de son centre de vacances " La Baraque ", situé avenue de la Résinerie. Par un arrêté du 6 août 2021, le maire des Mathes-La Palmyre a rejeté cette demande. La commune d'Ivry-sur-Seine a alors formé un recours gracieux le 27 septembre 2021, reçu le 4 octobre 2021. Par la présente requête, la commune d'Ivry-sur-Seine demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 6 août 2021, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux née le 4 décembre 2021.
2. Aux termes de l'article L. 2132-1 du code général des collectivités territoriales : " Sous réserve des dispositions du 16° de l'article L. 2122-22, le conseil municipal délibère sur les actions à intenter au nom de la commune ". Aux termes de l'article L. 2132-2 du même code : " Le maire, en vertu de la délibération du conseil municipal, représente la commune en justice ". Aux termes de l'article L. 2122-21 du même code : " Sous le contrôle du conseil municipal et sous le contrôle administratif du représentant de l'Etat dans le département, le maire est chargé, d'une manière générale, d'exécuter les décisions du conseil municipal et, en particulier : / () 8° De représenter la commune soit en demandant, soit en défendant () ". Enfin, aux termes de l'article L. 2122-22 de ce code : " Le maire peut, en outre, par délégation du conseil municipal, être chargé, en tout ou partie, et pour la durée de son mandat : / () / 16° D'intenter au nom de la commune les actions en justice ou de défendre la commune dans les actions intentées contre elle, dans les cas définis par le conseil municipal ().
3. Il résulte de l'ensemble de ces dispositions que le maire ne peut intenter au nom de la commune des actions en justice qu'après délibération ou sur délégation du conseil municipal.
4. Alors que le moyen tiré de l'absence de qualité du maire de la commune d'Ivry-sur-Seine pour introduire la présente requête au nom de la commune a été soulevé en défense, la commune n'a justifié d'aucune délibération du conseil municipal autorisant le maire à introduire la présente requête ou lui déléguant la charge d'intenter les actions en justice au nom de la commune. Dès lors, la fin de non-recevoir tirée du défaut de qualité du maire d'Ivry-sur-Seine pour introduire la présente requête doit être accueillie et la requête doit être rejetée à raison de son irrecevabilité.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la commune d'Ivry-sur-Seine est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la commune d'Ivry-sur-Seine et à la commune des Mathes-La Palmyre.
Délibéré après l'audience du 9 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Le Bris, présidente,
Mme Dumont, première conseillère,
Mme Balsan-Jossa, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2024.
La rapporteure,
Signé
G. DUMONT
La présidente,
Signé
I. LE BRIS
Le greffier,
Signé
S. GAGNAIRE
La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
G. FAVARD
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026