jeudi 20 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2200793 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | NICOLAI-LE CAM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 25 mars 2022 et le 12 décembre 2022, M. C B, représenté par la SELARL Océanis Avocats, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 19 octobre 2021 par laquelle le maire de La Rochelle a accordé à la SCI LDMAF un permis de construire n° PC17300210224 sur la parcelle cadastrée CH n°67 située au n°272 avenue des Corsaires ainsi que la décision du 25 janvier 2022 de rejet de son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de La Rochelle et de Mme A D une somme de 1 200 euros chacune en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions en litige ont été signées par une autorité incompétente ;
- le dossier de demande est entaché de manœuvres pour écarter l'application des dispositions de l'article UM5 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) relatif au coefficient de biotope ;
- le projet est incompatible avec l'orientation d'aménagement et de programmation (OAP) " Construire aujourd'hui " s'agissant de l'intégration de la véranda dans le bâti existant et de la couleur retenue ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation pour l'application des dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et des dispositions du PLUi relatives à l'insertion du projet dans son environnement.
Par un mémoire en défense enregistré le 24 mai 2022, Mme A D, en qualité de gérante de la SCI LDMAF, représentée par l'AARPI Billard, Meunier, Belliot, Jouvelot, Fournier, Nicolai-Le Cam, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors que le recours gracieux a été notifié à Mme D et pas à la société pétitionnaire elle-même, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;
- aucun des moyens n'est fondé.
Par un mémoire en défense enregistré le 15 septembre 2022, la commune de La Rochelle, représentée par la SCP Brossier, Carré, Joly, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable pour défaut de notification au pétitionnaire de la copie du recours gracieux formé par le requérant en méconnaissance des dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;
- aucun des moyens n'est fondé.
Par un courrier en date du 16 mai 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le tribunal était susceptible de relever d'office l'irrecevabilité du moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du règlement du PLUi relatives à l'insertion du projet dans son environnement, présenté pour la première fois postérieurement à la date de cristallisation des moyens, intervenue en application des dispositions de l'article R. 600-5 du code de justice administrative.
Par lettre du 17 mai 2024, le tribunal a informé les parties, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, de ce qu'il était susceptible de surseoir à statuer sur les conclusions de la requête, compte tenu des moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et de l'incompatibilité du projet avec l'OAP " Construire aujourd'hui " s'agissant de l'intégration de la véranda dans le bâti existant.
Par un mémoire enregistré le 24 mai 2024, la société LDMAF, représentée par Me Baudry, a présenté des observations en réponse au moyen d'ordre public et sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Boutet,
- les conclusions de M. Lacaïle, rapporteur public,
- et les observations de Me Macé, représentant M. B, et de Me Le Breton, substituant Me Brossier, représentant la commune de La Rochelle, et Me Verger, substituant Me Baudry, représentant la SCI LDMAF.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 19 octobre 2021, le maire de La Rochelle a accordé à la SCI LDMAF un permis de construire PC17300 21 0224 pour la réalisation d'une " extension - véranda " adossée à une construction existante sur la parcelle cadastrée CH n°67 située au n°272 avenue des Corsaires. M. B, propriétaire d'une parcelle voisine, demande l'annulation de cette décision et de la décision du 25 janvier 2022 de rejet de son recours gracieux.
Sur les fins de non-recevoir :
2. Aux termes de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas de déféré du préfet ou de recours contentieux à l'encontre d'un certificat d'urbanisme, ou d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, le préfet ou l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. Cette notification doit également être effectuée dans les mêmes conditions en cas de demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant un certificat d'urbanisme, ou une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code. L'auteur d'un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d'irrecevabilité du recours contentieux qu'il pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif. / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours. La notification du recours à l'auteur de la décision et, s'il y a lieu, au titulaire de l'autorisation est réputée accomplie à la date d'envoi de la lettre recommandée avec accusé de réception. Cette date est établie par le certificat de dépôt de la lettre recommandée auprès des services postaux. / Les dispositions du présent article ne sont pas applicables en cas de contestation d'un permis modificatif, d'une décision modificative ou d'une mesure de régularisation dans les conditions prévues par l'article L. 600-5-2 ". Ces dispositions font obligation à l'auteur d'un recours contentieux de notifier une copie du texte intégral de son recours à l'auteur ainsi qu'au bénéficiaire du permis attaqué.
3. Il ressort des pièces du dossier que M. B a adressé un recours gracieux concernant le permis de construire en litige au maire de La Rochelle le 6 décembre 2021 et qu'il a informé Mme D par courrier du 17 décembre 2021, envoyé le 21 du même mois et réceptionné le 23, de l'existence de ce recours. Si la commune soutient que la copie du recours administratif n'était pas jointe au courrier qui a été adressé à Mme D, elle ne l'établit pas, alors que cette dernière indique dans ses écritures avoir bien reçu notification du recours gracieux en question. Par ailleurs, la circonstance que M. B a notifié son recours gracieux à Mme D et non pas à la SCI LDMAF bénéficiaire du permis de construire, ne fait pas obstacle à ce que la notification prévue à l'article R. 600-1 précité puisse être regardée comme accomplie, dès lors que Mme D est gérante cette société. Par suite, les fins de non-recevoir invoquées par la commune et la société pétitionnaire doivent être écartées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 152-1 du code de l'urbanisme : " L'exécution par toute personne publique ou privée de tous travaux, constructions, aménagements, plantations, affouillements ou exhaussements des sols, et ouverture d'installations classées appartenant aux catégories déterminées dans le plan sont conformes au règlement et à ses documents graphiques. / Ces travaux ou opérations sont, en outre, compatibles, lorsqu'elles existent, avec les orientations d'aménagement et de programmation ". Il résulte de ces dispositions qu'une autorisation d'urbanisme ne peut être légalement délivrée si les travaux qu'elle prévoit sont incompatibles avec les orientations d'aménagement et de programmation d'un plan local d'urbanisme et, en particulier, en contrarient les objectifs.
5. L'orientation d'aménagement et de programmation (OAP) 3.1.3 " Construire aujourd'hui " du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de La Rochelle dispose dans sa fiche n° 4 relative aux projets de nouvelles habitations : " D. Vérandas : () On veillera à réaliser la construction en accompagnement des volumes présents, afin de ne pas complexifier l'architecture du bâtiment auquel la véranda s'adosse. Le traitement sera contemporain ou traditionnel en fonction de l'architecture du bâtiment existant et de l'usage attendu ". L'OAP précise que dans le cas d'une " véranda sur un mur gouttereau () il est indispensable de veiller à conserver la même pente de toiture que le bâtiment existant. Les pentes de toit dans la région sont généralement voisines de 30%. La profondeur de la véranda de ce fait est limitée en raison de la hauteur en bas de pente. La couverture de la véranda selon son usage sera exécutée en tuile de pays ou en verre ".
6. Il ressort des pièces du dossier que le projet de construction en litige, qualifié de " véranda " dans la notice architecturale du dossier de demande de permis de construire, et qui est implanté sur un mur gouttereau, comporte un toit terrasse alors que la toiture de la construction à laquelle elle est adossée est en pente. En outre, la couverture, constituée par un toit terrasse en aluminium gris clair, ne sera exécutée ni en tuiles ni en verre. Dans ces conditions, le requérant est fondé à soutenir que le projet est incompatible avec les dispositions du point 3.3.1 de l'OAP " Construire aujourd'hui " relatif aux vérandas, qui sont applicables aux constructions existantes.
7. En second lieu, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme dans sa version applicable au litige : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ".
8. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet est situé dans un quartier pavillonnaire de La Rochelle sans intérêt particulier mais homogène composé de maisons d'habitation en rez-de-chaussée ou R+1 de construction récente, enduites en blanc avec des toitures à deux pans en tuile. Le terrain jouxte côté jardin le parc Franck Espoir classé par le PLUi en qualité d'espace vert et il est situé à proximité de l'église Sainte Jeanne d'Arc, classée monument historique. La véranda projetée sera adossée au mur gouttereau à l'arrière de la maison côté jardin et donc ne sera pas visible depuis l'avenue des Corsaires située à l'avant de la construction existante. Compte tenu de sa hauteur à 2,75 mètres à laquelle s'ajoute un brise-vue de 1,80 mètres sur le toit terrasse en R+1, elle sera toutefois directement visible depuis le parc public Franck Espoir. Par ailleurs, et quand bien même il ressort des photographies produites que des constructions avoisinantes disposent d'extensions, la véranda projetée, qui est traitée en aluminium gris clair avec un toit terrasse et ne reprend donc aucun des codes architecturaux du quartier, ne permet pas une insertion harmonieuse du projet dans l'environnement à proximité d'un monument historique comme l'a d'ailleurs relevé l'Architecte des bâtiments de France dans son avis du 4 août 2021. Dans ces conditions, le requérant est fondé à soutenir que le maire a commis une erreur manifeste d'appréciation pour l'application des dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme en accordant le permis de construire en litige.
9. Pour l'application des dispositions de L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens invoqués n'est susceptible de justifier l'annulation de la décision en litige.
Sur l'application de l'article R. 600-5-1 du code de l'urbanisme :
10. Aux termes de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice entraînant l'illégalité de cet acte est susceptible d'être régularisé, sursoit à statuer, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation, même après l'achèvement des travaux. Si une mesure de régularisation est notifiée dans ce délai au juge, celui-ci statue après avoir invité les parties à présenter leurs observations. Le refus par le juge de faire droit à une demande de sursis à statuer est motivé ".
11. Il résulte de ces dispositions, éclairées par les travaux parlementaires, que lorsque le ou les vices affectant la légalité de l'autorisation d'urbanisme dont l'annulation est demandée, sont susceptibles d'être régularisés, le juge doit surseoir à statuer sur les conclusions dont il est saisi contre cette autorisation. Il invite au préalable les parties à présenter leurs observations sur la possibilité de régulariser le ou les vices affectant la légalité de l'autorisation d'urbanisme. Le juge n'est toutefois pas tenu de surseoir à statuer, d'une part, si les conditions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme sont réunies et qu'il fait le choix d'y recourir, d'autre part, si le bénéficiaire de l'autorisation lui a indiqué qu'il ne souhaitait pas bénéficier d'une mesure de régularisation. Un vice entachant le bien-fondé de l'autorisation d'urbanisme est susceptible d'être régularisé, même si cette régularisation implique de revoir l'économie générale du projet en cause, dès lors que les règles d'urbanisme en vigueur à la date à laquelle le juge statue permettent une mesure de régularisation qui n'implique pas d'apporter à ce projet un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même.
12. Les vices constatés aux points 6 et 8 relatifs respectivement à l'incompatibilité du projet avec les dispositions de l'OAP " Construire aujourd'hui " relatives aux vérandas et à la méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme sont susceptibles d'être régularisés. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de faire application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et de surseoir à statuer pendant un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement aux fins de permettre cette régularisation.
D E C I D E :
Article 1er : Il est sursis à statuer sur la requête, jusqu'à l'expiration d'un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement, pour permettre à SCI LDMAF ou à la commune de La Rochelle de produire au tribunal un permis de construire modificatif régularisant les vices mentionnés aux points 6 et 8 du présent jugement.
Article 2 : Tous droits et moyens des parties sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement sont réservés jusqu'à la fin de l'instance.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à la commune de La Rochelle et à Mme A D pour la SCI LDMAF.
Délibéré après l'audience du 30 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Jarrige, président,
Mme Boutet, première conseillère,
M. Bureau, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2024.
Le rapporteur,
Signé
M. BOUTET
Le président,
Signé
A. JARRIGE
La greffière,
Signé
G. FAVARD
La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Pour le greffier en chef
La greffière
Signé
G. FAVARD
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026