jeudi 1 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2200426 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | DAUMONT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 février 2022 et un mémoire enregistré le 11 janvier 2024, ce dernier n'ayant pas été communiqué, Mme B et M. A C, représentés par Me Daumont, demandent au tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler la délibération du 9 novembre 2021 par laquelle le conseil communautaire de la communauté d'agglomération du Bocage Bressuirais a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal ;
2°) à titre subsidiaire, d'annuler la délibération du 9 novembre 2021 par laquelle le conseil communautaire de la communauté d'agglomération du Bocage Bressuirais a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal, en tant qu'elle classe la parcelle cadastrée A 945 en zone agricole ;
3°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération du Bocage Bressuirais une somme de 2 500 euros à leur verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ou, en cas d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle, à verser à leur conseil en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la convocation des conseillers communautaires méconnaît les dispositions de l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales ;
- la délibération litigieuse a été adoptée à l'issue d'une procédure irrégulière, certaines personnes publiques n'ayant pas été associées à l'élaboration du plan local d'urbanisme en méconnaissance des dispositions de l'article L. 153-16 du code de l'urbanisme ;
-le plan local d'urbanisme méconnaît les dispositions de l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme ;
- le classement de la parcelle cadastrée A 945 en zone agricole est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 octobre 2022, la communauté d'agglomération du Bocage Bressuirais, représentée la SCP Drouineau 1927, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge des requérants en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par les requérants ne sont fondés.
Par une décision du 4 avril 2022, Mme et M. C ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des transports ;
- le code de l'urbanisme ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Dumont,
- les conclusions de M. Lacaïle, rapporteur public,
- et les observations de Me Finkelstein, représentant la communauté d'agglomération du Bocage Bressuirais.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B et M. A C sont propriétaires, sur la commune de La-Forêt-sur-Sevre, d'un terrain de 1 535 m² correspondant à la parcelle cadastrée n° 945. Par une requête enregistrée le 14 février 2022, ils demandent l'annulation de la délibération du 9 novembre 2021, publiée le 14 décembre 2021, par laquelle le conseil communautaire de la communauté d'agglomération du Bocage Bressuirais a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal, lequel couvre le territoire de 33 communes dont celle de La-Forêt-sur-Sevre, et classe leur parcelle en zone agricole.
Sur les conclusions en annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2121-10 du code général des collectivités territoriales : " Toute convocation est faite par le maire. Elle indique les questions portées à l'ordre du jour. Elle est mentionnée au registre des délibérations, affichée ou publiée. Elle est transmise de manière dématérialisée ou, si les conseillers municipaux en font la demande, adressée par écrit à leur domicile ou à une autre adresse. ". Aux termes de l'article L. 2121-12 du même code : " Dans les communes de 3 500 habitants et plus, une note explicative de synthèse sur les affaires soumises à délibération doit être adressée avec la convocation aux membres du conseil municipal / () / Le délai de convocation est fixé à cinq jours francs. En cas d'urgence, le délai peut être abrégé par le maire sans pouvoir être toutefois inférieur à un jour franc () ". L'article L. 5211-1 du même code prévoient l'applicabilité de ces dispositions au fonctionnement de l'organe délibérant des établissements publics de coopération intercommunale.
3. D'une part, il ressort des pièces du dossier que les convocations à la séance du conseil communautaire du 9 novembre 2021 ont été adressées par le président de la communauté d'agglomération, de manière dématérialisée, aux membres de l'assemblée délibérante le 3 novembre précédent, dans le respect du délai de cinq jours francs fixé par les dispositions précitées.
4. D'autre part, il résulte des dispositions précitées de l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales que la convocation aux réunions du conseil communautaire doit être accompagnée d'une note explicative de synthèse portant sur chacun des points de l'ordre du jour. Le défaut d'envoi de cette note ou son insuffisance entache d'irrégularité la délibération prise, à moins que le maire, ou le président du conseil de l'établissement, n'ait fait parvenir aux membres du conseil, en même temps que la convocation, les documents leur permettant de disposer d'une information adéquate pour exercer utilement leur mandat. Cette obligation, qui doit être adaptée à la nature et à l'importance des affaires, doit permettre aux intéressés d'appréhender le contexte ainsi que de comprendre les motifs de fait et de droit des mesures envisagées et de mesurer les implications de leurs décisions.
5. Il ressort des pièces du dossier que, dans le respect de ce délai, les conseillers communautaires ont été destinataires d'un rapport annexé au projet de délibération portant approbation du plan local d'urbanisme intercommunal. Ce rapport rappelle les avis recueillis sur le projet de plan local d'urbanisme intercommunal arrêté le 17 décembre 2019, les conclusions de l'enquête publique et synthétise les évolutions qu'il est proposé d'apporter au projet. Par suite, le moyen tiré du caractère insuffisant de l'information communiquée aux conseillers communautaires, en méconnaissance des dispositions des articles L. 2121-10 et L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales, doit être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 153-16 du code de l'urbanisme : " Le projet de plan arrêté est soumis pour avis : / 1° Aux personnes publiques associées à son élaboration mentionnées aux articles L. 132- 7 et L. 132-9 () ". Aux termes de l'article L. 132-7 du même code: " L'Etat, les régions, les départements, les autorités organisatrices prévues à l'article L. 1231-1 du code des transports, les établissements publics de coopération intercommunale compétents en matière de programme local de l'habitat () sont associés à l'élaboration des schémas de cohérence territoriale et des plans locaux d'urbanisme dans les conditions définies aux titres IV et V. / Il en est de même des chambres de commerce et d'industrie territoriales, des chambres de métiers, des chambres d'agriculture () ". Aux termes de l'article L. 132-9 de ce code : " Pour l'élaboration des plans locaux d'urbanisme sont également associés, dans les mêmes conditions : / 1° Les syndicats d'agglomération nouvelle ; / 2° L'établissement public chargé de l'élaboration, de la gestion et de l'approbation du schéma de cohérence territoriale lorsque le territoire objet du plan est situé dans le périmètre de ce schéma () ". Enfin, l'article L. 1231-1 du code des transports prévoit, s'agissant de l'autorité organisatrice des transports : " I.- Les communautés d'agglomération () sont les autorités organisatrices de la mobilité dans leur ressort territorial. "
7. D'une part, il ressort des pièces du dossier que le projet de plan local d'urbanisme intercommunal arrêté a été transmis pour avis à la chambre des métiers et de l'artisanat des Deux-Sèvres le 27 janvier 2020.
8. D'autre part, il ressort des dispositions précitées de l'article L. 1231-1 du code des transports et des pièces du dossier que la communauté d'agglomération du Bocage Bressuirais est à la fois l'autorité organisatrice des transports, l'établissement public de coopération intercommunale compétent en matière de plan local d'habitat et l'établissement chargé de l'élaboration, de la gestion et de l'approbation du schéma de cohérence territoriale. Il en résulte qu'il n'y avait pas lieu d'associer une autre personne publique à l'élaboration du projet de plan local d'urbanisme intercommunal.
9. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré du vice procédure entachant la délibération litigieuse, faute pour la communauté d'agglomération du Bocage Bressuirais d'avoir associé à l'élaboration du plan local d'urbanisme intercommunale la chambre des métiers, l'établissement public de coopération intercommunale compétent en matière de programme local de l'habitat, l'autorité organisatrice des transports et l'établissement public chargé de la gestion du schéma de cohérence territoriale, manque en fait et doit être écarté.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 151-9 du code de l'urbanisme : " Le règlement délimite les zones urbaines ou à urbaniser et les zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger. / Il peut préciser l'affectation des sols selon les usages principaux qui peuvent en être faits ou la nature des activités qui peuvent y être exercées et également prévoir l'interdiction de construire. / Il peut définir, en fonction des situations locales, les règles concernant la destination et la nature des constructions autorisées ". Aux termes de l'article R. 151-22 du même code : " Les zones agricoles sont dites " zones A ". Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles ".
11. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ou fondée sur des faits matériellement inexacts.
12. Il en résulte que les requérants ne peuvent utilement se prévaloir de l'erreur de droit qui aurait été commise par les auteurs du plan local d'urbanisme litigieux en classant en zone agricole des hameaux contenant un tissu pavillonnaire.
13. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 151-5 du code de l'urbanisme : " Le projet d'aménagement et de développement durables définit : 1° Les orientations générales des politiques d'aménagement, d'équipement, d'urbanisme, de paysage, de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers, et de préservation ou de remise en bon état des continuités écologiques ; () Il fixe des objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain. () ". Aux termes de l'article L. 151-9 du même code : " Le règlement délimite les zones urbaines ou à urbaniser et les zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger. / Il peut préciser l'affectation des sols selon les usages principaux qui peuvent en être faits ou la nature des activités qui peuvent y être exercées et également prévoir l'interdiction de construire. / Il peut définir, en fonction des situations locales, les règles concernant la destination et la nature des constructions autorisées ". Aux termes de l'article R. 151-22 de ce code : " Les zones agricoles sont dites " zones A ". Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles ".
14. D'une part, il résulte de ces dispositions qu'une zone agricole, dite " zone A ", du plan local d'urbanisme a vocation à couvrir, en cohérence avec les orientations générales et les objectifs du projet d'aménagement et de développement durables, un secteur, équipé ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles. Ainsi, le critère déterminant le classement d'une parcelle ne se limite pas aux seules caractéristiques de celle-ci mais repose sur la vocation de la zone couverte.
15. D'autre part, il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ou fondée sur des faits matériellement inexacts.
16. En l'espèce, le projet d'aménagement et de développement durables comporte une orientation générale " vers l'adaptation et la diversification d'une agriculture ancrée dans le territoire ", qui fixe comme objectifs, notamment, de valoriser et conforter le secteur agroalimentaire en développant les surfaces en culture, d'assurer les conditions d'exploitations de l'activité agricole en gérant de manière économe le foncier et, enfin, de mettre en œuvre une démarche économe en foncier destiné à l'urbanisation en tendant vers une réduction de l'ordre de 50 % de l'artificialisation de nouveaux espaces agricoles ou naturels sur le territoire de la communauté d'agglomération.
17. Il ressort des pièces du dossier, notamment des plans et vues aériennes qui y sont produits, que la parcelle appartenant aux requérants se situe à l'intérieur d'un hameau classé dans son intégralité en zone agricole, qui comprend des maisons d'habitation ainsi que des exploitations agricoles. Cette parcelle, qui n'est pas bâtie, s'ouvre au Sud sur un vaste espace agricole et naturel composé de prairies. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que cette parcelle, qui s'ouvre sur des prairies, serait dépourvue de potentiel agronomique, biologique ou économique et ne pourrait être exploitée, alors que le rapport de présentation du plan local d'urbanisme intercommunal rappelle que les deux tiers des terres agricoles de la communauté d'agglomération sont utilisés en prairies, les élevages de différentes catégories y étant prépondérant. En outre, le classement de cette parcelle en zone agricole s'inscrit dans les objectifs poursuivis par la communauté d'agglomération tels qu'ils sont décrits au point 16 du présent jugement. Par suite, la communauté d'agglomération du Bocage Bressuirais n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en classant la parcelle litigieuse en zone agricole. Ce moyen doit, dès lors, être écarté.
18. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions de Mme et M. C tendant à l'annulation de la délibération du 9 novembre 2021 par laquelle le conseil communautaire de la communauté d'agglomération du Bocage Bressuirais a approuvé son plan local d'urbanisme doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la communauté d'agglomération du Bocage Bressuirais, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par les requérants sur ce fondement.
20. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de Mme et M. C une somme à verser à la communauté d'agglomération du Bocage Bressuirais au titre de ces mêmes dispositions.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme et M. C est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la communauté d'agglomération du Bocage Bressuirais présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et M. A C, à Me Daumont et à la communauté d'agglomération du Bocage Bressuirais.
Délibéré après l'audience du 18 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Le Méhauté, président,
Mme Dumont, première conseillère,
M. Bureau, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er février 2024.
La rapporteure,
Signé
G. DUMONT
Le président,
Signé
A. LE MÉHAUTÉ La greffière,
Signé
G. FAVARD
La République mande et ordonne à la préfète des Deux-Sèvres en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Pour le greffier en chef
La greffière
Signé
G. FAVARD
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026