vendredi 12 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2200785 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP BCJ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 24 mars 2022 et le 25 novembre 2022, M. A B, représenté par Me Boulineau, demande au tribunal :
1°) d'annuler le permis de construire n° PC 17300 21 0233 délivré le 11 octobre 2021 par le maire de La Rochelle à la SCI 52 Basse Saint Eloi pour une démolition totale et la construction d'un immeuble de cinq appartements, ensemble la décision du 25 janvier 2022 portant rejet de son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge des parties défenderesses une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
3°) de mettre à la charge des parties défenderesses les entiers dépens de la procédure.
Par trois mémoires en défense enregistrés le 26 septembre 2022, le 2 février 2023 et le 20 juillet 2023, la commune de La Rochelle, représentée par Me Brossier, conclut, à titre principal, au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et, à titre subsidiaire, de surseoir à statuer sur la requête en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme afin de permettre au titulaire de l'autorisation de régulariser le projet.
Par trois mémoires en défense enregistrés le 29 septembre 2022, le 24 janvier 2023, le 26 juillet 2023, la SCI 52 Basse Saint Eloi, représentée par Me Baudry, conclut, à titre principal au rejet de la requête, et, à titre subsidiaire, de surseoir à statuer dans le cas où le tribunal considérerait que la décision litigieuse est entachée d'illégalité afin qu'il soit procédé à sa régularisation en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, à défaut, de prononcer seulement une annulation partielle avec régularisation possible en application de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme et, en tout état de cause, à ce que soit mise à la charge de M. B une somme de 4 000 euros sur le fondement des dispositions L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 5 février 2024, la SCI 52 Basse Saint Eloi conclut au non-lieu à statuer sur la demande d'annulation présentée par M. B à l'encontre du permis de construire n° PC 17300 21 0233 délivré par le maire de La Rochelle le 11 octobre 2021 et de rejeter l'intégralité des demandes de M. B à l'encontre de la SCI 52 Basse Saint Eloi.
Par un mémoire enregistré le 12 février 2024, M. B déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / 1' Donner acte des désistements ; () 5º statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; /
() ".
Sur le désistement :
2. Le désistement de la requête de M. B est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais du litige :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de La Rochelle et de la SCI 52 Basse Saint Eloi tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de La Rochelle et la SCI 52 Basse Saint Eloi au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée M. A B, à la SCI 52 Basse Saint Eloi et à la commune de La Rochelle.
Fait à Poitiers, le 12 avril 2024.
Le président,
Signé
A. JARRIGE
La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
G. FAVARD
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