jeudi 20 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2200852 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SCP CANTIER ET ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 31 mars 2022 et 6 juin 2023, M. B A, représenté par la SCP Cantier et Associés - Ad Victorias Avocats, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) à titre principal, d'annuler la délibération du 31 janvier 2022 du conseil communautaire de la communauté de communes de La Rochefoucauld - Porte du Périgord approuvant le plan local d'urbanisme intercommunal ;
2°) à titre subsidiaire, d'annuler la délibération du 31 janvier 2022 du conseil communautaire de la communauté de communes de La Rochefoucauld - Porte du Périgord approuvant le plan local d'urbanisme intercommunal en tant qu'elle classe la parcelle cadastrée section (ANO)E n° 600(ANO) en zone " Ap " ;
3°) de mettre à la charge de la communauté de communes de La Rochefoucauld - Porte du Périgord la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- il n'est pas établi que la délibération attaquée ait été prise par une autorité compétente ;
- le rapport de présentation est entaché d'insuffisances ;
- la commission d'enquête n'a pas rendu un avis motivé, en méconnaissance de l'article R. 123-19 du code de l'environnement ;
- le classement en " coupure d'urbanisation à préserver " de la parcelle cadastrée section E n° 600 est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- le classement en zone " Ap " de la parcelle cadastrée section (ANO)E n° 600(ANO) est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 31 mars 2023, la communauté de communes de La Rochefoucauld - Porte du Périgord, représentée par la SCP Drouineau 1927, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable, dès lors que le requérant n'a pas intérêt à agir pour demander l'annulation totale du plan local d'urbanisme intercommunal ;
- les moyens de la requête sont infondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'environnement ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bureau,
- les conclusions de M. Lacaïle, rapporteur public,
- les observations de Me Finkelstein, représentant la communauté de communes de La Rochefoucauld - Porte du Périgord.
Considérant ce qui suit :
1. M. A est propriétaire de la parcelle cadastrée section (ANO)E n° 600(ANO), située sur le territoire de la commune d'Agris. Par une délibération du 31 janvier 2022, le conseil communautaire de la communauté de communes de La Rochefoucauld - Porte du Périgord a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) et a classé en zone " Ap " la parcelle cadastrée section E n° 600. Par la présente requête, M. A demande au tribunal l'annulation de cette délibération.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 5211-41-3 du code général des collectivités territoriales, alors applicable : " I. - Des établissements publics de coopération intercommunale, dont au moins l'un d'entre eux est à fiscalité propre, peuvent être autorisés à fusionner dans les conditions suivantes. () Les compétences transférées par les communes aux établissements publics existant avant la fusion, à titre obligatoire, sont exercées par le nouvel établissement public sur l'ensemble de son périmètre. () L'établissement public issu de la fusion est substitué de plein droit, pour l'exercice de ses compétences, aux anciens établissements publics et, le cas échéant, aux communes incluses dans son périmètre dans toutes leurs délibérations et tous leurs actes. ". Aux termes de l'article L. 5214-16 du code général des collectivités territoriales, alors applicable : " I. ' La communauté de communes exerce de plein droit au lieu et place des communes membres les compétences relevant de chacun des groupes suivants : 1° Aménagement de l'espace pour la conduite d'actions d'intérêt communautaire ; schéma de cohérence territoriale et schéma de secteur ; plan local d'urbanisme, document d'urbanisme en tenant lieu et carte communale ; () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que par des arrêtés du 11 mars 2015 et 28 octobre 2016, le préfet de la Charente a prononcé le transfert de la compétence obligatoire " plan local d'urbanisme, document d'urbanisme en tenant lieu et carte communale " à la communauté de communes Bandiat-Tardoire et à la communauté de commune Seuil-Charente Périgord. Par un arrêté du 22 novembre 2016, le préfet de la Charente a prononcé la fusion de la communauté de communes Bandiat-Tardoire et de la communauté de commune Seuil-Charente Périgord en une nouvelle communauté de communes, à compter du 1er janvier 2017. Selon l'article 4 de cet arrêté, la nouvelle communauté de communes exerce les compétences obligatoires prévues à l'article L. 5214-16 du code général des collectivités territoriales, et notamment en matière de plan local d'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la communauté de communes de La Rochefoucauld - Porte du Périgord pour adopter la délibération attaquée doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 151-4 du code de l'urbanisme : " Le rapport de présentation explique les choix retenus pour établir le projet d'aménagement et de développement durables, les orientations d'aménagement et de programmation et le règlement. / Il s'appuie sur un diagnostic établi au regard des prévisions économiques et démographiques et des besoins répertoriés en matière de développement économique, de surfaces et de développement agricoles, de développement forestier, d'aménagement de l'espace, d'environnement, notamment en matière de biodiversité, d'équilibre social de l'habitat, de transports, de commerce, d'équipements et de services. () / Il analyse la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers au cours des dix années précédant l'arrêt du projet de plan ou depuis la dernière révision du document d'urbanisme et la capacité de densification et de mutation de l'ensemble des espaces bâtis, en tenant compte des formes urbaines et architecturales. Il expose les dispositions qui favorisent la densification de ces espaces ainsi que la limitation de la consommation des espaces naturels, agricoles ou forestiers. Il justifie les objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain compris dans le projet d'aménagement et de développement durables au regard des objectifs de consommation de l'espace fixés, le cas échéant, par le schéma de cohérence territoriale et au regard des dynamiques économiques et démographiques. / () ". Aux termes de l'article R. 151-2 du code de l'urbanisme : " Le rapport de présentation comporte les justifications de : / () 4° La délimitation des zones prévues par l'article L. 151-9 ; () ".
5. Le rapport de présentation comprend, dans le chapitre 3.6 " Consommation des espaces agricoles, naturels et forestiers ", une justification de cette consommation et rappelle à plusieurs reprises la volonté des auteurs du PLUi de " limiter la consommation urbaine des espaces agricoles, naturels et forestiers à protéger " et d' " Accompagner les transitions et anticiper les mutations actuelles, notamment développer et diversifier le " potentiel agricole ". En outre, si le rapport de présentation doit exposer les motifs de la délimitation des zones, il n'a pas à justifier du classement de chaque terrain. Par suite, M. A ne saurait utilement soutenir que le rapport de présentation est insuffisant en l'absence, s'agissant de la zone " Ap ", de justification de la délimitation par rapport à la parcelle cadastrée section (ANO)E n° 600(ANO). En tout état de cause, le rapport de présentation expose suffisamment les justifications des choix opérés pour la délimitation de chacune des zones. En particulier, s'agissant de la zone " Ap ", sa délimitation est justifiée pour permettre, autant que possible, la valorisation agronomique, biologique ou économique des terres classées et pour restreindre les possibilités de construction et d'occupation des sols, au regard de leur intérêt paysager. Par suite, le moyen tiré du caractère insuffisant du rapport de présentation doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 123-15 du code de l'environnement : " Le commissaire enquêteur ou la commission d'enquête rend son rapport et ses conclusions motivées dans un délai de trente jours à compter de la fin de l'enquête. Si ce délai ne peut être respecté, un délai supplémentaire peut être accordé à la demande du commissaire enquêteur ou de la commission d'enquête par l'autorité compétente pour organiser l'enquête, après avis du responsable du projet. / Le rapport doit faire état des observations et propositions qui ont été produites pendant la durée de l'enquête ainsi que des réponses éventuelles du maître d'ouvrage () ". Aux termes de l'article R. 123-19 de ce code : " Le commissaire enquêteur ou la commission d'enquête établit un rapport qui relate le déroulement de l'enquête et examine les observations recueillies. /Le rapport comporte le rappel de l'objet du projet, plan ou programme, la liste de l'ensemble des pièces figurant dans le dossier d'enquête, une synthèse des observations du public, une analyse des propositions produites durant l'enquête et, le cas échéant, les observations du responsable du projet, plan ou programme en réponse aux observations du public./Le commissaire enquêteur ou la commission d'enquête consigne, dans une présentation séparée, ses conclusions motivées, en précisant si elles sont favorables, favorables sous réserves ou défavorables au projet () ".
7. Il résulte de ces dispositions que, si elles n'imposent pas au commissaire-enquêteur ou à la commission d'enquête de répondre à chacune des observations présentées lors de l'enquête publique, elles l'obligent à indiquer, au moins sommairement, en donnant son avis personnel, les raisons qui déterminent le sens de cet avis.
8. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que la commission a énuméré et résumé dans son rapport les observations recueillies au cours de l'enquête publique, en faisant état notamment des demandes individuelles, réparties par commune. Si le requérant reproche à la commission d'enquête de ne pas avoir motivé l'avis sur sa demande concernant le classement en zone constructible de sa parcelle au regard des recommandations notamment formulées par le maire de la commune d'Agris, il ressort du rapport d'enquête publique que la commission d'enquête a précisé qu'elle donnait un avis défavorable, dans le même sens que celui des services de l'Etat et de la chambre d'agriculture. Dans ces conditions, la commission doit être regardée comme ayant fait sienne les critiques des services de l'Etat. Par ailleurs, il n'appartient pas au juge d'apprécier le bien-fondé de l'avis émis par la commission d'enquête sur le projet soumis à enquête publique. Le requérant ne peut ainsi utilement soutenir que l'appréciation de la commission d'enquête serait moins motivée que l'avis émis à l'issue de l'enquête sur le plan local d'urbanisme de la commune d'Agris en 2018. Par suite, le rapport de la commission d'enquête n'a pas méconnu les exigences des articles L. 123-15 et R. 123-19 du code de l'environnement.
En ce qui concerne la légalité interne :
9. Aux termes de l'article L. 151-9 du code de l'urbanisme : " Le règlement délimite les zones urbaines ou à urbaniser et les zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger. ". Aux termes de l'article R. 151-22 du même code : " Les zones agricoles sont dites " zones A ". Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles.".
10. D'une part, il résulte de ces dispositions qu'une zone agricole, dite " zone A ", du plan local d'urbanisme, a vocation à couvrir, en cohérence avec les orientations générales et les objectifs du PADD, un secteur, équipé ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles. D'autre part, il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ou fondée sur des faits matériellement inexacts.
11. Le projet d'aménagement et de développement durables comporte notamment une orientation n° 1 intitulée " S'engager dans un développement urbain intercommunal durable, hiérarchisé et équilibré entre emplois, habitats, commerces et services" avec pour objectif de " Privilégier la densification des bourgs et maîtriser l'étalement urbain " et une orientation n° 4 intitulée " Soutenir l'agriculture et la sylviculture, socles territoriaux et moteurs économiques " avec pour objectif de " Limiter la consommation urbaine des espaces agricoles, naturels et forestiers à protéger " en limitant " l'étalement urbain, irréversible pour l'agriculture ". Le rapport de présentation précise qu' " Au sein des zones agricoles, une dernière strate a été définie via un classement Ap (" Agricole protégé "). Le zonage Ap concerne les espaces dédiés à l'agriculture, mais présentant un intérêt paysager tel, qu'on ne souhaite pas y projeter de nouvelle construction. (). ".
12. D'une part, il ne ressort pas des pièces du dossier que le PLUi classe en " coupure d'urbanisation à préserver " la parcelle cadastrée section (ANO)E n° 600(ANO). Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'un tel classement est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
13. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que le secteur comprenant la parcelle cadastrée section (ANO)E n° 600(ANO) en litige se situe au Nord du bourg de la commune d'Agris. Ce secteur est bordé au Sud par des constructions individuelles, mais il s'ouvre au Nord et à l'Ouest sur de vastes espaces agricoles. Si le requérant soutient que la parcelle en litige est entourée sur trois côtés de parcelles urbanisées, il ressort des pièces du dossier qu'elle s'ouvre au Nord sur une parcelle classée en zone " A " abritant un bâtiment agricole séparé de la parcelle litigieuse par une étroite bande de terrain naturel. Elle n'est donc pas en situation de dent creuse, quand bien même elle a été qualifiée de telle lors de l'élaboration du plan local d'urbanisme de la commune en 2018. Si la parcelle est desservie par une voie de circulation et les réseaux publics, ces circonstances ne font pas obstacle à son classement en zone agricole. En outre, son classement s'inscrit dans les objectifs poursuivis par la communauté de communes tels qu'ils sont décrits au point 11 du présent jugement. Dans ces conditions, la communauté de communes de La Rochefoucauld Porte du Périgord n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en classant la parcelle litigieuse en zone " Ap ".
14. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de la délibération du 31 janvier 2022 du conseil communautaire de la communauté de communes de La Rochefoucauld Porte du Périgord approuvant le plan local d'urbanisme intercommunal.
Sur les frais liés au litige :
15. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A la somme de 1 200 euros à verser à la communauté de communes de La Rochefoucauld - Porte du Périgord au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, ces dispositions font obstacle à ce qu'une somme soit mise, à ce titre, à la charge de la communauté de communes de La Rochefoucauld - Porte du Périgord, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : M. A versera à la communauté de communes de La Rochefoucauld Porte du Périgord la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la communauté de communes de La Rochefoucauld - Porte du Périgord.
Délibéré après l'audience du 30 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Jarrige, président,
Mme Boutet, première conseillère,
M. Bureau, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2024.
Le rapporteur,
V. BUREAU
Le président,
A. JARRIGE
La greffière,
G. FAVARD
La République mande et ordonne à la préfète de la Charente en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Pour le greffier en chef
La greffière
Signé
G. FAVARD
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026