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AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2200993

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2200993

jeudi 17 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2200993
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème chambre
Avocat requérantSCP BCJ

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme et M. B, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 4 mars 2022 par lequel le maire de Combrand ne s'était pas opposé à la déclaration préalable de travaux de M. D pour la rénovation d'une maison. Le tribunal a d'abord jugé que les requérants, en tant que voisins immédiats, justifiaient d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Cependant, après examen, il a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance du dossier de déclaration préalable et de la méconnaissance des articles du code de l'urbanisme et du règlement du PLU, n'étaient pas fondés. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 avril et 3 novembre 2022, ainsi que des pièces complémentaires enregistrées le 3 mai 2022, Mme C et M. E B, représentés par Me Brossier, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 4 mars 2022 par lequel le maire de Combrand, au nom de l'Etat, ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux déposée le 4 novembre 2021 par M. D pour la rénovation d'une maison située au lieu-dit La Brosse ;

2°) d'enjoindre à la préfecture des Deux-Sèvres et à la commune de Combrand de dresser un procès-verbal constatant les infractions commises par M. D et de le transmettre au procureur de la République dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat, de la commune de Combrand et de M. D la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- ils ont intérêt à agir ;

- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;

- il a été pris en méconnaissance des dispositions de l'article R*431-35 du code de l'urbanisme dès lors que le dossier de déclaration préalable déposé ne mentionnait pas la surface de plancher existante ni celle créée ;

- il a été pris en méconnaissance des dispositions de l'article R*431-36 du code de l'urbanisme dès lors que le dossier de déclaration préalable déposé ne comportait pas de plan de masse côté en trois dimensions ;

- il a été pris en méconnaissance des dispositions des articles R*431-10 et R*431-36 du code de l'urbanisme dès lors que le dossier de déclaration préalable déposé ne comportait pas de documents graphiques permettant d'apprécier l'insertion du projet ;

- le dossier de déclaration préalable ne porte pas sur l'ensemble des travaux irrégulièrement réalisés au préalable ;

- les travaux réalisés nécessitaient la délivrance d'un permis de construire ;

- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article 3.2 du règlement de la zone Ua du plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté d'agglomération du bocage Bressuirais ;

- il méconnaît les dispositions de l'article 4.1 du règlement de la zone Ua du plan local d'urbanisme intercommunal ;

- il est entaché d'une erreur de droit, dès lors qu'il est fondé sur le règlement de la zone Ua du plan local d'urbanisme intercommunal ;

- il a été pris en méconnaissance des dispositions de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 9 septembre et 13 décembre 2022, le préfet des Deux-Sèvres conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- la requête est irrecevable, dès lors que les requérants sont dépourvus d'un intérêt à agir ;

- les moyens de la requête sont infondés.

La requête a été communiquée à la commune de Combrand et à M. D qui n'ont pas produit d'observations.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative ;

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Dumont,

- les conclusions de M. Lacaïle, rapporteur public,

- les observations de Me Brossier, représentant Mme et M. B, et celles de Mme F, représentant la préfète des Deux-Sèvres.

Considérant ce qui suit :

1. Le 4 novembre 2021, M. D a déposé à la mairie de Combrand (Deux-Sèvres) un dossier de déclaration préalable pour la surélévation de sa maison d'habitation, la pose de fenêtres, la pose de velux, la pose d'un bardage et le remplacement de la couverture et de la charpente, qui a donné lieu à un arrêté de non opposition, pris au nom de l'Etat, en date du 4 mars 2022. Par la présente requête, Mme et M. B demandent au tribunal l'annulation de cet arrêté.

Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :

2. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation () ".

3. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.

4. Il est constant que les requérants sont voisins immédiats du projet litigieux qui prévoit la surélévation d'une maison d'habitation existante au nord de leur propriété. Il ressort des pièces du dossier qu'au regard des caractéristiques du projet, notamment de la création en hauteur de trois ouvertures, il est de nature à créer des vues directes sur les fenêtres situées à l'étage de la maison des requérants, ainsi que sur leur cour. Dans ces conditions, le projet est de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation et de jouissance de la propriété des requérants. Ils ont, par suite, un intérêt suffisant leur donnant qualité pour agir. La fin de non-recevoir opposée ne peut, par suite, être accueillie.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

5. En premier lieu, la circonstance que le dossier de déclaration préalable de travaux ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité l'autorisation qui a été accordée que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

6. D'une part, aux termes de l'article R*431-35 du code de l'urbanisme, dans sa version applicable à la date de la décision litigieuse : " La déclaration préalable précise : () d) S'il y a lieu, la surface de plancher et la destination et la sous-destination des constructions projetées définies aux articles R. 151-27 et R. 151-28 () ". Aux termes de l'article L. 111-14 du même code : " Sous réserve des dispositions de l'article L. 331-10, la surface de plancher de la construction s'entend de la somme des surfaces de plancher closes et couvertes, sous une hauteur de plafond supérieure à 1,80 m, calculée à partir du nu intérieur des façades du bâtiment. / Un décret en Conseil d'État précise notamment les conditions dans lesquelles peuvent être déduites les surfaces des vides et des trémies, des aires de stationnement, des caves ou celliers, des combles et des locaux techniques, ainsi que, dans les immeubles collectifs, une part forfaitaire des surfaces de plancher affectées à l'habitation. "

7. Il ressort de l'ensemble des pièces du dossier, le procès-verbal dressé le 28 octobre 2020 par des agents assermentés de la préfecture des Deux-Sèvres ne contenant sur ce point aucun relevé de côtes susceptible de les contredire, que les travaux litigieux effectués au premier étage de la partie située au centre et à l'est de la maison de M. D, étage qui dispose désormais d'une hauteur sous plafond de plus de 1,80 mètres et de cinq ouvertures, trois fenêtres sur la façade nord et deux velux sur la façade sud, ont conduit à créer une surface de plancher. Il en résulte qu'en ne mentionnant pas la surface de plancher créée dans le dossier de déclaration préalable, le pétitionnaire a commis une omission de nature à fausser l'appréciation de l'autorité administrative.

8. D'autre part, aux termes de l'article R*431-36 du même code, dans sa version applicable à la date de la décision litigieuse : " Le dossier joint à la déclaration comprend : () b) Un plan de masse coté dans les trois dimensions lorsque le projet a pour effet de créer une construction ou de modifier le volume d'une construction existante ; () ".

9. Il est constant que le dossier de déclaration préalable déposé par M. D ne contient pas de plan de masse côté en trois dimensions. Dans les circonstances de l'espèce, alors qu'aucun autre document de ce dossier ne permet d'établir la consistance exacte des travaux projetés, notamment leur volume, cette omission a également été de nature à fausser l'appréciation de l'autorité administrative.

10. Enfin, aux termes de l'article R*431-36 du même code, dans sa version applicable à la date de la décision litigieuse : " () Lorsque la déclaration porte sur un projet de création ou de modification d'une construction et que ce projet est visible depuis l'espace public ou que ce projet est situé dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou dans les abords des monuments historiques, le dossier comprend également les documents mentionnés aux c et d de l'article R. 431-10. ". Aux termes de l'article R*431-10 du même code : " Le projet architectural comprend également : () c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse. ".

11. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier qu'alors que le projet est visible depuis l'espace public, les documents fournis par le pétitionnaire ne permettent pas d'apprécier l'insertion du projet par rapport aux constructions voisines et aux paysages, cette omission ayant également été de nature à fausser l'appréciation de l'autorité administrative.

12. Il résulte de ce qui précède que les requérants sont fondés à soutenir que les omissions affectant le dossier de déclaration préalable ont entaché l'arrêté litigieux d'illégalité.

13. En deuxième lieu, lorsqu'une construction a été édifiée sans respecter la déclaration préalable déposée ou le permis de construire obtenu ou a fait l'objet de transformations sans les autorisations d'urbanisme requises, il appartient au propriétaire qui envisage d'y faire de nouveaux travaux de présenter une demande d'autorisation d'urbanisme portant sur l'ensemble des éléments de la construction qui ont eu ou auront pour effet de modifier le bâtiment tel qu'il avait été initialement approuvé.

14. Ainsi qu'il a été dit au point 7 du présent jugement, il ressort des pièces du dossier, ainsi que le soutiennent les requérants, que la surélévation exécutée par le pétitionnaire avant la déclaration préalable litigieuse sur la partie centrale et Est de sa maison, a conduit à la création, au premier étage, d'une surface de plancher non déclarée. Le dossier de déclaration préalable déposé le 4 novembre 2021 se limite à déclarer une surélévation, la pose de fenêtres, de velux et d'un bardage, ainsi que la remise à niveau de la charpente, sans toutefois faire état de la création, sans déclaration ni autorisation, d'une surface de plancher au premier étage. Dans ces conditions, compte tenu de ce qui a été dit au point 13, le maire de la commune de Combrand ne pouvait, au nom de l'Etat, prendre l'arrêté litigieux mais devait, soit inviter M. D à compléter sa demande, soit prendre une décision d'opposition à la déclaration préalable de travaux. Par suite, les requérants sont fondés à soutenir que l'arrêté du 4 mars 2022 est entaché d'une illégalité.

15. En troisième lieu, aux termes des dispositions de l'article R. 421-13 du code de l'urbanisme, dans sa applicable à la date de la décision litigieuse : " Les travaux exécutés sur des constructions existantes sont dispensés de toute formalité au titre du code de l'urbanisme à l'exception : / a) Des travaux mentionnés aux articles R. 421-14 à R. 421-16, qui sont soumis à permis de construire ; / b) Des travaux mentionnés à l'article R. 421-17, qui doivent faire l'objet d'une déclaration préalable. () ". Aux termes des dispositions de l'article R. 421-14 du même code : " Sont soumis à permis de construire les travaux suivants, exécutés sur des constructions existantes, à l'exception des travaux d'entretien ou de réparations ordinaires :/ a) Les travaux ayant pour effet la création d'une surface de plancher ou d'une emprise au sol supérieure à vingt mètres carrés () ".

16. Il ressort des pièces du dossier, notamment de l'attestation produite par le maçon qui a effectué les travaux, que les travaux de surélévation réalisés sans autorisation par M. D dans la partie centrale et Est de sa maison, qui comporte désormais 5 fenêtres et une hauteur sous plafond de plus de 1,80 mètres, a eu pour conséquence de créer à l'étage une surface de plancher de plus de 60 mètres carrés, supérieure à la limite de 20 mètres carrés prévue par l'article R. 421-14 du code de l'urbanisme. Ces éléments ne sont pas utilement remis en cause, contrairement à ce que soutient le préfet, par les relevés et constats partiels contenus dans le procès-verbal dressé le 28 octobre 2020, lesquels portent essentiellement sur la partie Ouest de la maison, qui a fait l'objet d'une surélévation sans création d'un étage. Par suite, les requérants sont fondés à soutenir que le maire de la commune de Combrand aurait dû s'opposer aux travaux déclarés le 4 novembre 2021 au motif qu'un permis de construire était nécessaire afin de procéder à la régularisation de l'intégralité des travaux réalisés sans autorisation.

17. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme : " Les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir ainsi que les déclarations préalables sur lesquelles il n'a pas été statué à la date du transfert de compétence restent soumises aux règles d'instruction et de compétence applicables à la date de leur dépôt. ".

18. Il ressort des pièces du dossier que le plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté d'agglomération du Bocage Bressuirais, approuvé par une délibération du 9 novembre 2021, est devenu exécutoire le 3 janvier 2022. A cette date, il n'avait pas encore été statué sur la déclaration préalable déposée le 4 novembre 2021, laquelle restait donc soumise aux règles d'instruction applicables à la date de son dépôt. Par suite, les requérants sont fondés à soutenir qu'en se fondant sur le règlement de la zone Ua du plan local d'urbanisme intercommunal, le maire de Combrand a entaché l'arrêté attaqué d'une erreur de droit.

19. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, en l'état du dossier, aucun autre moyen n'est susceptible d'entraîner l'annulation de l'arrêté attaqué.

20. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants sont fondés à demander l'annulation de l'arrêté du 4 mars 2022 par lequel le maire de Combrand, au nom de l'Etat, ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux déposée par M. D.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

21. L'exécution du présent jugement implique nécessairement, eu égard aux motifs d'annulation retenus, qu'il soit enjoint au maire de la commune de Combrand ou, en cas de carence de ce dernier, à la préfète des Deux-Sèvres, de faire dresser un procès-verbal de l'infraction commise par M. D et d'en adresser une copie au ministère public. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de lui enjoindre d'y procéder dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sans assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

22. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à M. et Mme B au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 4 mars 2022 du maire de Combrand, pris au nom de l'Etat, est annulé.

Article 2 : Il est enjoint au maire de la commune de Combrand, ou, en cas de carence de ce dernier, à la préfète des Deux-Sèvres, de faire dresser un procès-verbal de l'infraction commise par M. D dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de transmettre sans délai ce procès-verbal au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Niort.

Article 3 : L'Etat versera à M. et Mme B la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. E B, à Mme C B, à M. A D, à la commune de Combrand et à la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation.

Copie en sera adressée à la préfète des Deux-Sèvres.

Délibéré après l'audience du 3 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Le Bris, présidente,

Mme Dumont, première conseillère,

Mme Balsan-Jossa, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 octobre 2024.

La rapporteure,

signé

G. DUMONT

La présidente,

signé

I. LE BRIS

La greffière,

signé

N. COLLET

La République mande et ordonne à la préfète des Deux-Sèvres en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

signé

S. GAGNAIRE

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