jeudi 23 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2201668 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | NOEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 11 juillet 2022, 10 août 2022, 18 août 2022 et 11 mars 2024, M. A C, représenté par Me Noël, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 1er février 2022 par laquelle sa candidature au poste de directeur des sports a été rejetée par la communauté urbaine du Grand Poitiers, ainsi que, d'une part, la décision du 16 mai 2022 par laquelle la présidente de la communauté urbaine a rejeté le recours qu'il a exercé à l'encontre de la décision du 1er février 2022, et, d'autre part, le contrat de recrutement conclu à durée indéterminée le 27 janvier 2022 entre M. B D et la communauté urbaine du Grand Poitiers ;
2°) d'enjoindre à la communauté urbaine du Grand Poitiers de le nommer sur le poste de directeur des sports dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la communauté urbaine du Grand Poitiers la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
-les décisions du 1er février 2022 et du 16 mai 2022 sont entachées d'un vice d'incompétence ;
- les décisions attaquées ont été prises au terme d'une procédure irrégulière, en méconnaissance, d'une part, de l'article 41 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984, dès lors que la publication de la vacance du poste de directeur des sports n'a été effectuée qu'aux fins de régulariser la procédure de recrutement menée antérieurement sous forme d'un appel à manifestation d'intérêts, à l'issue duquel sa candidature n'avait pas été retenue, et, d'autre part, du principe d'égale admissibilité aux emplois publics privilégiant le concours comme voie de recrutement des agents publics ;
- elles méconnaissent les dispositions des articles 3-1 et 3-3 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 instaurant une priorité au recrutement d'agents titulaires ;
- elles révèlent une erreur manifeste d'appréciation, son profil correspondant parfaitement aux exigences du poste de directeur des sports, en raison de sa longue expérience professionnelle au sein de l'établissement public du Grand Poitiers depuis l'année 1984, de ses excellentes évaluations annuelles et de la reconnaissance de ses compétences professionnelles en interne comme en externe ;
- le recrutement de M. B D sur le poste de directeur des sports est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation, et est, en tout état de cause, illégal en raison de l'illégalité entachant le rejet de sa candidature à ce poste.
Par un mémoire en défense enregistré le 5 décembre 2023, et un mémoire enregistré le 2 avril 2024, qui n'a pas été communiqué, la communauté urbaine du Grand Poitiers, représentée par le cabinet HMS Atlantique Avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. C au titre de dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- à titre principal, les conclusions dirigées, d'une part, à l'encontre de l'arrêté de nomination de M. B D sont irrecevables, faute d'existence d'un tel arrêté, et, d'autre part, à l'encontre du contrat à durée indéterminée conclu entre elle et M. B D sont irrecevables en raison de leur tardiveté ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la Constitution ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 88-145 du 15 février 1988 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gibson-Théry,
- les conclusions de Mme Bréjeon, rapporteure publique,
- les observations de Me Noël, représentant M. C, et de Me Jeanneau, représentant la communauté urbaine du Grand Poitiers.
Considérant ce qui suit :
1. M. C était agent public titulaire en qualité d'attaché territorial principal à la communauté urbaine du Grand Poitiers, exerçant les fonctions de directeur des équipements sportifs jusqu'au 31 janvier 2022, puis celles de directeur de programme " optimisation de la fonction entretien et hygiène des locaux " du 1er février 2022 au 31 mars 2023, date à laquelle il a fait valoir ses droits à la retraite et a donc été radié des cadres. Après le renouvellement de son conseil communautaire à l'issue des élections municipales de 2020, la communauté urbaine du Grand Poitiers a décidé de réorganiser ses services. Dans ce cadre, la direction générale adjointe " jeunesse vie sportive " est devenue, le 1er février 2022, en s'élargissant à la culture et à l'économie, la direction générale adjointe " développement-rayonnement ", la direction des équipements sportifs ayant, quant à elle, été absorbée par une direction consacrée plus largement aux sports. Afin de mettre en œuvre cette réorganisation, la communauté urbaine du Grand Poitiers a lancé un appel à manifestation d'intérêts interne en 2021, dans le cadre duquel M. C et son adjoint, M. B D, ont tous deux manifesté leur intérêt pour le futur poste de directeur des sports. M. C a été informé, par un courrier du 3 novembre 2021, qu'une autre candidature que la sienne était privilégiée sur ce poste. Un avis de vacance concernant le poste de directeur des sports a été publié le 8 novembre 2021. La candidature de M. C à ce poste a été rejetée par une décision du 1er février 2022, que M. C a contestée par la voie d'un recours gracieux le 23 mars 2022. Son recours a été rejeté par un courrier du 16 mai 2022. Entre temps, M. B D a été recruté sur le poste de directeur des sports par un contrat à durée indéterminée conclu le 27 janvier 2022. Par sa requête, M. C demande au tribunal l'annulation des décisions des 1er février 2022 et 16 mai 2022, ainsi que du contrat de recrutement du 1er février 2022 de M. B D.
Sur les fins de non-recevoir opposées en défense :
2. En premier lieu, si la communauté urbaine du Grand Poitiers soutient qu'en l'absence d'arrêté tendant à nommer M. D sur le poste de directeur des sports, les conclusions du requérant dirigées contre un tel arrêté sont irrecevables, il ressort des écritures du requérant qu'il demande l'annulation de la " nomination " de l'intéressé. Dans ces conditions, le requérant doit être regardé comme demandant l'annulation du contrat de recrutement de M. D. La fin de non-recevoir opposée en défense et tirée de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre " l'arrêté " de nomination du directeur des sports doit donc être écartée.
3. En second lieu, l'article R. 421-5 du code de justice administrative dispose que : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ". Ces dispositions ne sont pas applicables à la détermination du délai imparti aux tiers pour saisir la juridiction compétente à la suite d'une décision rejetant des recours gracieux ou hiérarchiques formés par eux à l'encontre de décisions individuelles créant des droits au profit de leurs bénéficiaires.
4. Il résulte de l'instruction que M. C avait connaissance du recrutement de M. D sur le poste de directeur des sports, le 23 mars 2022, date à laquelle il a formé un recours gracieux pour contester le " recrutement d'un contractuel sur le poste de directeur des sports en lieu et place d'un fonctionnaire ". Dès lors, la contestation contentieuse du contrat de recrutement, qui résulte de la requête enregistrée le 11 juillet 2022, a été introduite plus de deux mois après l'expiration du délai de recours ouvert aux tiers, dont le requérant fait partie, pour attaquer le contrat de recrutement dont il avait connaissance depuis, au moins, le 23 mars 2022. Par suite, les conclusions de M. C à fin d'annulation de ce contrat, irrecevables en raison de leur tardiveté, ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 1er février 2022 rejetant la candidature de M. C :
5. Aux termes de l'article 3 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires alors en vigueur : " Sauf dérogation prévue par une disposition législative, les emplois civils permanents de l'Etat, des régions, des départements, des communes et de leurs établissements publics à caractère administratif sont, à l'exception de ceux réservés aux magistrats de l'ordre judiciaire et aux fonctionnaires des assemblées parlementaires, occupés soit par des fonctionnaires régis par le présent titre, soit par des fonctionnaires des assemblées parlementaires, des magistrats de l'ordre judiciaire ou des militaires dans les conditions prévues par leur statut ". Aux termes de l'article 3-3 de la loi du 26 janvier 1984 précitée : " Par dérogation au principe énoncé à l'article 3 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 précitée et sous réserve de l'article 34 de la présente loi, des emplois permanents peuvent être occupés de manière permanente par des agents contractuels dans les cas suivants : () / 2° Lorsque les besoins des services ou la nature des fonctions le justifient et sous réserve qu'aucun fonctionnaire n'ait pu être recruté dans les conditions prévues par la présente loi ; () ". Aux termes du troisième alinéa de l'article 41 de la même loi : " L'autorité territoriale pourvoit l'emploi créé ou vacant en nommant l'un des candidats inscrits sur une liste d'aptitude établie en application de l'article 44 ou l'un des fonctionnaires qui s'est déclaré candidat par voie de mutation, de détachement, d'intégration directe ou, le cas échéant et dans les conditions fixées par chaque statut particulier, par voie de promotion interne et d'avancement de grade ".
6. Par ces dispositions, le législateur a entendu obliger les collectivités territoriales à chercher par priorité l'affectation d'un fonctionnaire, en vue de pourvoir aux emplois vacants, avant tout recrutement d'un contractuel pour besoin du service ou en raison de la nature particulière des fonctions à occuper. Ces dispositions impliquent donc la mise en œuvre d'une procédure de recrutement permettant de justifier les cas de recours au contrat, au vu notamment du caractère infructueux de la procédure de recrutement d'un titulaire.
7. Il ressort des pièces du dossier que le jury de recrutement de l'agent destiné à occuper le poste de directeur des sports s'est réuni le 17 décembre 2021 afin d'auditionner les deux candidats restés en lice, M. C et M. D. A l'issue de ces deux entretiens, le jury a considéré que la candidature de M. D était plus adaptée que celle de M. C pour assurer les missions relevant de ce poste, plus larges que celles que prenaient en charge M. C en tant que directeur des équipements sportifs. Le jury a notamment souligné la " hauteur de vue " de M. D, se traduisant par sa capacité à travailler en transversalité en développant des liens avec les autres directions de la nouvelle direction générale adjointe " développement - rayonnement ", et sa proposition de développer immédiatement des outils de gestion en vue de " piloter la donnée ", jusqu'alors inexistants. A l'inverse, le jury a considéré que M. C était resté évasif sur les moyens permettant de mettre en œuvre des outils de pilotage, qu'il manquait de " hauteur de vue " au regard de ses fonctions de directeur des équipements sportifs et qu'il n'avait pas su convaincre de ses capacités à travailler de manière transversale avec les autres directions. Toutefois, d'une part, en se bornant à produire les comptes-rendus annuels d'évaluation professionnelle de M. D pour 2018 et 2019, faisant état de ses qualités relationnelles et managériales, de sa collaboration active aux projets de la direction et de sa perspective d'évolution vers un poste de direction à part entière, d'ailleurs relevées par son évaluateur, M. C, la communauté urbaine du Grand Poitiers ne démontre pas que M. D disposait de compétences plus adaptées au poste convoité que celles de M. C, qui se prévaut d'observations particulièrement élogieuses portées par son supérieur hiérarchique dans ses comptes-rendus d'évaluation professionnelle des années 2018 et 2020. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. C exerçait les fonctions de directeur des équipements sportifs depuis le 1er janvier 2017 lorsque l'appel à manifestation d'intérêt a été lancé en 2021, et qu'il disposait ainsi d'une expérience de cinq ans sur un poste de direction, dans le domaine sportif, reconnue par les partenaires de la communauté urbaine, lorsqu'il a présenté sa candidature au poste de directeur des sports. Les deux comptes-rendus d'entretien qu'il produit soulignent notamment ses qualités relationnelles, managériales, sa connaissance du monde associatif, son " leadership ", la bonne gestion des moyens humains et techniques qui lui sont confiés, sa capacité à piloter des projets et son dynamisme. Dans ces conditions, les points restant à améliorer, relevés par le jury de recrutement, concernant en particulier sa capacité à travailler en transversalité avec les autres directions de la nouvelle direction générale adjointe et la mise en œuvre d'outils de pilotage, ne pouvaient pas conduire, à eux seuls, la communauté urbaine du Grand Poitiers à écarter la candidature de M. C au poste de directeur des sports, quand bien même la nouvelle direction des sports était destinée à englober une dimension économique et culturelle absente de l'ancienne direction des équipement sportifs. Ainsi, il ne ressort pas des pièces du dossier que le profil de M. C, fonctionnaire titulaire, ne correspondait pas au profil recherché et défini dans la fiche de poste de directeur des sports. Par suite, la décision de rejet de la candidature de M. C à ce poste a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article 3 de la loi du 13 juillet 1983 et de l'article 3-3 de la loi du 26 janvier 1984.
8. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que la décision de la communauté urbaine du Grand Poitiers du 1er février 2022 d'écarter la candidature de M. C pour pourvoir le poste de directeur des sports, ainsi que la décision du 16 mai 2022 rejetant le recours gracieux qu'il a formé contre cette décision, doivent être annulées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
9. Il résulte de l'instruction que M. C a fait valoir ses droits à la retraite à compter du 1er avril 2023. Dans ces conditions, l'annulation des décisions du 1er février 2022 et du 16 mai 2022 rejetant la candidature du requérant au poste de directeur des sports n'appelle aucune mesure d'exécution.
Sur les frais liés au litige :
10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. C, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la communauté urbaine du Grand Poitiers demande au titre des frais qu'elle a exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la communauté urbaine du Grand Poitiers une somme de 1 300 euros à verser à M. C au titre des mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1 : La décision du 1er février 2022 et la décision du 16 mai 2022 rejetant le recours gracieux de M. C sont annulées.
Article 2 : La communauté urbaine du Grand Poitiers versera à M. C la somme de 1 300 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et à la communauté urbaine du Grand Poitiers.
Délibéré après l'audience du 6 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Cristille, président,
Mme Duval-Tadeusz, première conseillère,
Mme Gibson-Théry, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 23 mai 2024.
La rapporteure,
Signé
S. GIBSON-THERY
Le président,
Signé
P. CRISTILLE
La greffière,
Signé
N. COLLET
La République mande et ordonne au préfet de la Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
N. COLLET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026