jeudi 15 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2201384 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | COTTET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 12 juin 2022 et le 25 août 2022, M. A B, représenté par Me Cottet, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 23 mars 2022 par lequel le préfet de la Vienne a refusé de lui délivrer un certificat de résidence algérien, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Vienne de réexaminer sa situation administrative dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur l'arrêté dans son ensemble :
- il a été signé par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé ;
Sur la décision portant refus de délivrance du certificat de résidence :
- elle est entachée d'un vice de procédure à défaut de saisine de la commission du titre de séjour ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'il n'a été soumis à aucune visite médicale ;
- elle est entachée d'une erreur de fait et méconnaît les stipulations de l'article 9 de l'accord franco-algérien et du titre III du protocole qui lui est annexé ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle procède d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation ;
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité du refus de certificat de résidence algérien ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation ;
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité du refus de certificat de résidence algérien.
Par un mémoire en défense enregistré le 8 août 2022, le préfet de la Vienne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 13 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et de libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien né le 19 juin 2000, est entré en France le 9 novembre 2017 sous couvert d'un visa de court séjour valable du 26 octobre 2017 au 25 octobre 2018. Il a sollicité, le 19 juin 2018, la délivrance d'un certificat de résidence algérien. Par un arrêté du 15 novembre 2018, la préfète de la Vienne a refusé de lui délivrer ce certificat, l'a obligé à quitter le territoire français avec délai de départ volontaire et a fixé le pays de renvoi. Par un jugement du 3 avril 2019, le tribunal a confirmé la légalité de ces décisions. L'intéressé a sollicité auprès de la préfecture de la Vienne, le 15 juin 2021, la délivrance d'un certificat de résidence algérien mention " étudiant " et, parallèlement, d'un certificat de résidence algérien mention " vie privée et familiale - liens personnels et familiaux ". Par un arrêté du 23 mars 2022 dont il demande l'annulation, le préfet de la Vienne a refusé de lui délivrer le certificat de résidence sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté dans son ensemble :
2. En premier lieu, par arrêté n°2022-SG-DCPPAT-002 du 7 mars 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, Mme Pascale Pin, secrétaire générale de la préfecture de la Vienne, a reçu délégation de signature du préfet à l'effet de signer notamment tous arrêtés entrant dans le champ d'application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision en litige doit être écarté comme manquant en fait.
3. En second lieu, l'arrêté attaqué a été pris au visa des stipulations de l'accord franco-algérien et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables à la situation de M. B ainsi que des stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il décrit la situation administrative, personnelle et familiale de l'intéressé. Il précise, notamment, qu'il a fait l'objet d'un précédent arrêté du 15 novembre 2018 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français avec délai de départ volontaire et fixant le pays de renvoi, dont la légalité a été confirmée par un jugement du tribunal du 3 avril 2019. Il mentionne les raisons pour lesquelles la demande de certificat de résidence algérien, présentée, d'une part, sur le fondement de l'article 9 et du titre III de l'accord franco-algérien, et d'autre part, du 5) de l'article 6 du même accord, doit être rejetée. Par ailleurs, dès lors que la décision obligeant le requérant à quitter le territoire a été prise sur le fondement d'un refus de titre de séjour lui-même motivé, elle n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte, conformément aux dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, l'arrêté attaqué précise que la situation personnelle de l'intéressé ne justifie pas, à titre exceptionnel, l'octroi d'un délai de départ volontaire supérieur à trente jours. Enfin, la décision fixant le pays de destination mentionne que ce pays est celui dont le requérant possède la nationalité et relève que l'intéressé n'établit pas être exposé à des peines et traitements inhumains contraires aux stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. L'arrêté litigieux, qui contient l'ensemble des considérations de fait et de droit qui constituent le fondement des décisions qu'il comporte est, dès lors, suffisamment motivé.
En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance du certificat de résidence :
4. En premier lieu, aux termes du titre III du protocole annexé au premier avenant à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié : " Les ressortissants algériens qui suivent un enseignement, un stage ou font des études en France et justifient de moyens d'existence suffisants (bourses ou autres ressources) reçoivent, sur présentation, soit d'une attestation de préinscription ou d'inscription dans un établissement d'enseignement français, soit d'une attestation de stage, un certificat de résidence valable un an, renouvelable et portant la mention " étudiant " () ". L'article 9 de l'accord franco-algérien stipule que : " Pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français au titre des articles 4, 5, 7, 7 bis al. 4 (lettre c et d) du titre III du protocole, les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises ".
5. S'il ressort des pièces du dossier que M. B justifie de ressources suffisantes provenant du contrat d'apprentissage qu'il a conclu pour la période du 21 septembre 2021 au 31 août 2022, il n'est pas contesté qu'il n'a pas présenté de visa de long séjour à l'appui de sa demande de titre de séjour " étudiant ", qu'il n'a pas obtenu depuis son entrée en France, à la date du refus de séjour litigieux, d'autres diplômes que celui du bac professionnel " commerce ", et qu'il s'est soustrait à une précédente mesure d'éloignement du 15 novembre 2018, dont la légalité a été confirmée par un jugement du tribunal du 3 avril 2019. En outre, bien que M. B produise un pacte civil de solidarité (PACS) conclu avec une ressortissante française le 14 avril 2022, le bail de location du logement qu'ils occupent conjointement depuis le 1er avril 2022, ainsi que des attestations des membres de sa belle-famille, d'une part, il est constant que, le PACS et le bail précités ont été conclus postérieurement à la date de la décision litigieuse, et, d'autre part, il ne conteste pas que ses parents et sa sœur, avec lesquels il se prévaut de liens familiaux en France, se maintiennent irrégulièrement sur le territoire français après avoir fait l'objet de mesures d'éloignement non exécutées. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Vienne ait fondé le refus litigieux sur des faits matériellement inexacts.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : " () 5° au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ". L'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
7. Si M. B se prévaut d'une vie commune avec une ressortissante française depuis plus d'un an et demi, attestée par les parents des deux intéressés, il ne conteste pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à l'âge de dix-sept ans au moins. En outre, ni le PACS, ni le bail de location commun, postérieurs à la date de la décision attaquée, ne sont de nature à établir qu'il aurait tissé en France des liens d'une intensité, d'une ancienneté et d'une stabilité particulières. S'il invoque également la présence sur le territoire de ses parents, de sa sœur et de l'un de ses frères, une telle circonstance ne justifie pas davantage, au regard de leur situation irrégulière en France, l'octroi d'un certificat de résidence algérien. Dans ces conditions, le préfet de la Vienne, en refusant de lui délivrer un certificat de résidence algérien, n'a ni méconnu les stipulations du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien, ni celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle du requérant.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; 2° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer la carte de résident prévue aux articles L. 423-11, L. 423-12, L. 424-1,
L. 424-3, L. 424-13, L. 424-21, L. 425-3, L. 426-1, L. 426-2, L. 426-3, L. 426-6, L. 426-7 ou
L. 426-10 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; 3° Lorsqu'elle envisage de retirer le titre de séjour dans le cas prévu à l'article L. 423-19 ; 4° Dans le cas prévu à l'article L. 435-1 ".
9. Il résulte de ces dispositions que le préfet est tenu de saisir la commission du titre de séjour du seul cas des étrangers qui remplissent effectivement les conditions prévues à ces articles, auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité et non de celui de tous les étrangers qui se prévalent des dispositions auxquelles renvoie l'article L. 432-13 ou de dispositions équivalentes contenues dans l'accord franco-algérien. En l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant, eu égard à ce qui a été dit au point 7, remplissait les conditions d'une admission au séjour de plein droit sur le fondement des stipulations précitées de l'accord franco-algérien. Par suite, le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour par le préfet de la Vienne doit être écarté.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article 7 b de l'accord franco-algérien : " () Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi, un certificat de résidence valable un an pour toutes professions et toutes régions, renouvelable et portant la mention " salarié " : cette mention constitue l'autorisation de travail exigée par la législation française () ". Il résulte de ces dispositions qu'en tout état de cause, seuls les ressortissants algériens sollicitant un certificat de résidence algérien mention " salarié " sont soumis à un contrôle médical.
11. Il ressort des pièces du dossier que le requérant a sollicité un certificat de résidence algérien mention " étudiant " et mention " vie privée et familiale - liens personnels et familiaux ". Par suite, il ne saurait utilement soutenir que le préfet aurait méconnu les dispositions de l'article 7 b de l'accord franco-algérien précitées en prenant l'arrêté litigieux.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, l'illégalité de la décision par laquelle le préfet de la Vienne a refusé de délivrer un certificat de résidence algérien à M. B n'étant pas établie, le moyen tiré de ce que la décision l'obligeant à quitter le territoire français serait, par voie de conséquence, illégale, ne peut qu'être écarté.
13. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
14. Les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés pour les motifs exposés au point 7.
Sur la décision fixant le pays de destination :
15. L'illégalité de la décision par laquelle le préfet de la Vienne a refusé de délivrer un certificat de résidence algérien à M. B n'étant pas établie, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination serait, par voie de conséquence, illégale, ne peut qu'être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 23 mars 2022 par lequel le préfet de la Vienne a refusé de lui délivrer un certificat de résidence algérien, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et au titre des frais d'instance doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la Vienne.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 31 août 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Bruston, présidente,
Mme Thèvenet-Bréchot, première conseillère,
Mme Gibson-Théry, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 septembre 2022.
La rapporteure,
Signé
S. GIBSON-THERY
La présidente,
Signé
S. BRUSTONLa greffière,
Signé
N. COLLET
La République mande et ordonne au préfet de la Vienne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
N. COLLET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026