jeudi 12 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2201833 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MARINE BAUDRY AVOCAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 26 juillet 2022, le 28 novembre 2022, le 3 octobre 2023 et le 2 novembre 2023, la société civile immobilière (SCI) Jubau, la société civile de moyens (SCM) Garnier-Le Guennec-Hacquard, M. A F, M. B D et Mme C E, représentés par Me Brossier, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 mai 2022 par lequel le maire de la commune de Lagord a délivré à la société à responsabilité limitée (SARL) Dumont un permis de démolir et un permis de construire un ensemble immobilier de deux bâtiments accueillant 30 logements, des bureaux et un parking en sous-sol ;
2°) d'annuler l'arrêté du 18 septembre 2023 par lequel le maire de la commune de Lagord a délivré à la SARL Dumont un permis de construire modificatif ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Lagord et de la SARL Dumont une somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense enregistrés le 29 septembre 2022, le 10 mars 2023, le 3 novembre 2023, le 5 décembre 2023, la commune de Lagord, représentée par Me Viel, conclut, à titre principal, au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge des requérants une somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et, à titre subsidiaire, de surseoir à statuer jusqu'à l'expiration d'un délai qu'il appartiendra de fixer en vue de la délivrance d'un permis de construire modificatif qui permettra la régularisation du projet sur le fondement des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.
Par des mémoires en défense enregistrés le 7 février 2023, le 4 octobre 2023 et le 5 décembre 2023, la SARL Dumont, représentée par Me Baudry, conclut, à titre principal, au rejet de la requête et de mettre à la charge des requérants les dépens de l'instance et aux frais de justice et, à titre subsidiaire, de rejeter la requête et, à titre infiniment subsidiaire, de surseoir à statuer dans le cas où un vice entraînant l'irrégularité de l'acte serait retenu afin qu'il soit procédé à la régularisation du projet en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme ou, à défaut, de prononcer une annulation partielle avec régularisation possible en application de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme et, en toute hypothèse, de mettre à la charge des requérants une somme de 10 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 1er août 2024, les requérants déclarent se désister purement et simplement de leur requête et concluent à ce qu'il soit laissé à la charge de chacune des parties les frais qu'elle a dû supporter au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 8 août 2024, la SARL Dumont déclare accepter le désistement des requérants et se désister de ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 28 août 2024, la commune de Lagord déclare prendre acte du désistement des requérants mais maintenir ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' Donner acte des désistements ; () 5º statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; /
() ".
Sur le désistement :
2. Le désistement d'instance est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais du litige :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge des requérants une somme de 1 000 euros à verser à la commune de Lagord, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des requérants.
Article 2 : Les requérants verseront une somme de 1 000 euros à la commune de Lagord.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SCI Jubau, à la SCM Garnier-Le Guennec-Hacquard, à M. A F, à M. B D, à Mme C E, à la commune de Lagord et à la SARL Dumont.
Fait à Poitiers, le 12 septembre 2024.
La présidente,
Signé
I. LE BRIS
La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
G. FAVARD
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026