LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2201108

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2201108

jeudi 20 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2201108
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantDROUINEAU 1927

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 mai 2022, M. B A demande au tribunal d'annuler la délibération du 31 janvier 2022 du conseil communautaire de la communauté de communes de La Rochefoucauld - Porte du Périgord approuvant le plan local d'urbanisme intercommunal en tant qu'elle classe la parcelle cadastrée section (ANO)C n° 656(ANO) en zone " N ".

Il doit être regardé comme soutenant que le classement en zone " N " de la parcelle cadastrée section (ANO)C n° 656(ANO) est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 2 janvier 2023, la communauté de communes de La Rochefoucauld - Porte du Périgord, représentée par la SCP Drouineau 1927, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable, dès lors que le requérant n'a pas accompagné sa requête de l'acte attaqué ;

- la requête est irrecevable, dès lors que le requérant ne justifie d'aucun intérêt lui donnant qualité pour agir ;

- la requête est irrecevable, dès lors qu'elle est dépourvue de moyens ;

- le moyen de la requête est infondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Bureau,

- les conclusions de M. Lacaïle, rapporteur public,

- les observations de M. A et celles de Me Finkelstein, représentant la communauté de communes de La Rochefoucauld - Porte du Périgord.

Considérant ce qui suit :

1. M. A est propriétaire de la parcelle cadastrée section (ANO)C n° 656(ANO), située sur le territoire de la commune de Taponnat-Fleurignac. Par une délibération du 31 janvier 2022, le conseil communautaire de la communauté de communes de La Rochefoucauld - Porte du Périgord a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal et a classé en zone " N " la parcelle cadastrée section (ANO)C n° 656(ANO). Par la présente requête, M. A demande au tribunal l'annulation de cette délibération.

Sur les fins de non-recevoir opposées en défense :

2. En premier lieu, aux terme de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. Cet acte ou cette pièce doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagné d'une copie. ".

3. Il ressort des pièces du dossier que si la requête n'était pas accompagnée d'une copie de la délibération attaquée, la communauté de communes de La Rochefoucauld - Porte du Périgord en a joint une copie à son mémoire enregistré le 2 janvier 2023 au greffe du tribunal, avant la clôture de l'instruction. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de l'absence de l'acte attaqué doit être rejetée.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme : " Les requêtes dirigées contre une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code doivent, à peine d'irrecevabilité, être accompagnées du titre de propriété, de la promesse de vente, du bail, du contrat préliminaire mentionné à l' article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation , du contrat de bail, ou de tout autre acte de nature à établir le caractère régulier de l'occupation ou de la détention de son bien par le requérant. () ".

5. Il ressort des pièces du dossier que le requérant a produit, en cours d'instance, un acte de propriété de la parcelle cadastrée section (ANO)C n° 656(ANO). Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense doit être rejetée.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. () ".

7. La communauté de communes fait valoir que la requête ne contient aucun moyen, le requérant s'étant borné à exposer des faits. Toutefois, le requérant, qui se présente sans avocat, soutient notamment qu'il souhaite le retour de sa parcelle en zone constructible. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense doit être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

8. Aux termes de l'article L. 151-9 du code de l'urbanisme : " Le règlement délimite les zones urbaines ou à urbaniser et les zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger. ". Aux termes de l'article R. 151-24 de ce code : " Les zones naturelles et forestières sont dites " zones N ". Peuvent être classés en zone naturelle et forestière, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison : 1° Soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique ; 2° Soit de l'existence d'une exploitation forestière ; 3° Soit de leur caractère d'espaces naturels ; 4° Soit de la nécessité de préserver ou restaurer les ressources naturelles ; 5° Soit de la nécessité de prévenir les risques notamment d'expansion des crues. ".

9. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ou fondée sur des faits matériellement inexacts.

10. Le projet d'aménagement et de développement durables comporte notamment une orientation n° 1 intitulée " S'engager dans un développement urbain intercommunal durable, hiérarchisé et équilibré entre emplois, habitats, commerces et services" avec pour objectif de " Privilégier la densification des bourgs et maîtriser l'étalement urbain " et une orientation n° 4 intitulée " Soutenir l'agriculture et la sylviculture, socles territoriaux et moteurs économiques " avec pour objectif de " Limiter la consommation urbaine des espaces agricoles, naturels et forestiers à protéger " en limitant " l'étalement urbain, irréversible pour l'agriculture ".

11. Il ressort des pièces du dossier que la parcelle cadastrée section (ANO)C n° 656(ANO) en litige se situe dans le bourg de la commune de Taponnat-Fleurignac. Si la parcelle s'ouvre, au Sud, sur des parcelles à l'état naturel et une carrière classée en secteur naturel destiné à la production d'énergies renouvelables et à l'exploitation de carrière, elle jouxte par trois de ses côtés des parcelles construites classées en zone " UB - Zone urbaine multifonctionnelle moyennement dense (couronnes de centres anciens) ". Elle est donc en situation de dent creuse. En outre, il ressort des pièces du dossier, et notamment du rapport de la commission d'enquête, qu'à l'occasion des observations de M. A sur ce classement en zone " N ", la réponse apportée par la collectivité précise que " Le secteur sera peut-être urbanisable dans un prochain document d'urbanisme, car il est cohérent avec la morphologie du bourg ". Par suite, le requérant est fondé à soutenir que le classement de sa parcelle en zone N est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

12. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est fondé à demander l'annulation de la délibération du 31 janvier 2022 du conseil communautaire de la communauté de communes de La Rochefoucauld Porte du Périgord approuvant le plan local d'urbanisme intercommunal en tant qu'elle classe la parcelle cadastrée section (ANO)C n° 656(ANO) en zone " N ".

Sur les frais liés au litige :

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise, à ce titre, à la charge de M. A, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.

D E C I D E :

Article 1er : La délibération du 31 janvier 2022 du conseil communautaire de la communauté de communes de La Rochefoucauld Porte du Périgord approuvant le plan local d'urbanisme intercommunal est annulée en tant qu'elle classe la parcelle cadastrée section (ANO)C n° 656(ANO) en zone " N ".

Article 2 : Les conclusions présentées par la communauté de communes de La Rochefoucauld Porte du Périgord au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la communauté de communes de La Rochefoucauld - Porte du Périgord.

Délibéré après l'audience du 30 mai 2024, à laquelle siégeaient :

M. Jarrige, président,

Mme Boutet, première conseillère,

M. Bureau, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2024.

Le rapporteur,

V. BUREAU

Le président,

A. JARRIGE

La greffière,

G. FAVARD

La République mande et ordonne à la préfète de la Charente en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

Pour le greffier en chef

La greffière

Signé

G. FAVARD

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions