LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2201899

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2201899

vendredi 5 août 2022

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2201899
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 août 2022, Mme B D A demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision du 15 juin 2022 par laquelle l'université de Poitiers a refusé son inscription en master 1 mention " droit pénal et sciences criminelles parcours criminologie et victimologie ", jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

2°) d'enjoindre à l'université de Poitiers de l'admettre en master 1 dans un délai de dix jours à compter de la notification de la décision à intervenir et sous astreinte de cent euros par jour de retard.

Elle soutient que :

Sur l'urgence :

- la décision la contestée met un terme à son parcours universitaire en France et compromet la régularité de sa situation administrative ;

Sur l'existence d'un moyen créant un doute sérieux :

- la décision n'est pas motivée ;

- elle a été prise dans examen de sa candidature ;

- elle n'a pas été signée par une autorité compétente ;

- elle a été prise en méconnaissance en violation de son droit fondamental à l'éducation, au sens de l'article L. 111-1 du code de l'éducation, de l'article 26 de la déclaration universelle des droits de l'homme, de l'article 14 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et de l'article 2 du protocole additionnel à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 2 août 2022 sous le numéro 2201898 par laquelle Mme A demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. 2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. " Aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire () ". Enfin, aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. "

3. Pour justifier d'une situation d'urgence, Mme A fait valoir que, ressortissante sénégalaise, elle est arrivée en France pour y faire des études de droit, et que le refus de l'université de Poitiers de recevoir sa candidature en première année de master compromet à la fois la possibilité pour elle de poursuivre ses études en France et la régularité de sa situation administrative. Toutefois, si l'intéressée justifie être titulaire d'un titre de séjour en tant qu'étudiante, dont la validité expire le 30 septembre 2022, la seule circonstance qu'elle ne peut s'inscrire dans l'année de master pour laquelle elle s'est portée candidate auprès de l'université de Poitiers ne constitue pas en soi, une circonstance suffisante pour caractériser une situation d'urgence, alors même que, d'une part, l'intéressée ne justifie d'aucune autre candidature déposée auprès d'une autre université ou d'un autre établissement pour poursuivre ses études universitaires, et que, d'autre part, elle ne démontre pas en quoi la poursuite de ses études en France constituerait pour elle une nécessité impérieuse, ce qui ne peut se déduire de ses seules affirmations selon lesquelles sa vie privée se trouve en France, circonstance d'autant moins établie que l'intéressée précise elle-même que sa famille est restée au Sénégal, où elle n'est donc pas dépourvue d'attache. Dans ces conditions, la condition d'urgence invoquée par Mme A ne peut être regardée comme satisfaite.

4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de Mme A tendant à la suspension de la décision du 15 juin 2022 doivent, en l'état de l'instruction, être rejetées pour défaut d'urgence, selon les modalités prévues à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'existence de moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction doivent également être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B D A.

Fait à Poitiers, le 5 août 2022.

Le juge des référés,

Signé

M. C

La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

Pour le greffier en chef,

La greffière

Signé

D. GERVIER

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions