lundi 3 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2201199 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | MARQUES-MELCHY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 mai 2022, M. B C, représenté par Me Marques-Melchy, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 23 mars 2022 par lequel le préfet de la Charente-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Charente-Maritime de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur l'arrêté dans son ensemble :
- il a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière, en méconnaissance de l'article
L. 432-13 du code de l'entrée et du jour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que le préfet de la Charente-Maritime n'a pas saisi préalablement pour avis la commission du titre de séjour ;
- il est entaché d'incompétence ;
Sur la décision de refus de titre de séjour :
- elle méconnaît l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du jour des étrangers et du droit d'asile dès lors que l'authenticité de ses documents d'état civil est établie et qu'il remplit l'ensemble des conditions de délivrance d'un titre de séjour posées par cet article ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du jour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales et le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du jour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 11 de l'accord franco-malien ;
Sur les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi :
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de renvoi méconnaît les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du jour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'elle se borne à faire référence au pays dont il est ressortissant ou dans lequel il serait admissible.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 août 2022, le préfet de la Charente-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Un mémoire enregistré pour M. C le 12 septembre 2022, soit postérieurement à la clôture de l'instruction, n'a pas été communiqué.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 avril 2022.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-malien du 26 septembre 1994 ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme E,
- et les observations de Me Marques-Melchy, représentant M. C.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant malien né le 15 mars 2003, est entré en France le 18 juin 2018. Par une ordonnance du Procureur de la République du 5 juillet 2018, il a été placé provisoirement auprès des services de l'aide sociale à l'enfance du département de la Charente-Maritime. Par un jugement en assistance éducative du 15 mars 2019 du tribunal pour enfants de A D, il a été déclaré mineur et pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance pendant un an. Le 8 décembre 2020, M. C a sollicité, auprès de la préfecture de la Charente-Maritime, la délivrance d'un titre de séjour mention " vie privée et familiale " sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 23 mars 2022 dont il demande l'annulation, le préfet de la Charente-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies à l'article 47 du code civil ". L'article R. 431-10 du même code dispose : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiants de son état civil ; / 2° Les documents justifiants de sa nationalité () ". Selon l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".
3. Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
4. D'autre part, aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur son insertion dans la société française ".
5. Lorsqu'il examine une demande de titre de séjour de plein droit portant la mention " vie privée et familiale ", présentée sur le fondement de ces dispositions, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'il a été confié, depuis qu'il a atteint au plus l'âge de seize ans, au service de l'aide sociale à l'enfance. Si ces conditions sont remplies, il ne peut alors refuser la délivrance du titre qu'en raison de la situation de l'intéressé, appréciée de façon globale au regard du caractère réel et sérieux du suivi de sa formation, de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Le juge de l'excès de pouvoir exerce sur cette appréciation un entier contrôle.
6. Il ressort des pièces du dossier que M. C a produit à l'appui de sa demande de titre de séjour un passeport délivré par les autorités maliennes le 3 décembre 2016 et valable jusqu'au 3 décembre 2021, une carte d'identité consulaire valide du 4 octobre 2019 au 3 octobre 2022, ainsi que deux extraits d'acte de naissance délivrés par des officiers d'état civil du district de Bamako les 21 mars 2003 et 28 novembre 2017. L'ensemble de ces documents mentionne une date de naissance au 15 mars 2003. En outre, le juge judiciaire a estimé dans son jugement en assistance éducative du 15 mars 2009 que la minorité de M. C pouvait être reconnue à cette date, au vu de l'extrait d'acte de naissance présenté.
7. D'une part, si, pour refuser le titre sollicité, le préfet de la Charente-Maritime fait valoir qu'un rapport de la direction zonale de la police aux frontières (DZPAF) du 4 juin 2021 conclut que le passeport produit par l'intéressé constitue une contrefaçon, et que la carte d'identité consulaire n'est pas un acte d'état civil, il ne ressort pas des pièces du dossier que les deux extraits d'acte de naissance de l'intéressé seraient dépourvus d'authenticité. En outre, il ressort de la note de situation établie le 5 mai 2022 par le Département de la Charente-Maritime concernant l'intéressé qu'il a été entendu comme victime d'un trafic de faux documents d'identité par la DZPAF en juin 2021. A cet égard, s'il a également été entendu, en janvier 2022, comme prévenu d'avoir utilisé un faux passeport en vue d'obtenir un titre de séjour, le requérant affirme, sans être contredit, que le parquet du tribunal judiciaire de la D a décidé, à la suite du signalement effectué par les services préfectoraux le 15 juin 2021, de classer son dossier sans suite, faute d'éléments constitutifs de fraude. Il présente également un récépissé de demande de passeport, établi le 18 février 2022 par les autorités consulaires maliennes en France, mentionnant qu'il est né le 15 mars 2003. Dans ces conditions, au regard, d'une part, de l'ensemble des documents produits par M. C, dont deux extraits d'acte de naissance dont l'authenticité n'est pas contestée, et, d'autre part, du classement sans suite du signalement qu'il a effectué, le préfet de la Charente-Maritime a fait une inexacte application des dispositions précitées en estimant que le requérant ne justifiait pas de manière probante de son état civil.
10. D'autre part, il ressort des pièces du dossier qu'après avoir intégré une troisième générale au collège Edgard Quinet à Saintes en janvier 2019, M. C est entré en seconde " MELEC " au lycée Emile Combes de Pons en septembre 2019, puis en première bac professionnel " métiers de l'électricité " en septembre 2020, et en terminale bac professionnel " métiers de l'électricité " en septembre 2021 au sein du même lycée, où il est en internat lorsqu'il est en situation scolaire. Il ressort de son bulletin scolaire du premier semestre de terminale que les résultats de M. C sont satisfaisants, malgré des difficultés dans certaines matières, que son " sérieux et son travail " lui permettront de compenser par la suite. La note de situation du 5 mai 2022 précitée émanant du département de la Charente-Maritime énonce que M. C est " très apprécié de ses professeurs et de ses camarades ". Les multiples attestations produites par les membres de l'équipe éducative qui l'encadre font état d'un jeune homme " exemplaire, sérieux et respectueux ", investi dans sa scolarité, toujours présent, ponctuel, intégré au sein de sa classe, qui recherche l'échange et respecte les valeurs de l'école et des enseignements qu'il reçoit, dont " l'attitude et le travail sont irréprochables ", et qui a donné toute satisfaction lors de ses stages en entreprise. A cet égard, il ressort des pièces du dossier que, dans le cadre de son apprentissage débuté le 1er octobre 2020 auprès de l'entreprise Automatismes Electricité Bâtiments, M. C fait preuve d'application dans son travail et montre un réel désir d'intégration sur les plans personnel comme professionnel. La note de situation établie par sa structure d'accueil, l'institut Don Bosco, atteste que le comportement de M. C est respectueux de ses camarades, du matériel et des règles de fonctionnement de l'établissement, et que ses résultats sont " bons et homogènes ". Sur le plan professionnel, M. C souhaite poursuivre ses études pour se spécialiser dans le domaine des lignes à haute tension. Cette note conclut que M. C, " sérieux et appliqué dans son projet scolaire et professionnel, respectueux des valeurs inhérentes à la société française, intégré auprès des populations locales ", est " totalement investi dans son projet d'insertion dans la société française ". En outre, la note de situation du 5 mai 2022 établie par le département de la Charente-Maritime confirme l'exemplarité et la régularité de la scolarité de M. C et sa réelle volonté d'insertion dans son pays d'accueil. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier, en particulier des notes de situation mentionnées ci-dessus, que l'intéressé ait conservé des liens avec sa famille dans son pays d'origine. Au regard de ces éléments, et dans les circonstances de l'espèce, le préfet de la Charente-Maritime a commis une erreur dans l'appréciation portée sur la situation de M. C en refusant de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
11. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que le refus de titre de séjour opposé par le préfet de la Charente-Maritime à M. C sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être annulé.
En ce qui concerne les autres décisions :
12. L'annulation du refus de séjour en litige entraîne, par voie de conséquence, l'annulation des autres décisions contenues dans l'arrêté du 23 mars 2022, portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de renvoi.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
13. Les motifs d'annulation retenus par le présent jugement impliquent nécessairement la délivrance à M. C du titre de séjour sollicité. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'enjoindre au préfet de la Charente-Maritime de procéder à cette délivrance dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais de l'instance :
14. Dans les circonstance de l'espèce, M. C ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, il y a lieu de mettre à la charge de l'État une somme de 900 euros à verser à Me Marques-Melchy sur le fondement des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du préfet de la Charente-Maritime du 23 mars 2022 est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Charente-Maritime de délivrer à M. C, dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, un titre de séjour mention " vie privée et familiale " sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Article 3 : L'État versera une somme de 900 euros à Me Marques-Melchy sur le fondement des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, au préfet de la Charente-Maritime et à Me Marques-Melchy.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 15 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Bruston, présidente,
Mme Thèvenet-Bréchot, première conseillère,
Mme Gibson-Théry, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2022.
La rapporteure,
Signé
S. GIBSON-THERY
La présidente,
Signé
S. BRUSTONLa greffière,
Signé
N. COLLET
La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
N. COLLET
N° 220129
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026