mardi 20 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2201170 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SELARL D'AVOCATS THIERRY ZORO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 mai 2022, M. C B, représenté par Me Zoro, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 10 mai 2022 par lequel la préfète de la Vienne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné et l'a interdit de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans ;
2°) d'annuler l'arrêté en date du 10 mai 2022 par lequel la préfète de la Vienne l'a assigné à résidence dans le département de la Vienne ;
3°) d'enjoindre à la préfète de la Vienne de lui délivrer une carte de séjour temporaire dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 500 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer, sous les mêmes conditions, sa situation et de lui délivrer pendant ce réexamen une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 25 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire est entachée d'incompétence ; elle est insuffisamment motivée ; elle est illégale en l'absence d'examen particulier de sa situation et elle méconnaît les dispositions du 7° l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors, d'une part, qu'elle se fonde sur la circonstance qu'il ne justifie d'aucune attache sur le territoire français alors qu'il s'est marié à Poitiers le 22 janvier 2022 et que la communauté de vie entre les époux existe depuis au moins deux ans et, d'autre part, qu'il a été embauché en qualité de technicien fibre optique depuis le 1er octobre 2019 par une entreprise travaillant dans le département de la Vienne ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision lui refusant un délai de départ est entachée d'incompétence ; elle méconnaît l'article L. 512-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que ses droits à la défense en ce que l'administration ne l'a pas informé dans une langue qu'il comprend de la possibilité d'avertir un conseil, son consulat, ou toute personne de son choix ; elle méconnaît également l'article L. 512-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ce qu'il justifie d'une représentation suffisante sous la forme du foyer familial ;
- la décision fixant le pays de destination est entachée d'incompétence ; elle méconnaît l'article L. 512-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'il est menacé en cas de retour dans son pays d'origine où il risque des traitements inhumains et dégradants ;
- la décision lui faisant interdiction de retourner sur le territoire français est entachée d'incompétence ; elle n'est pas suffisamment motivée ; elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision l'assignant à résidence est entachée d'incompétence ; elle n'est pas suffisamment motivée ; elle est illégale dès lors qu'il présente des garanties de présentation suffisante.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Il ressort des pièces du dossier que M. C B, ressortissant algérien né le 13 août 1991, est entré en France le 16 janvier 2018. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 25 septembre 2018, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 23 mai 2019. Il a fait l'objet le 19 juin 2019 d'une première mesure d'éloignement à laquelle il s'est soustrait. Le 10 mai 2022, l'intéressé a été interpellé par les services de gendarmerie de Chauvigny (Vienne) et placé en retenue administrative au cours de laquelle il a, notamment, reconnu travailler de manière irrégulière. Par deux arrêtés en date du 10 mai 2022, le préfet de la Vienne, d'une part, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il était susceptible d'être éloigné et l'a interdit de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans et, d'autre part, l'a assigné à résidence dans le département de la Vienne. M. B demande l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les deux arrêtés :
2. Par un arrêté n° 2022-SG-DCPPAT-002 du 7 mars 2022, publié le même jour au recueil spécial des actes administratifs du département n°86-2022-035, la préfète de la Vienne a donné délégation, en son article 6, à sa directrice de cabinet à l'effet de signer, en cas d'absence ou d'empêchement de la secrétaire générale de la préfecture, l'ensemble des décisions pour lesquelles délégation de signature a été consentie à cette dernière et notamment les décisions prises sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, la décision attaquée mentionne les textes applicables à la situation du requérant, notamment, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 5221-5 du code du travail. Elle énumère les éléments de fait relatifs à la situation administrative, personnelle et familiale de M. B qui justifient qu'il fasse l'objet d'une mesure d'éloignement. Elle est, par suite, suffisamment motivée tant en fait qu'en droit.
4. En deuxième lieu, il ressort de cette motivation que le préfet de la Vienne, qui a relevé que l'intéressé déclarait être marié depuis le 22 janvier 2022, s'est bien livré à un examen approfondi de sa situation personnelle.
5. En dernier lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
6. Il ressort des pièces du dossier que M. B ne réside en France que depuis le 16 janvier 2018. Il a déjà fait l'objet d'une première mesure d'éloignement à laquelle il s'est soustrait. Il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine dans lequel il a vécu pendant 27 ans et où résident encore ses parents ainsi que ses frères et sœurs. S'il est marié avec une ressortissante française depuis le 22 janvier 2022, sa relation avec cette dernière ne date, dans le meilleur des cas, que de la fin du mois d'octobre 2020, soit un peu plus d'un an et demi à la date de l'arrêté attaqué, et aucun enfant n'est né de cette union. La circonstance que M. B travaille depuis le 1er octobre 2019, de manière d'ailleurs irrégulière, en tant que technicien de fibre optique, ne suffit pas à justifier la réalité et l'intensité des liens personnels que l'intéressé prétend avoir noués en France, ni son intégration professionnelle. Ainsi, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de M. B une atteinte disproportionnée eu égard aux buts poursuivis par cette mesure. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste qui aurait été commise par le préfet de la Vienne dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation de M. B doivent être écartés
En ce qui concerne le délai de départ :
7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Lorsque le délai de départ volontaire n'a pas été accordé, l'étranger est mis en mesure, dans les meilleurs délais, d'avertir un conseil, son consulat ou une personne de son choix. ".
8. Les conditions de notification d'une décision administrative sont sans incidence sur sa légalité. Dès lors, la circonstance, à la supposer établie, que M. B n'aurait pas été informé de la possibilité d'avertir un conseil, son consulat ou une personne de son choix conformément aux dispositions précitées de l'article L. 613-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est sans incidence sur la légalité de la décision contestée.
9. En second lieu, aux terme de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () ".
10. Comme il a été dit au point 1, M. B s'est déjà soustrait à une précédente mesure d'éloignement. De surcroît, il ressort des mentions non contestées de l'arrêté attaqué qu'il a explicitement déclaré, lors de son audition du 10 mai 2022, son intention de ne pas se conformer à une nouvelle obligation de quitter le territoire. Dans ces conditions, et alors même que l'intéressé justifiait d'un domicile fixe, le préfet de la Vienne n'a commis aucune erreur de droit en lui refusant un délai de départ volontaire.
En ce qui concerne le pays de destination :
11. En premier lieu, aux termes de l'article L. 721-4 : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ". Aux termes de l'article 3 de cette convention : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
12. M. B, dont l'OFPRA et la CNDA ont d'ailleurs déjà rejeté la demande d'asile, n'apporte aucun élément indiquant qu'il serait exposé à un risque de traitement inhumain et dégradant dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 513-2 devenu L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de retour :
13. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
14. La décision attaquée cite l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et relève que M. B ne justifie d'aucune circonstance humanitaire particulière justifiant que le préfet le dispense d'une interdiction de retour. S'agissant de la durée de cette mesure, elle rajoute que l'intéressé, qui est entré en France en 2018, est en situation irrégulière, qu'il s'est soustrait à une précédente mesure d'éloignement et qu'il ne justifie pas de liens personnels et familiaux en France autres que son mariage intervenu très récemment. Elle est, par suite, suffisamment motivée tant en droit qu'en fait.
15. En second lieu, le moyen tiré de ce que cette décision méconnaîtrait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6.
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
16. En premier lieu, la décision portant assignation à résidence vise les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont elle fait application et fait état d'éléments concernant le parcours ainsi que la situation personnelle et familiale de M. B. Elle rajoute que l'intéressé, qui a fait l'objet d'une décision d'éloignement sans délai de départ et d'une interdiction de retour de deux ans sur le territoire français, n'est en possession d'aucun document d'identité ou de voyage, ce qui ne permet pas l'exécution d'office immédiate de son obligation de quitter le territoire. Elle relève, en outre, que la crise sanitaire ayant ralenti les délais d'obtention d'un document d'éloignement vers l'Algérie, M. B doit être autorisé à se maintenir provisoirement sur le territoire jusqu'à ce qu'existe une perspective raisonnable d'éloignement. Par suite, cette décision est suffisamment motivée tant en droit qu'en fait.
17. En second lieu, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire () n'a pas été accordé ; / 2° L'étranger doit être éloigné en exécution d'une interdiction de retour sur le territoire français prise en application des articles L. 612-6, L. 612-7 et L. 612-8 ;". Aux termes de l'article L. 732-3 du même code : " L'assignation à résidence prévue à l'article L. 731-1 ne peut excéder une durée de quarante-cinq jours. Elle est renouvelable une fois dans la même limite de durée. ". L'article L. 731-3 du même code permet à l'autorité administrative d'" autoriser l'étranger qui justifie être dans l'impossibilité de quitter le territoire français ou ne pouvoir ni regagner son pays d'origine ni se rendre dans aucun autre pays, à se maintenir provisoirement sur le territoire en l'assignant à résidence jusqu'à ce qu'existe une perspective raisonnable d'exécution de son obligation ".
18. Comme il a été dit au point 16, M. B a fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire sans délai de départ et d'une interdiction de retour de deux ans sur le territoire français. Il se trouvait donc dans une situation où la préfète de la Vienne pouvait légalement l'assigner à résidence, sans que l'intéressé puisse utilement se prévaloir sur ce point de ce qu'il présentait des garanties de présentation suffisante, une telle condition n'étant prévue que pour le placement en rétention en application de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
19. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée, y compris ses conclusions aux fins d'injonction ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet de la Vienne.
Délibéré après l'audience du 7 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Campoy, président,
M. Crosnier, premier conseiller,
M. Pinturault, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2022.
Le président rapporteur,
signé
L. A
L'assesseur le plus ancien,
signé
Y. CROSNIERLa greffière,
signé
D. GERVIER
La République mande et ordonne au préfet de la Vienne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef par intérim,
La greffière,
Signé
D. GERVIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026